Défi vert #4 : Une trousse de toilette minimaliste pour des vacances en toute légèreté

 « Avis à la population : Les produits spéciaux pour la vulve, c’est horrible, n’en achète jamais, t’as pas besoin de te décaper la teucha. »

Depuis quelques années que j’ai découvert l’impact néfaste des cosmétiques conventionnels sur l’environnement et sur la santé, j’ai essayé différents produits et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il m’en fallait très peu pour être heureuse. Je vous propose donc aujourd’hui une trousse de toilette minimaliste qui ne compte pas plus de cinq cosmétiques et cinq accessoires et qui ne comporte que des produits bruts, donc très économiques. Je l’ai imaginée en pensant à ce que j’emporterai dans des petits flacons si je devais partir en vacances sans me charger. J’espère qu’elle vous inspirera, et n’hésitez pas à nous partager quant à vous vos indispensables de toilette.

  • Le savon de Marseille : En plus d’être parfait pour la confection de la lessive, le savon de Marseille est excellent pour se laver, autant le corps que le visage. Plus besoin de gel douche pour le corps, de produit lavant pour « les parties intimes, hihi, la vie est belle et rose » (Avis à la population : Les produits spéciaux pour la vulve, c’est horrible, n’en achète jamais, t’as pas besoin de te décaper la teucha. Fin du flash spécial.), ou de savon pour le visage : le savon de Marseille fait tout ça à la fois ! Il faut tout de même penser à le prendre bio. Bien sûr, le lavage à l’eau est encore plus minimaliste, mais à titre personnel j’aime mieux me laver au savon.
  • L’huile de chanvre : J’ai fait un article entier dessus, mais je le redis : l’huile de chanvre est merveilleuse. Elle nourrit la peau, aussi bien du corps que du visage, les cheveux (en tous cas les miens, j’imagine que ça dépend de la nature des cheveux). Elle sert de démaquillant, remplace toutes les crèmes et, cerise sur le gâteau (végétalien), elle est produite en France ! Encore une fois, si elle est bio, c’est mieux (je me demande si on peut la trouver autrement que bio, en fait).
  • Le bicarbonate de soude : Aussi utile pour le ménage que dans la salle de bain, le bicarbonate de soude est parfait quand il s’agit de ne pas sentir la transpiration. Il absorbe les odeurs et, par-dessus le marché, ne retient pas la sueur (ce qui est très mauvais, laissons-nous transpirer en paix). Il est cependant important de vérifier qu’il s’agit bien de bicarbonate alimentaire. Une ou deux fois par mois, il peut également être utilisé sur la brosse à dents, afin de blanchir les quenottes. Il est tout à fait déconseillé de l’utiliser trop souvent. D’ailleurs, lors du brossage de dents, c’est bien le mouvement des poils et pas le dentifrice qui nettoie. Je vais tester le shampoing au bicarbonate et je reviendrai en faire un article (parce que le shampoing c’est super pratique et confortable mais quand il s’agit de prendre sa bouteille en vacances – qui risque en plus de se déverser sur tes précieux vêtements – c’est une autre paire de manches). Le bicarbonate de soude peut également être utilisé en gommage, pour une peau douce comme de la soie (végétale, of course).Bicarbonate | cup | spoon
  • Le gel d’aloe vera : Alors oui, d’accord, le gel d’aloe vera, c’est pas très local. Raison pour laquelle j’essaie de fabriquer du gel de lin (ma récente tentative a été un échec lamentable), mais en attendant, code de la déontologie du blogging oblige (c’est pas vrai), je me dois d’être honnête avec vous : je ne peux pas vivre sans gel d’aloe vera. C’est un ex-cel-lent (j’insiste) hydratant pour la peau, il aide à la cicatrisation (bobos, vergetures, …) et il sert à apaiser les coups de soleil. (Il paraît qu’il protègerait du soleil, mais entre toi et moi,on déconne pas avec ça donc, bien que je ne l’ai pas mis, il est évident que je partirai en vacances avec une crème solaire – même si objectivement les crèmes solaires bio coûtent les deux bras et la moitié d’une jambe. Sinon les chapeaux et t-shirts au bord de la plage, c’est utile aussi. Ce communiqué vous a été présenté par le ministère de la santé.) Je ferai également un article sur le gel de lin quand j’aurai réussi à le faire correctement.
  • Le beurre d’amande : Dans l’idée, n’importe quel beurre végétal afin de nourrir ta bouche pour des bisous tout doux (ou pas, tu fais bien ce que tu veux) après un gommage des lèvres au bicarbonate de soude (tout se rejoint, c’est incroyable comme cet article est bien structuré) et ta peau en cas de sécheresse intense. (Et bon, puisque t’en es arrivé là dans cet article qui dure six plombes, laisse-moi t’offrir un conseil incroyable : rien n’hydrate mieux ta peau que l’eau que tu bois. Voilà !)
  • L’oriculi : Si tu ne sais pas à quoi ça ressemble, fais une pause et va chercher sur Ecosia. J’ai remplacé les cotons-tiges par ça depuis plusieurs mois et c’est super. J’ai rien d’autre à ajouter, désolée.
  • La brosse à cheveux : Pour celles et ceux qui ont des cheveux à peigner, une brosse à cheveux ou un peigne, ça aide à la vie en société. La brosse en bois avec des picots souples et sans boule au bout pour ne pas casser les cheveux est sans doute le meilleur investissement que j’ai fait de ma vie. (Faut dire que je n’en ai pas fait beaucoup.)

