Défi vert #3 : Cette année, je n’achèterai pas de vêtements neufs

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour le troisième défi vert, soit le deuxième de l’année (oui, ça s’enchaîne !). Aujourd’hui, je nous mets donc au défi, tou-te-s celles et ceux qui souhaitent le relever, de passer une année entière sans acheter de vêtements neufs. Et pour ça je vais bien entendu vous partager quelques astuces que j’applique moi-même.

Je vous écris cet article avec un recul de quelques mois puisqu’à la fin des soldes d’été, j’ai décidé de ne plus acheter quoique ce soit dans les grandes chaînes de textile dont nous connaissons les pratiques abominables en terme de droits humains et de destruction de l’environnement. Si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille de regarder le documentaire The true cost, notamment disponible sur la grande plateforme en ligne de films et de séries qui t’as certainement converti-e malgré toi à la series addiction (oui, j’invente des expressions, c’est un talent à part). Et pourquoi ne pas faire des recherches complémentaires sur l’impact global de ces industries ? Je vous prépare un article à ce sujet pour plus tard.

Mais je me suis rapidement rendue compte que les marques de vêtements dont l’éthique me plaisait étaient largement inabordables. Et puis j’ai réfléchi et j’en suis arrivée à la conclusion que tant d’un point-de-vue écologique, qu’économique, la seconde-main m’était  la solution la mieux adaptée. Mais ça, je le développe dans les conseils qui suivent. Avant tout, je souhaiterais rappeler qu’il est important de revoir notre (sur)consommation mais qu’elle ne sera jamais parfaite et que c’est inutile de se culpabiliser ou de culpabiliser les autres (en revanche c’est toujours une bonne idée de se partager les astuces pratiques et économiques). Je te mets ici l’article où j’en parle plus en détail.

C’est maintenant l’heure des astuces pour ne plus acheter de vêtements neufs !

  1. Faire un tri dans ses vêtements : Au fil des années, on a tendance à accumuler beaucoup de vêtements et à garder ceux qui ne nous servent plus, soit par attachement sentimental, soit parce que « J’en aurai peut-être besoin un jour. » On se retrouve donc avec beaucoup de vêtements qu’on ne porte plus et qui nous encombrent tellement que l’on finit par ne plus s’habiller qu’avec ceux qui se trouvent au sommet de la pile. Alors pourquoi ne pas prendre une après-midi, éventuellement aidé-e par d’autres personnes, pour trier ses tiroirs/penderies/armoires/boîtes. On peut ainsi retrouver de superbes habits dont on ne se souvenait plus et faire le point sur ce dont on a, ou non, besoin. Pour ma part, j’ai l’habitude de donner à Emmaüs les affaires dont je souhaite me séparer (vous pouvez également les revendre sur des sites de vide-dressing.)
  2. Se munir d’un fil et d’une aiguille : On n’y pense pas nécessairement, mais un vêtement troué n’est pas nécessairement bon à jeter. Il est même plutôt aisé de recoudre les petits trous où de les recouvrir de patchs thermo-collants. Et pour les plus habiles et créatives/créatives, il est même possible de transformer les habits usés en d’autres choses (utiliser ses vieux collants en guise d’élastiques, recycler ses vieux t-shirts en torchons ou en papier cadeau, faire de son jean troué un short d’été, etc.)
  3. Les artisan-e-s sont vos ami-e-s : Dans la même logique, il est tout à fait possible de se rendre chez un cordonnier ou une cordonnière pour faire ressemeler ses chaussures ; ou bien chez une couturière ou un couturier si la couture ne fait pas partie de nos aptitudes. De plus, cela permet de faire fonctionner les petits artisanats et de garder à vie – ou presque – les vêtements que tu aimes de tout ton coeur.
  4. Faire les friperies : J’ai toujours aimé faire les friperies, déambuler des heures parmi les rangées de pulls de grand-pères, des jeans qui sentent la cave, des chapeaux uniques … Même si ces dernières années les vendeuses/vendeurs ont profité de l’engouement autour du vintage pour largement augmenter les prix, il reste des endroits où, pour quelques euros, voire quelques centimes, vous trouverez des pièces magnifiques.
  5. Regarder les sites de vide-dressing : Je ne donnerai pas de nom de site en particulier, mais on en trouve facilement, il suffit de taper « Sites de vide-dressing » dans la barre de recherche Ecosia (quel conseil précieux et rare). C’est ma découverte de l’année, et c’est vraiment grâce à ça que j’ai pu totalement renoncer aux grandes lignes de fringues. Parce que les friperies, c’est chouette, c’est même très chouette, mais à moins d’être passionné-e de vintage c’est compliqué de s’y habiller totalement. Sur les sites de vide-dressing on trouve surtout des vêtements récents, et c’est trop bien ! Ça m’a également permis de résoudre le dilemme des chaussures, puisque sur le site que j’utilise on peut sélectionner des vêtements qui n’ont jamais ou très peu été portés (parce marcher dans les pompes de quelqu’un-e que je ne connais pas, ça ne m’a jamais vraiment emballée). D’ailleurs on peut filtrer très précisément ses recherches : en fonction de la taille, de l’état du vêtement, de la zone géographique (si comme moi vous préférez les remises en main-propre que les envois) … Il n’y a malheureusement pas de manière d’essayer, alors si j’hésite entre deux tailles, je prends toujours celle au-dessus (toujours avoir une ceinture dans son tiroir !). Il est également possible de demander les mesures au vendeur ou a la vendeuse. Et au pire, si l’article ne convient pas, il sera toujours possible de le revendre !
  6. Échanger : Je ne l’ai pas encore fait, mais ça me trotte dans la tête alors je vous partage l’idée. Pourquoi ne pas organiser des après-midis avec ses ami-e-s où chacun-e apporterait des vêtements ou accessoires dont il ou elle ne voudrait plus ? Une manière conviviale de renouveler sa garde-robe et de pratiquer le troc, qui, selon moi, devrait (re)prendre place dans nos vies.
  7. Fabriquer ses vêtements : Je rêve d’apprendre la couture et j’aime beaucoup tricoter. C’est particulièrement satisfaisant de porter le fruit de sa création, ne trouvez-vous pas ? Il est bien sûr possible de réutiliser le tissu de ses anciens vêtements, ou d’en acheter dans un marché (petite confession : je ne couds pas -encore – mais j’adore traîner dans les magasins de tissus). Dans tous les cas je trouve que ça rend le rapport aux vêtements différents. Et puis c’est un loisir très agréable (bien sûr tout le monde n’aime pas).

S’en est fini de mes astuces, j’espère que l’article vous aura plu, que vous relèverez le défi et que vous ferez de belles économies et de chouettes trouvailles. N’hésitez pas à partager vos propres conseils en commentaires et à partager pour que plus de gens nous rejoignent dans cette aventure.

I send you vintage vibes,

E.