Légumes au four (Recette 100% végétale)

Le principe est simple : il suffit de découper tous les légumes que vous aimez, de les parsemer d’herbes de Provence et de les mettre au four.

Je vais aujourd’hui vous partager une recette que j’ai découverte en Allemagne et qui est absolument délicieuse, très simple et peu coûteuse.

Le principe est simple : il suffit de découper tous les légumes que vous aimez, de les parsemer d’herbes de Provence (ou autres) et de les mettre au four. Je vais donc vous dire quels sont les légumes et herbes que j’utilise dans cette recette.

Pour une personne :

  • 4 pommes de terre de taille moyenne
  • 2 courgettes
  • 1 fenouil
  • 1 carotte
  • 1 demi gousse d’ail
  • 1 demi oignon
  • 2 échalotes
  • De l’huile d’olive (J’ajoute aussi de l’huile piquante faite maison .)
  • Du thym
  • Du romarin

Bien sûr, les quantités sont adaptables selon les goûts de chacun-e.

  • J’épluche les légumes, exceptées les pommes de terre.
  • Je prechauffe le four à 160°C
  • Je tranche tous les légumes en rondelle et les étale sur une plaque de four.
  • Je ne tranche pas l’ail et mets directement les petites gousses d’ail un peu partout dans le plat. Une fois cuites, il suffira d’enlever la peau des gousses et de manger l’ail fondant à l’intérieur.
  • Puis j’arrose généreusement d’huile d’olive (pour que les légumes n’accrochent pas à la plaque et ne crament pas) et j’ajoute une demi cuillère à café d’huile piquante.
  • Je sale et je poivre généreusement et j’ajoute enfin le thym et le romarin.
  • Ensuite j’enfourne pendant une demi heure à quarante minutes. Pour savoir si le plat est cuit, il suffit de goûter une pomme de terre. Si elle est encore dure ou croquante ce n’est pas prêt.
  • Une fois que c’est cuit, je sors la plaque du four et je mange à même le plat ! Un régal !

Bien sûr vous pouvez adapter la recette avec les légumes que vous avez sous la main.

Bonne dégustation !

I send you potatoes vibes,

A.

Les Labiorantines

Défi vert #4 : Une trousse de toilette minimaliste pour des vacances en toute légèreté

 « Avis à la population : Les produits spéciaux pour la vulve, c’est horrible, n’en achète jamais, t’as pas besoin de te décaper la teucha. »

Depuis quelques années que j’ai découvert l’impact néfaste des cosmétiques conventionnels sur l’environnement et sur la santé, j’ai essayé différents produits et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il m’en fallait très peu pour être heureuse. Je vous propose donc aujourd’hui une trousse de toilette minimaliste qui ne compte pas plus de cinq cosmétiques et cinq accessoires et qui ne comporte que des produits bruts, donc très économiques. Je l’ai imaginée en pensant à ce que j’emporterai dans des petits flacons si je devais partir en vacances sans me charger. J’espère qu’elle vous inspirera, et n’hésitez pas à nous partager quant à vous vos indispensables de toilette.