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  • La brosse à dents : Dois-je réellement expliquer pourquoi ? Les brosses à dents à têtes changeables, en plus d’éviter l’utilisation de pas mal de plastique, sont vraiment économiques, à environ 3€ les trois têtes. Malheureusement, il me semble qu’il n’existe qu’un seul type de poils.
  • La lime à ongles : Ça n’est vraiment pas indispensable, mais je l’ai mise car c’est un objet que j’utilise souvent. Je suis passée à une lime à ongles en verre qui, si je ne la casse ni ne la perds ni ne la donne (enfin t’as compris) me durera toute la vie.
  • La pince à épiler : J’ai hésité avec le rasoir mais comme j’aime pas (pardon, je hais) le diktat de l’épilation (toi, meuf qui ne t’épiles pas, sache que tu es super forte) j’ai mis la pince à épiler parce qu’il me semble que s’épiler les sourcils ça ne nous est pas imposé (Je parle des femmes, pas la peine de venir dire : « Oui, mais tu sais, les z’hommes aussi s’épilent, maintenant. » Merci.) et qu’à titre personnel je le fais parce que j’en ai envie.

Une trousse de toilette de vacances idéale contient bien entendu d’autres choses qui ne rentrent pas dans la catégorie des cosmétiques, comme des protections pour les règles pour celles et ceux qui en utilisent, des médicaments si l’on en prend ou au cas où et, dans mon cas, de l’huile essentielle d’arbre à thé, pour l’utilisation de laquelle, comme de toute autre huile essentielle, il faut vraiment prendre des précautions.

Finalement, c’est assez simple d’adopter une trousse de toilette minimaliste.

Souhaites-tu relever ce défi vert avec nous ?

I send you green vibes,

E.

Les Labiorantines.

Expérience verte #3 : Je découvre les vertus cosmétiques de l’huile de chanvre

Bonjour à tou-te-s !

Aujourd’hui, c’est avec un article sur l’huile de chanvre que je vous retrouve. J’avais pour habitude, les années passées, d’utiliser de l’huile de noix de coco, qui présentait l’avantage d’être peu chère et multi-fonctions. Elle permettait un bon démaquillage (à l’instar de toutes les huiles végétales, ou presque), une nutrition satisfaisante des cheveux (à noter qu’il existe de nombreux types de cheveux différents et à ma connaissance, l’huile de coco peut-être asséchante pour certains) et de la peau. Le tout couronné d’une délicieuse odeur (lorsque j’en appliquais sur le corps je trouvais que je sentais le biscuit).

Cependant, j’avais déjà été interpellée à l’époque par la certification « vegan » qui apparaissait sur le pot que j’achetais. Je me souviens avoir pensé pendant un moment, qu’il s’agissait de marketing pur et simple. (Oui, parce que les produits végétaliens de base comme les compotes, va falloir arrêter de les certifier véganes pour se faire plus d’argent dessus. #CapitalismeVégane – Tu me diras, vu qu’on trouve parfois de la cire d’abeille autour des pommes …)  Et puis un jour, je suis tombée sur une vidéo qui montrait des singes domestiqués et exploités pour aller cueillir les noix de coco dans les arbres. (D’où la certification végane.) J’ai donc fait des recherches et j’ai ainsi découvert que les travailleurs et les travailleuses du secteur étaient eux-mêmes exploité-e-s de manière atroce et c’était pourquoi elles et ils se retrouvaient à utiliser des singes dans leur travail. Je ne suis pas spécialiste de la question (comme je te dis toujours, Ecosia est ton ami-e) mais de ce que j’ai pu lire, ces conditions de travail sont notamment dues à la demande croissante en Occident de produits dérivés de la noix de coco et notamment de son huile. Alors je te mets ici un article de La Coquette Ethique qui résume pas mal la question. 

Pour ma part, si je suis ici pour te parler de l’huile de chanvre c’est parce que, comme tu t’en doutes, après toutes ces découvertes, j’ai cherché une alternative éthique à ma regrettée huile tout-en-un. Et tant qu’à faire, j’ai préféré me diriger vers une huile locale, qui ne soit pas produite à l’autre bout du Monde.