  • Le savon de Marseille : En plus d’être parfait pour la confection de la lessive, le savon de Marseille est excellent pour se laver, autant le corps que le visage. Plus besoin de gel douche pour le corps, de produit lavant pour « les parties intimes, hihi, la vie est belle et rose » (Avis à la population : Les produits spéciaux pour la vulve, c’est horrible, n’en achète jamais, t’as pas besoin de te décaper la teucha. Fin du flash spécial.), ou de savon pour le visage : le savon de Marseille fait tout ça à la fois ! Il faut tout de même penser à le prendre bio. Bien sûr, le lavage à l’eau est encore plus minimaliste, mais à titre personnel j’aime mieux me laver au savon.
  • L’huile de chanvre : J’ai fait un article entier dessus, mais je le redis : l’huile de chanvre est merveilleuse. Elle nourrit la peau, aussi bien du corps que du visage, les cheveux (en tous cas les miens, j’imagine que ça dépend de la nature des cheveux). Elle sert de démaquillant, remplace toutes les crèmes et, cerise sur le gâteau (végétalien), elle est produite en France ! Encore une fois, si elle est bio, c’est mieux (je me demande si on peut la trouver autrement que bio, en fait).
  • Le bicarbonate de soude : Aussi utile pour le ménage que dans la salle de bain, le bicarbonate de soude est parfait quand il s’agit de ne pas sentir la transpiration. Il absorbe les odeurs et, par-dessus le marché, ne retient pas la sueur (ce qui est très mauvais, laissons-nous transpirer en paix). Il est cependant important de vérifier qu’il s’agit bien de bicarbonate alimentaire. Une ou deux fois par mois, il peut également être utilisé sur la brosse à dents, afin de blanchir les quenottes. Il est tout à fait déconseillé de l’utiliser trop souvent. D’ailleurs, lors du brossage de dents, c’est bien le mouvement des poils et pas le dentifrice qui nettoie. Je vais tester le shampoing au bicarbonate et je reviendrai en faire un article (parce que le shampoing c’est super pratique et confortable mais quand il s’agit de prendre sa bouteille en vacances – qui risque en plus de se déverser sur tes précieux vêtements – c’est une autre paire de manches). Le bicarbonate de soude peut également être utilisé en gommage, pour une peau douce comme de la soie (végétale, of course).Bicarbonate | cup | spoon
  • Le gel d’aloe vera : Alors oui, d’accord, le gel d’aloe vera, c’est pas très local. Raison pour laquelle j’essaie de fabriquer du gel de lin (ma récente tentative a été un échec lamentable), mais en attendant, code de la déontologie du blogging oblige (c’est pas vrai), je me dois d’être honnête avec vous : je ne peux pas vivre sans gel d’aloe vera. C’est un ex-cel-lent (j’insiste) hydratant pour la peau, il aide à la cicatrisation (bobos, vergetures, …) et il sert à apaiser les coups de soleil. (Il paraît qu’il protègerait du soleil, mais entre toi et moi,on déconne pas avec ça donc, bien que je ne l’ai pas mis, il est évident que je partirai en vacances avec une crème solaire – même si objectivement les crèmes solaires bio coûtent les deux bras et la moitié d’une jambe. Sinon les chapeaux et t-shirts au bord de la plage, c’est utile aussi. Ce communiqué vous a été présenté par le ministère de la santé.) Je ferai également un article sur le gel de lin quand j’aurai réussi à le faire correctement.
  • Le beurre d’amande : Dans l’idée, n’importe quel beurre végétal afin de nourrir ta bouche pour des bisous tout doux (ou pas, tu fais bien ce que tu veux) après un gommage des lèvres au bicarbonate de soude (tout se rejoint, c’est incroyable comme cet article est bien structuré) et ta peau en cas de sécheresse intense. (Et bon, puisque t’en es arrivé là dans cet article qui dure six plombes, laisse-moi t’offrir un conseil incroyable : rien n’hydrate mieux ta peau que l’eau que tu bois. Voilà !)
  • L’oriculi : Si tu ne sais pas à quoi ça ressemble, fais une pause et va chercher sur Ecosia. J’ai remplacé les cotons-tiges par ça depuis plusieurs mois et c’est super. J’ai rien d’autre à ajouter, désolée.
  • La brosse à cheveux : Pour celles et ceux qui ont des cheveux à peigner, une brosse à cheveux ou un peigne, ça aide à la vie en société. La brosse en bois avec des picots souples et sans boule au bout pour ne pas casser les cheveux est sans doute le meilleur investissement que j’ai fait de ma vie. (Faut dire que je n’en ai pas fait beaucoup.)

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  • La brosse à dents : Dois-je réellement expliquer pourquoi ? Les brosses à dents à têtes changeables, en plus d’éviter l’utilisation de pas mal de plastique, sont vraiment économiques, à environ 3€ les trois têtes. Malheureusement, il me semble qu’il n’existe qu’un seul type de poils.
  • La lime à ongles : Ça n’est vraiment pas indispensable, mais je l’ai mise car c’est un objet que j’utilise souvent. Je suis passée à une lime à ongles en verre qui, si je ne la casse ni ne la perds ni ne la donne (enfin t’as compris) me durera toute la vie.
  • La pince à épiler : J’ai hésité avec le rasoir mais comme j’aime pas (pardon, je hais) le diktat de l’épilation (toi, meuf qui ne t’épiles pas, sache que tu es super forte) j’ai mis la pince à épiler parce qu’il me semble que s’épiler les sourcils ça ne nous est pas imposé (Je parle des femmes, pas la peine de venir dire : « Oui, mais tu sais, les z’hommes aussi s’épilent, maintenant. » Merci.) et qu’à titre personnel je le fais parce que j’en ai envie.