Le chanvre est cultivé en France et présente la singularité de ne nécessiter aucun additif. Je te mets ici un lien où tu trouveras moult informations à propos des avantages écologiques du chanvre.

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Oui, c’est bien du chanvre.

J’utilise cette huile depuis plusieurs semaines, et, s’il est certain que nous n’avons pas tou-te-s le même type de cheveux ni de peau, je vous recommande tout de même de la tester.

S’il s’agissait de la consommer dans son alimentation (ce n’est pas une huile connue pour son goût raffiné, je préfère te prévenir), on pourrait dire qu’elle est relativement chère (celle que j’ai achetée m’a coûté 10,99 € les 25 cl). Mais lorsque l’on réfléchit en terme de cosmétiques, compte tenu de tout ce que cela permet de remplacer et sachant qu’elle me durera sans doute de longs mois (peut-être un an, qui sait ?), je trouve son usage plutôt économique. (J’ai bien sûr conscience que, bien que ça dure longtemps et que ce soit économique à long terme, une telle somme relève quand même d’un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre.) Je stocke la mienne dans un petit flacon pompe en verre dans laquelle se trouvait une autre huile végétale (je l’ai finie, hein, je ne l’ai pas jetée dans l’évier) et je place la grande bouteille avec le reste de l’huile au réfrigérateur (merci à la personne qui m’a appris que ça permettait de conserver au mieux les propriétés des huiles).

Mais venons-en au faits, quels usages peut-on faire de l’huile de chanvre ?

  • L’huile de chanvre présente l’avantage d’être non-comédogène, ce qui la rend tout à fait adaptée au visage. J’en applique chaque matin une pompe (si tu souhaites te maquiller ensuite, n’en mets pas trop) et chaque soir deux ou trois pompes sur mon visage afin de nourrir ma peau (sèche en ce moment). Je dois quand même vous prévenir que, si à titre personnel j’adore l’odeur, ce n’est, pour beaucoup de personnes, pas le cas.
  • Elle peut également être utilisée en bain d’huile, sur les cheveux lisses tout du moins (concernant les autres types de cheveux, je ne saurais rien t’affirmer). Il suffit d’en mettre suffisamment au creux de sa main (tout dépend de la longueur de tes cheveux et de leur quantité) et d’en appliquer sur les longueurs ; j’aime bien passer ce qu’il reste sur les racines (un bain d’huile somme toute très classique) et laisser poser plusieurs heures, tout une nuit ou si je peux toute une journée, voire deux.
  • Comme toutes les huiles végétales, l’huile de chanvre fait un très bon démaquillant. Elle est un peu épaisse, alors il est conseillé de la chauffer un peu dans ses mains au préalable. Je tiens quand même à rappeler qu’en cas de galère, toute huile utilisée en cuisine peut être utilisée pour le démaquillage.
  • Si elle sert à nourrir la peau du visage, l’huile de chanvre peut également être appliquée sur le corps. Ai-je besoin d’en dire plus ? Peau douce garantie !

C’est terminé ! J’espère que cet article t’a plu et qu’il t’a donné des pistes pour remplacer les huiles qui viennent de l’autre bout du globe. N’hésite pas à partager si c’est le cas, à nous dire en commentaires si tu as testé ou veux tester l’huile de chanvre, et sinon quelle huile végétale tu utilises.

I send you hemp vibes,

E.

 

Expérience verte #1 : Je fabrique ma lessive : la recette la plus simple du Monde

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour la première de nos « Expériences vertes ». (Il était temps, je te signale quand même que c’est dans le nom de ton blog.)

Depuis quelques temps maintenant, je m’intéresse aux produits ménagers faits-maison mais je n’avais jamais vraiment franchi le pas. Alors quand je me suis retrouvée avec un panier à linge plein à ras bord, plus une goutte de lessive et l’impossibilité d’en acheter, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai cherché plusieurs recettes sur Internet, mais comme toutes nécessitaient des ingrédients que je n’ai pas chez moi, j’ai rapidement étudié la question et je me suis donc décidée à concocter ma lessive, avec les ingrédients que j’avais à disposition. Et je peux vous garantir que vous ne trouverez pas plus simple et économique !

Les ingrédients :

  • Du savon de Marseille (Je vous recommande vivement d’éviter les composants chimiques.)
  • Du bicarbonate de soude
  • De l’eau

C’est tout ce dont vous aurez besoin (ainsi que d’un peu d’huile de coude pour râper le pain de savon). Par ailleurs, je cherche depuis un moment maintenant un savon de Marseille qui soit à la fois biologique et sans huile de palme, alors si vous savez où en trouver, merci de nous en faire part en commentaire.

Passons maintenant aux différentes étapes :

  • Vous pouvez trouver le savon de Marseille directement sous forme de copeaux mais si comme moi vous en avez un bloc à la maison (je trouve qu’il s’agit du meilleur nettoyant pour le corps et le visage), coupez-en un gros bout et râpez le. Cette étape peut prendre un peu de temps, j’en profite donc pour en préparer à l’avance.50474517_325357238106220_1354359628317589504_n.jpg
  • Placez dans une casserole deux verres de copeaux de savon de Marseille pour quatre verres d’eau. Faites chauffer en augmentant petit à petit le feu pour faire fondre le savon.
  • Ajoutez pour terminer trois cuillères à soupe et demie de bicarbonate de soude.
  • Remuez bien afin d’homogénéiser le tout.
  • Versez dans le contenant de votre choix.
  • Dégustez ! (Non, je rigole. Ne faites pas ça !)

Si le savon s’est solidifié dans la bouteille, pensez à la secouer avant usage.

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C’est déjà terminé. Une fois que le savon est râpé, la préparation se fait rapidement. Je conserve pour ma part les copeaux de savon dans des pots en verre préalablement stérilisés que je place dans un endroit sec.

J’espère que vous reproduirez cette recette, qu’elle vous permettra de faire des économies et une réduction de vos déchets, et que vous apprécierez vous glisser dans vos vêtements propres.

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur la recette en commentaires et à partager l’article si la recette vous a plu.

I send you clean vibes,

E. (et merci à C-R pour les photos)

Les Labiorantines

Défi vert #3 : Cette année, je n’achèterai pas de vêtements neufs

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour le troisième défi vert, soit le deuxième de l’année (oui, ça s’enchaîne !). Aujourd’hui, je nous mets donc au défi, tou-te-s celles et ceux qui souhaitent le relever, de passer une année entière sans acheter de vêtements neufs. Et pour ça je vais bien entendu vous partager quelques astuces que j’applique moi-même.

Je vous écris cet article avec un recul de quelques mois puisqu’à la fin des soldes d’été, j’ai décidé de ne plus acheter quoique ce soit dans les grandes chaînes de textile dont nous connaissons les pratiques abominables en terme de droits humains et de destruction de l’environnement. Si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille de regarder le documentaire The true cost, notamment disponible sur la grande plateforme en ligne de films et de séries qui t’as certainement converti-e malgré toi à la series addiction (oui, j’invente des expressions, c’est un talent à part). Et pourquoi ne pas faire des recherches complémentaires sur l’impact global de ces industries ? Je vous prépare un article à ce sujet pour plus tard.

Mais je me suis rapidement rendue compte que les marques de vêtements dont l’éthique me plaisait étaient largement inabordables. Et puis j’ai réfléchi et j’en suis arrivée à la conclusion que tant d’un point-de-vue écologique, qu’économique, la seconde-main m’était  la solution la mieux adaptée. Mais ça, je le développe dans les conseils qui suivent. Avant tout, je souhaiterais rappeler qu’il est important de revoir notre (sur)consommation mais qu’elle ne sera jamais parfaite et que c’est inutile de se culpabiliser ou de culpabiliser les autres (en revanche c’est toujours une bonne idée de se partager les astuces pratiques et économiques). Je te mets ici l’article où j’en parle plus en détail.

C’est maintenant l’heure des astuces pour ne plus acheter de vêtements neufs !