Une trousse de toilette de vacances idéale contient bien entendu d’autres choses qui ne rentrent pas dans la catégorie des cosmétiques, comme des protections pour les règles pour celles et ceux qui en utilisent, des médicaments si l’on en prend ou au cas où et, dans mon cas, de l’huile essentielle d’arbre à thé, pour l’utilisation de laquelle, comme de toute autre huile essentielle, il faut vraiment prendre des précautions.

Finalement, c’est assez simple d’adopter une trousse de toilette minimaliste.

Souhaites-tu relever ce défi vert avec nous ?

I send you green vibes,

E.

Les Labiorantines.

La citation du jour #3 : Masculinité et politique sexuelle de la viande

‘Croyez-moi, la mort du machisme marque aussi la fin de l’homme qui se nourrit de viande et de pommes de terre.’ Ni l’un ni l’autre ne nous manquera.

En 1990, Carol J. Adams publie The Sexual Politics of Meat, traduit en français par La politique sexuelle de la viande. Par cette critique féministe végétarienne, l’autrice expose les liens entre l’oppression des femmes et l’exploitation des animaux. Carol J. Adams y développe autour du rôle de la consommation de viande dans le maintien de la domination masculine et du mythe de la virilité, et nous propose ces paragraphes :

 « En devenant végétariens, les hommes s’opposent à un élément essentiel du rôle masculin. Ils optent pour les aliments féminins. Comment peuvent-ils oser faire cela ? Un homme qui refuse la viande est efféminé, une ‘tapette’, un ‘pédé’. En effet, en 1836, la réaction au régime végétarien de l’époque, appelé Grahamisme, dénonçait que ‘[l]’émasculation est le premier fruit du Grahamisme’.

Les hommes qui choisissent de ne pas consommer de chair renoncent à un de leurs privilèges masculins. Le New York Times a exploré cette idée dans un éditorial concernant la nature masculine de la consommation carnée. Le ‘type à la John Wayne’, personnification du mâle mangeur de chair, a cédé sa place à un nouveau héros populaire plus ‘vulnérable’ […]. [Il mange] peut-être des poissons morts et des carcasses de poulets, mais pas de viande rouge. Certains hommes […] ont rejeté non seulement le rôle du macho, mais aussi la nourriture du macho. Le Times concluait : ‘Croyez-moi, la mort du machisme marque aussi la fin de l’homme qui se nourrit de viande et de pommes de terre.’ Ni l’un ni l’autre ne nous manquera. »

I send you « women for animal liberation » vibes,

E.

Les Labiorantines

 

Manger du pesto en hiver (astuces 100% végétales)

Difficile en hiver de trouver du basilic … et hors de question d’en faire venir de l’autre bout de la planète.

Bonjour à tou-te-s !

J’émerge enfin de toutes mes obligations du moment pour partager avec vous une découverte que j’ai faite très récemment. Si tu es un-e adepte de ce blog, tu n’as sans doute pas oublié la délicieuse recette de pesto que je t’ai partagée il y a quelques mois. Et si ce n’est pas le cas je te conseille de rattraper ce retard immédiatement.

Mais peu importe … Dans ma recette je listais les ingrédients essentiels du pesto à savoir le basilic, les amandes (ou pignons) et l’huile. Mais voilà ! Difficile en hiver de trouver du basilic … et hors de question d’en faire venir de l’autre bout de la planète. Fan inconditionnelle du pesto, je me retrouvais donc dans une impasse. Heureusement mes parents sont inscrits à une Amap et nous avons découvert LA solution. Les solutions devrais-je même dire. Car en réalité beaucoup de légumes peuvent remplacer le basilic et je vais t’en faire une petite liste :

  • Le chou kale (ou chou frisé). Ce chou ressemble à une salade frisée vert foncé et donne un goût assez fort et très proche du pesto au basilic.
  • Les feuilles de navet. Le pesto aux feuilles de navet est une très bonne solution lorsque vos navets sont dans la soupe mais que je ne savez pas quoi faire des feuilles … enfin si! Maintenant vous savez.
  • La roquette. Je salive à l’idée d’en goûter car on m’en a vanté les mérites. Votre pesto garde la saveur piquante (pour ne pas dire pétillante) de la roquette et must du must vous pouvez ajouter quelques feuilles fraîches de roquette sur vos pâtes pour un plus bel effet.
  • (Je viens de me rappeler que la roquette ne pousse aussi qu’en été mais tant pis il vous reste quand même deux super options.)