  1. Faire un tri dans ses vêtements : Au fil des années, on a tendance à accumuler beaucoup de vêtements et à garder ceux qui ne nous servent plus, soit par attachement sentimental, soit parce que « J’en aurai peut-être besoin un jour. » On se retrouve donc avec beaucoup de vêtements qu’on ne porte plus et qui nous encombrent tellement que l’on finit par ne plus s’habiller qu’avec ceux qui se trouvent au sommet de la pile. Alors pourquoi ne pas prendre une après-midi, éventuellement aidé-e par d’autres personnes, pour trier ses tiroirs/penderies/armoires/boîtes. On peut ainsi retrouver de superbes habits dont on ne se souvenait plus et faire le point sur ce dont on a, ou non, besoin. Pour ma part, j’ai l’habitude de donner à Emmaüs les affaires dont je souhaite me séparer (vous pouvez également les revendre sur des sites de vide-dressing.)
  2. Se munir d’un fil et d’une aiguille : On n’y pense pas nécessairement, mais un vêtement troué n’est pas nécessairement bon à jeter. Il est même plutôt aisé de recoudre les petits trous où de les recouvrir de patchs thermo-collants. Et pour les plus habiles et créatives/créatives, il est même possible de transformer les habits usés en d’autres choses (utiliser ses vieux collants en guise d’élastiques, recycler ses vieux t-shirts en torchons ou en papier cadeau, faire de son jean troué un short d’été, etc.)
  3. Les artisan-e-s sont vos ami-e-s : Dans la même logique, il est tout à fait possible de se rendre chez un cordonnier ou une cordonnière pour faire ressemeler ses chaussures ; ou bien chez une couturière ou un couturier si la couture ne fait pas partie de nos aptitudes. De plus, cela permet de faire fonctionner les petits artisanats et de garder à vie – ou presque – les vêtements que tu aimes de tout ton coeur.
  4. Faire les friperies : J’ai toujours aimé faire les friperies, déambuler des heures parmi les rangées de pulls de grand-pères, des jeans qui sentent la cave, des chapeaux uniques … Même si ces dernières années les vendeuses/vendeurs ont profité de l’engouement autour du vintage pour largement augmenter les prix, il reste des endroits où, pour quelques euros, voire quelques centimes, vous trouverez des pièces magnifiques.
  5. Regarder les sites de vide-dressing : Je ne donnerai pas de nom de site en particulier, mais on en trouve facilement, il suffit de taper « Sites de vide-dressing » dans la barre de recherche Ecosia (quel conseil précieux et rare). C’est ma découverte de l’année, et c’est vraiment grâce à ça que j’ai pu totalement renoncer aux grandes lignes de fringues. Parce que les friperies, c’est chouette, c’est même très chouette, mais à moins d’être passionné-e de vintage c’est compliqué de s’y habiller totalement. Sur les sites de vide-dressing on trouve surtout des vêtements récents, et c’est trop bien ! Ça m’a également permis de résoudre le dilemme des chaussures, puisque sur le site que j’utilise on peut sélectionner des vêtements qui n’ont jamais ou très peu été portés (parce marcher dans les pompes de quelqu’un-e que je ne connais pas, ça ne m’a jamais vraiment emballée). D’ailleurs on peut filtrer très précisément ses recherches : en fonction de la taille, de l’état du vêtement, de la zone géographique (si comme moi vous préférez les remises en main-propre que les envois) … Il n’y a malheureusement pas de manière d’essayer, alors si j’hésite entre deux tailles, je prends toujours celle au-dessus (toujours avoir une ceinture dans son tiroir !). Il est également possible de demander les mesures au vendeur ou a la vendeuse. Et au pire, si l’article ne convient pas, il sera toujours possible de le revendre !
  6. Échanger : Je ne l’ai pas encore fait, mais ça me trotte dans la tête alors je vous partage l’idée. Pourquoi ne pas organiser des après-midis avec ses ami-e-s où chacun-e apporterait des vêtements ou accessoires dont il ou elle ne voudrait plus ? Une manière conviviale de renouveler sa garde-robe et de pratiquer le troc, qui, selon moi, devrait (re)prendre place dans nos vies.
  7. Fabriquer ses vêtements : Je rêve d’apprendre la couture et j’aime beaucoup tricoter. C’est particulièrement satisfaisant de porter le fruit de sa création, ne trouvez-vous pas ? Il est bien sûr possible de réutiliser le tissu de ses anciens vêtements, ou d’en acheter dans un marché (petite confession : je ne couds pas -encore – mais j’adore traîner dans les magasins de tissus). Dans tous les cas je trouve que ça rend le rapport aux vêtements différents. Et puis c’est un loisir très agréable (bien sûr tout le monde n’aime pas).

S’en est fini de mes astuces, j’espère que l’article vous aura plu, que vous relèverez le défi et que vous ferez de belles économies et de chouettes trouvailles. N’hésitez pas à partager vos propres conseils en commentaires et à partager pour que plus de gens nous rejoignent dans cette aventure.

I send you vintage vibes,

E.

Défi vert #2 : Le papier, à la corbeille !

Bonjour à tou-te-s,

En lisant le titre vous avez peut-être pris peur ; soyez immédiatement rassuré-e-s, je ne vais pas vous donner des conseils pour vivre sans papier toilette et encore moins vous recommander d’investir dans une liseuse électronique – #LeDémon (Je plaisante, si tu es un-e adepte de la liseuse, ne m’en veux surtout pas.)

Dans cet article, nous allons simplement discuter de papeterie et de la surconsommation que nous sommes nombreuses et nombreux à faire. Car il y a quelques mois, j’ai décidé que je n’achèterai plus ni papier, ni stylos tant que j’en aurai encore. J’ai pris cette résolution au moment de la rentrée scolaire et je n’ai depuis fait l’acquisition que de papier à dessin dont j’avais besoin pour un cours et que je n’avais pas chez moi.

Vous l’aurez donc compris, je vous écris aujourd’hui pour vous partager quelques astuces qui vous aideront je l’espère, si vous souhaitez mettre fin à votre surconsommation de papeterie en tous genres.

Mais avant ça, laissez-moi vous dresser un bref tableau de la situation : j’adore les carnets ; depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé en être entourée et les remplir. D’histoires, de récits de mes journées, de listes de livres lus, de livres à lire, de projets divers et variés … Ils trouvaient tous une utilité. Mais voilà, j’en ai énormément accumulé et j’en ai peu terminé.

Or, un jour que je me promenais, j’ai rencontré un bénévole d’une ONG environnementale (qui lutte pour la paix verte, si tu vois de qui je parle) et si je ne me souviens pas exactement de notre conversation, je sais qu’il m’avait parlé de l’impact écologique de la production de papier (je te promets de faire des recherches plus approfondies et de t’écrire un article dessus). J’ai ainsi commencé à réfléchir à la question, et quelques temps plus tard, j’ai réalisé que j’avais suffisamment de papier – et par extension d’autres produits de papeterie – pour avoir besoin d’en acheter davantage. Donc merci Monsieur Greenpeace !

Maintenant que je t’ai posé le background, passons aux astuces :

  • Astuce n°1 : Faire un tri dans ses tiroirs.

Vous voyez ces tiroirs de bureau que vous n’ouvrez jamais et que vous avez remplis de tout ce dont vous ne vouliez plus et que vous aviez « Vraiiiiment la flemme ! » de trier ? Il y a certainement plein de feuilles à carreaux que vous utilisiez pour vos cours et que vous avez rachetées parce que vous ne saviez pas qu’il vous en restait. Prenez donc un peu de temps un weekend pour chercher au fond de ces fourre-tout pour faire des piles du papier non utilisé et économiser par la même occasion bien des sous.

  • Astuce n°2 : Griffoner pendant des heures.

Je suis certaine que sur votre bureau vous avez un ou plusieurs pots pleins de crayons et de stylos de toutes sortes. Et ce, sans parler de ceux qui s’accumulent dans vos trousses. Installez-vous avec de la musique en fond, prenez une vieille enveloppe, un ancien ticket de caisse, un bout de dissertation ratée et motivez-vous ! Testez chacun de vos stylos et feutres, jetez ce qui ne fonctionnent plus et rangez correctement ceux que vous pourrez encore utiliser.

  • Astuce n°3 : Découpez vos cahiers de cours.

Quelque chose d’idéal à faire en fin d’année scolaire. On termine généralement les cours sans avoir utilisé l’intégralité de nos cahiers. Quel gâchis tout ce papier jeté ! Alors pourquoi ne pas découper les feuilles vierges et les ranger avec les autres (celles de l’astuce n°1 – Tu suis ou pas ?)

  • Astuce n°4 : Réutiliser d’une année sur l’autre.

Si vous étudiez dans le secondaire, les professeur-e-s vous demandent certainement d’acheter chaque année un nouveau cahier. Mais si vous avez le choix, rien ne vous empêche d’utiliser ceux de l’année précédente. Il vous suffit de plier ou de marquer d’un onglet la page qui sépare les deux cycles et de bien indiquer la matière en question sur la couverture.

  • Astuce n°5 : Donner.

Je me suis retrouvée au début de l’année avec un énorme tas de copies simples et de copies doubles dont je savais que je n’aurai pas l’utilité en-dehors des devoirs à rendre et des évaluations, puisque je prends mes cours sur des carnets. J’en ai donc proposées à des ami-e-s avant qu’iels n’aillent faire leurs courses de rentrée. J’en ai suffisamment gardées pour ne pas être en manque, et j’ai ainsi débarrassé mes proches d’un achat.

  • Astuce n°6 : Reconvertir.

Pour ce qui est des petits carnets à usage plus personnel, je les ai tous retrouvés (Et dedans je suis tombée sur des choses que j’aurais préféré oublier.) et les ai simplement continués de la manière que je voulais. J’ai transformé des carnets de notes en journal de bord, par exemple. Libre à vous d’en faire ce que vous voulez.

Voilà, l’article est terminé ! J’espère qu’il vous aura plu et que vous n’aurez plus besoin d’acheter de papeterie pendant un bon moment.

Si les astuces vous ont été utiles, n’hésitez pas à les partager et à commenter pour nous donner vos astuces à vous pour éviter la surconsommation de papier.

I send you anti-consumerism vibes,

E.

Les Labiorantines.

Défi vert #1 : Soyons gourdes !

Bonjour à tou-te-s !

Et bienvenue dans la nouvelle catégorie des « Défis verts ».

Actuellement dans le Thaylis en direction d’Allemagne, je viens de réaliser que j’ai oublié de prendre ma gourde fétiche et, de dépit, je lance des regards mauvais à cette horrible bouteille plastique que je me suis résolue à acheter dans le wagon-restaurant (acheter de l’eau non mais quelle idée franchement quand on y pense … ).