I send you roquette vibes,

A.

Les Labiorantines

Manger végétalien avec peu d’argent

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour un nouvel article, et si vous suivez ce blog depuis un moment, vous avez certainement compris qu’il me tient à coeur de rendre le véganisme accessible au maximum de personnes. Car si ce mode de vie (nous parlons bien ici du mode de vie végane, et pas de la pensée antispéciste et animaliste) s’est révélé au grand public ces dernières années, on ne peut pas dire qu’il soit entièrement démocratisé. Les informations correctes, notamment en terme de santé, restent relativement difficiles d’accès et, quoiqu’en disent certain-e-s, les produits véganes sont loin d’être dans les moyens financiers de tout le monde. Par ailleurs, le fait même de pouvoir choisir son alimentation, ou son mode de consommation plus largement, reste un privilège. Il ne faut pas non plus oublier que beaucoup de personnes mangent, de fait, de manière végétarienne non pas par choix, mais parce que la viande et le poisson sont des denrées chères.

Alors, pour celles et ceux qui souhaitent devenir véganes ou qui le sont déjà, voici les astuces que j’applique pour manger végétalien en limitant mon budget. Les conseils d’aujourd’hui ne porteront que sur la question de l’alimentation, mais je les compléterai par la suite avec d’autres articles.

  • Miser sur des aliments de base avec des apports nutritionnels intéressants : Par « aliments de base », j’entends des aliments que vous pourrez décliner sous plusieurs formes et qui serviront de base à vos repas. Il est également important de consommer des produits qui vous apporteront une quantité importante de différents nutriments. Les lentilles vertes, par exemple, constituent une part importante de mon alimentation. Elles sont peu chères et riches en fer (je te mets ici l’article du blog sur les carences en fer), en protéines et en glucides ; j’ai simplement à y ajouter un peu de citron (la vitamine C améliore le taux d’absorption du fer), un filet d’huile d’olive et à les manger éventuellement accompagnées de légumes. Le quinoa est un autre aliment très intéressant car il est riche en protéines et en minéraux (fer, calcium, phosphore, etc.). J’aime pour ma part le manger en salade mais avant de continuer, je voudrais te partager cet article  (je t’invite à prendre deux minutes pour le lire) très important à propos de la demande mondiale croissante en quinoa et son effet dévastateur sur les paysan-ne-s péruvien-ne-s. Il est très simple de se procurer du quinoa cultivé en France (qui est souvent moins cher).
  • Préparer en grandes quantités : Souvent, lorsque l’on n’a pas le temps ou l’envie de cuisiner, en rentrant chez soi le soir par exemple, on a tendance à se tourner vers des plats préparés. Mais il faut se rendre à l’évidence, les plats végétaliens préparés sont hors de prix, en plus d’être difficiles à trouver. Par ailleurs, c’est toujours bien de savoir ce que l’on met dans sa nourriture. Alors pourquoi ne pas préparer des aliments en grande quantité à manger durant toute la semaine ? Les lentilles par exemple (oui, je suis passionnée par les lentilles), qui mettent très longtemps à cuire (si on les achète sèches), peuvent être préparées le weekend en grande quantité et sous différentes formes. Tu peux trouver ici une superbe recette des steaks de lentilles. Il ne restera plus qu’à ajouter un accompagnement et à emporter tout ça (ou à le manger chez soi). La soupe est également un bon exemple de plat à préparer à l’avance, il suffira simplement de la faire réchauffer.
  • Préparer ses accompagnements : Le jour où j’ai découvert au détour d’un rayon de supermarché l’existence du pesto végétalien, j’ai failli verser une larme de bonheur. C’est délicieux, mais c’est plutôt cher, de même pour les fromages végétaliens (non, en fait les fromages végétaliens sont carrément inaccessibles). Bien sûr, il est possible de le faire soi-même, je te mets un lien vers la recette de pesto que nous avions partagé sur le blog.  La levure maltée que j’adore est également, mélangée à un peu (ou beaucoup) d’huile, un très bon accompagnement avec son petit goût fromager. (Tu la trouves à peu près partout et pour pas très cher, sous le nom de levure de bière, levure maltée, levure diététique. Il y a peut-être une différence entre toutes ces levures, mais elles ont le même goût, c’est tout ce qui compte.) J’aime aussi faire revenir un oignon et une gousse d’ail et éventuellement ajouter un peu de crème végétale ; c’est simple et délicieux. N’hésitez pas à partager en commentaires vos accompagnements favoris.
  • Consommer de saison : Les fruits et légumes locaux et de saison sont bien sûr moins cher (et leur consommation réduit notre impact sur l’environnement), alors profitez-en. C’est d’ailleurs une occasion de se tourner vers des végétaux que l’on n’a pas l’habitude de manger. J’ai par exemple découvert le radis noir cet hiver, alors que j’en avais marre de ne manger que du chou, de la courge et des carottes. Et c’est vraiment délicieux (bon, en vrai j’en avais déjà mangé mais là, c’est vraiment rentré dans mon alimentation).
  • Préférer les végétaux bruts aux produits transformés : Encore une fois, privilégiez les produits sous leur forme brut. C’est vraiment moins cher, même si la cuisine nécessite du temps que tout le monde n’a pas (d’où l’intérêt de préparer en large quantité, on y revient). C’est également l’occasion de découvrir plein de nouvelles recettes (nous vous en avons partagé quelques-unes sur le blog, que vous pourrez retrouver dans la catégorie « Recettes (100% végétales) ») et ça, lorsque l’on devient végétalien-ne, c’est essentiel !
  • La Fédération végane distribue gratuitement de la vitamine B12 aux personnes précaires : Je détaille tout ce qu’il faut savoir sur la vitamine B12 et sur les distributions par la Fédération végane dans cet article que je vous recommande vivement car la supplémentation en vitamine B12 est essentielle chez les végétalien-ne-s.