Vous me voyez venir avec mes gros sabots, je vais essayer de me passer entièrement de bouteilles en plastique dès mon retour d’Allemagne (je te mets ici un lien sur l’empreinte environnementale des bouteilles en plastique). C’est pour cela que je vous partage une liste (non exhaustive) d’astuces pour premièrement ne jamais oublier sa gourde, et deuxièmement, savoir survivre quand on l’a malgré tout oubliée.

  • Première astuce : Soyons sales !

Votre gourde fait partie intégrante de votre sac : ne l’en faites jamais sortir (sauf pour boire, obviously). Vous l’utilisez depuis deux semaines ? Et alors ! De toute façon vous êtes la-e seul-e à boire dedans (plus les ami-es mais elleux c’est la miff ça ne compte plus, vos microbes sont leurs microbes). À la rigueur vous la rincez avec de l’eau quand vous la remplissez MAIS PAS PLUS ! Il ne faudrait pas gaspiller trop d’eau … De cette manière, impossible de l’oublier lorsque vous sortez, puisqu’elle est déjà dans votre sac!

  • Deuxième astuce : Entourons-nous de gourdes !

On achète (je n’aime pas ce verbe, mais je me vois mal fabriquer une gourde, mes talents s’arrêtent avant) plusieurs gourdes, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, de toutes les formes. Trois gourdes par personne ça me paraît raisonnable (et puis ça permet de ne pas devoir appliquer l’astuce n°1 trop régulièrement et de faire tourner les gourdes pour les laver). Vous avez trois sacs ? Ayez trois gourdes ! Le risque d’oubli se réduit. (Après si tu t’organises bien avec une gourde, ne te sens pas obligé-e d’aller claquer ton argent pour suivre mes conseils à la lettre.)

  • Troisième astuce : La méthode chameau.

Cette méthode, peu fiable et personnellement jamais testée, sert néanmoins à certain-e-s de mes ami-e-s. Il s’agit de boire comme un trou (de l’eau bien entendu) avant de partir de chez soi et d’ainsi ne pas avoir soif une fois dehors. Bon, je vous l’accorde, le taux de réussite dépend de beaucoup trop de facteurs (allant de la personne elle-même, passant par la durée de l’expédition jusqu’à la nature de cette sortie – déconseillée pour les treaks de six jours en haute montagne) pour garantir sa fiabilité. Mais pourquoi ne pas essayer ?

On passe maintenant au cas où « J’ai oublié ma gourde ». Que faire ?

  • Quatrième astuce : Achète une gourde à chacune de tes sorties et ouvre un musée.

La meilleure option reste à présent … la gourde ! Eh oui, au lieu d’acheter une énième bouteille d’eau, pourquoi ne pas racheter une autre gourde ( je pense qu’on n’en a jamais assez) ? Il suffit de demander ensuite dans un restaurant qu’ils la remplissent. Je le fais très souvent (de demander dans un restau’ qu’on remplisse ma gourde, pas d’en racheter une ) et je n’ai jamais eu un seul refus (iels n’ont pas le droit de refuser, je crois). Le problème reste que les magasins de gourdes ne sont pas légion et que je pense que peu de gen-te-s peuvent se permettre de dépenser, sans l’avoir prévu qui plus est, le budget d’une gourde à chaque oubli.

  • Cinquième astuce : Abuse de la gentillesse des commerçant-e-s.

Retourne voir le restaurateur ou la restauratrice de tout à l’heure et demande lui un verre.

  • Sixième astuce : Celle que je n’aime pas.

Si vraiment acheter une bouteille en plastique se révèle l’unique solution, achète ta bouteille satanique mais avec à l’esprit une idée pour la recycler de manière intelligente comme une boîte à bijou personnalisée (qu’est ce qu’il ne faut pas dire misère !) ou un bocal pour le riz ou… Wie du willst ! Ma grande-tante les gardait pour entourer les plantes de son jardin avec (je témoigne, c’était très laid) car sinon les biches mangeaient les jeunes pousses (situation bretonne typique). Mais si tu habites en ville cette situation ne te concerne pas vraiment.

  • Septième astuce : On ne boit pas et on meurt.

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Voilà ! J’espère que cet article vous a plu et qu’il pourra vous servir et vous inspirer. N’hésitez pas à partager vos excellentes idées en commentaires !

Sur ce .. Tschüß !

A.

PS : Essayez, si vous le pouvez, de favoriser les gourdes en verre, en métal ou en inox. Elles dureront plus longtemps que les gourdes en plastiques et nuiront moins à votre santé – et à l’environnement !

Histoires d’utérus #2: Tout sur la coupe menstruelle

Bonjour à tou-te-s!