J’espère de tout coeur que cet article vous aura aidé. Même si c’est un peu plus compliqué, on peut tout à fait être végétalien-ne sans dépenser des mille et des cents en nourriture. N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaires, et je reviens très vite pour un nouvel article sur le véganisme et les cosmétiques. En attendant, je vous partage ici un article du blog, riche en conseils pour les véganes débutant-e-s.

I send you cruelty-free vibes,

E.

Les Labiorantines.

Quelques astuces pratiques pour végane débutant-e ou en devenir

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous partager avec un peu de recul, des conseils qui me semblent primordiaux lorsque l’on entame une transition vers un mode de vie végane. J’espère que vous trouverez ce que vous cherchez et des réponses à vos interrogations. N’oubliez pas, « nobody’s perfect », tout le monde fait des erreurs alors je commencerai simplement en vous disant de ne pas vous prendre la tête si vous vous trompez parfois.

  1. Ne jetez pas ! – Le véganisme est un mode de vie politisé, consistant à boycotter tout produit issu de l’exploitation animale. Ainsi, une personne végane, en plus d’adopter une alimentation végétalienne (exempte de chair animale, de produits laitiers, d’oeufs et de miel), fait le choix de refuser les vêtements faits de laine, de soie, de plumes, de fourrure ou de cuir ainsi que les produits cosmétiques testés sur les animaux ou contenant des produits issus de leur exploitation. (Une personne végane refusera également les loisirs impliquant l’exploitation et/ou l’enfermement d’animaux, mais nous n’en parlerons pas aujourd’hui). Cependant, je ne pense pas qu’il soit nécessaire, lorsque l’on entame une transition vers le véganisme, de se débarrasser de tous les vêtements et tous les cosmétiques non-véganes. Je continue pour ma part à porter les habits en cuir que je possède depuis longtemps, mais je refuse d’en acheter de nouveaux. Je n’ai d’ailleurs pas le choix, puisque je n’ai pas les moyens de refaire ma garde-robe. Mais si vous ne souhaitez plus utiliser vos vêtements faits en peaux ou en poils d’animaux, pensez à les donner (chez Emmaüs, par exemple).
  2. Le label ne fait pas le véganisme. – Suite à l’essor du véganisme (et entraînant peut-être en partie cet essor), de nombreuses marques ont décidé d’apposer un label « vegan » à leurs produits, qu’ils soient alimentaires ou cosmétiques. C’est certes très pratique, mais c’est loin d’être toujours nécessaire. Les compotes ou les yaourts au soja ont toujours été véganes. De même, la plupart des huiles végétales ne sont pas issues de l’exploitation animale (hormis l’huile de coco, je t’explique pourquoi dans un article à venir) et n’ont pas attendu que le capitalisme leur ajoute un label pour cela. Les produits labellisés sont souvent plus chers, donc pensez à tout ce que vous mangiez et utilisiez avant de devenir végane et que vous pouvez toujours consommer. De plus, de nombreux produits sont mis en avant par le label « vegan » mais sont loin d’être éthiques. (Aussi, je le place là parce que je ne sais pas où le mettre, les grandes marques de viande qui se mettent au végétal – tout en continuant à égorger des animaux à la chaîne -, c’est vraiment le pire truc du Monde.)
  3. Pas de véganisme sans B12. – Supplémentez-vous en vitamine B12. C’est extrêmement important. Je vous mets le lien du long article que j’ai écrit sur le sujet ici, allez le lire, c’est un sujet primordial.
  4. Mangez comme vous le sentez. – Il existe de nombreux régimes alimentaires et vous rencontrerez certainement des végétalien-ne-s qui vous diront que telle manière de s’alimenter est meilleure qu’une autre. Mais l’essentiel étant d’avoir une alimentation complète et équilibrée, mangez de la manière qui vous convient le mieux. Pour ma part, c’est en conservant une manière de manger similaire à celle que j’avais avant de devenir végane que j’ai réussi à maintenir facilement une alimentation végétalienne. Chacun-e est bien sûr différent-e et rencontre des obstacles différents, (précarité ou troubles du comportement alimentaire, par exemple) il est donc particulièrement malvenu de juger ce qui serait mieux de manger pour les autres (végétalien-ne-s ou non, d’ailleurs).
  5. Des substituts accessibles et pratiques. – Les simili-carnés ou les fromages végétaux, disons-le une bonne fois pour toute : c’est beaucoup trop cher. Très peu de personnes peuvent se permettre de miser leur alimentation dessus. Mais il existe des aliments très pratiques et plutôt abordables, alors voici ceux que je connais et que j’apprécie : les yaourts de soja (les yaourts végétaux en général, mais les yaourts de soja sont les moins chers) sont nourrissants, riches en calcium et en protéines ; la levure maltée ou la levure diététique sont délicieuses et se substituent très bien au parmesan pour accompagner les féculents ; le lait de soja est trouvable à peu près partout (je trouve le mien pour moins d’un euro) ; la margarine (qui n’est pas toujours végétalienne, il faut faire attention) a remplacé le beurre sur mes tartines du matin. Malheureusement, ces aliments restent généralement un peu plus chers que leurs versions avec des produits issus de l’exploitation animale, espérons donc que la tendance s’inversera.
  6. Sélectionner quelques recettes bonnes, simples et complètes. – Quelque soit notre régime alimentaire, il est pratique d’avoir des petites recettes qui nous plaisent, toujours à portée de main quand on n’a pas d’idée ou peu de temps. Pour ma part, j’aime faire revenir des champignons et de l’oignon à ajouter dans mes pâtes ou dans mon riz, avec un peu de levure maltée, c’est délicieux ! C’est bon et c’est pratique, quand je suis trop fatiguée pour réfléchir à me cuisiner quelque chose de plus compliqué.
  7. Végétaliser ses recettes favorites. – Ne vous en faites pas ! Devenir végétalien-ne ne signifie pas renoncer aux délicieuses lasagnes, aux bonnes crêpes de la chandeleur ou aux gâteaux à partager entre ami-e-s. Les rayons « cuisine » des librairies et les sites Internet débordent de mille et une manière de véganiser vos plats traditionnels.
  8. Bien s’informer. – Il me semble important, si ce n’est capital de bien s’informer lorsque l’on devient végane. Beaucoup de fausses informations circulent sur le sujet et je me suis moi-même laissée prendre plusieurs fois. Que ce soit d’un point de vue nutritionnel, scientifique ou politique, il est important de bien connaître le sujet, qu’on veuille le défendre en militant, ou simplement pour ne pas mettre sa santé en péril. Donc halte aux pseudo-sciences et vive le savoir !

C’en est terminé des mes petites astuces, alors je vous invite à nous faire part des vôtres en commentaires. L’article sur les astuces pour manger végétalien avec peu d’argent arrive bientôt, alors restez connecté-e ! N’hésitez pas à partager cet article s’il vous a plu !

I send you vegan vibes,

E.

Les Labiorantines