Je vous reviens aujourd’hui pour le second article des « Histoires d’utérus » (J’ai pas tardé, je sais. Mais j’avoue que le sujet me passionne assez.) et c’est pour vous parler de la fameuse, de la formidable, de la révolutionnaire coupe menstruelle.

J’ai appris l’existence de la coupe menstruelle, communément appelée la cup, il y a quelques années déjà, alors que le net commençait à voir fleurir tout un tas d’articles et de vidéos vantant les mérites de ce mode de protection périodique. Je ne l’ai pas utilisée tout de suite et ça ne fait que depuis janvier dernier que je suis devenue adepte de la chose. C’est donc avec un recul de onze cycles, soit approximativement 55 jours d’utilisation, que je viens vous en parler.

Je tiens à rappeler que je ne suis ni doctoresse, ni gynécologue, ni sage-femme et que je ne livre ici que le fruit de mes expériences et de mes recherches.

Mais avant tout, la cup, qu’est-ce que c’est?

Parce que même si son utilisation se démocratise de plus en plus (on peut maintenant en trouver en supermarché), j’ai conscience qu’elle reste méconnue de pas mal de gens. Et c’est tout à fait normal, car personne n’a encore vu de publicité pour la coupe menstruelle à la télévision ou dans la rue (Tu veux arrêter de donner ton argent à des entreprises qui s’en balancent de ta santé et qui détruisent l’environnement? Adopte la coupe menstruelle! *insert le dessin d’une cup remplie de sang rouge, pas bleu*). Alors laissez-moi vous livrer une brève explication.

La coupe menstruelle est une protection périodique faite de silicone médical qui s’introduit dans le vagin, afin de récolter le sang des règles.

Voilà, c’est pas plus compliqué que ça! Du coup je te mets une photo en-dessous pour que tu aies une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, si tu n’en n’as jamais vu.

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(Et là c’est le moment où, si tu as un vagin et que tu ne connais pas la coupe menstruelle, tu te dis : « Mais comment je vais faire rentrer ça? » Ne t’en fais pas, je t’explique tout dans les lignes qui suivent.)

La coupe menstruelle se place donc à l’intérieur du vagin grâce à différents types de pliage. Vous pourrez trouver diverses méthodes sur Internet (Si tu ne sais pas comment on fait, il suffit de taper « Comment mettre une coupe menstruelle ? » sur Ecosia et de cliquer sur le premier lien, ça devrait aller. Je vais quand même pas tout faire pour toi !). Pour ma part, je pince ma cup au milieu, pour lui donner une forme de U et je la glisse dans mon vagin, comme un tampon (avec cependant le soulagement de ne pas insérer du chlore et de la dioxine dans la partie la plus perméable de mon corps). C’est possible de tout de suite sentir la cup se déployer, mais elle reste généralement pliée, à cause de l’effet ventouse des parois du vagin. Il suffit alors de la tourner (ou d’utiliser une autre méthode, selon ce qui nous convient le mieux, mais tout ça vient avec la pratique) pour qu’elle se déplie et puisse ainsi recueillir le flux menstruel. Elle se retire en pinçant l’extrémité avec deux doigts afin d’annuler l’effet ventouse et se vide dans les toilettes ou dans la douche (de préférence – mais je te dis ça, après tu la vides où tu veux, hein.)

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La cup, comme les tampons d’ailleurs, peut être assez longue à apprivoiser pour certaines personnes. Il se peut même qu’elle ne vous soit pas adaptée (et ce n’est vraiment pas grave), mais généralement, ça devient facile après trois ou quatre utilisations. Il existe d’ailleurs différentes tailles de cup, les marques en proposent généralement deux : une plus petite pour les personnes n’ayant jamais accouché par voie basse et/ou ayant des règles peu abondante, et la seconde plus grande, pour les personnes ayant déjà accouché par voie basse et/ou ayant un flux abondant. Il faut alors choisir celle qui nous conviendra le mieux (et si tu te trompes la première fois, tu peux très bien réessayer avec une autre taille, au final ça te reviendra toujours moins cher que des protections « conventionnelles » ). Même si une cup bien placée n’est pas supposée laisser passer de fuites, il peut arriver de se retrouver en fin de journée avec une petite tâche de sang au fond de sa culotte (ou de son string, de son shorty, de son tango  de son caleçon, chacun-e fait bien ce qu’iel veut – je trouve quand même que pendant les règles rien ne vaut la vieille culotte en coton toute détendue) ; il suffit de prendre des précautions et de mettre un protège-slip ou une serviette (lavable, c’est encore mieux !).

Et afin d’éviter les risques d’infection, il est important de nettoyer à chaque fois sa cup avant de la remettre, de se laver les mains avant de la mettre et de la retirer et de bien la stériliser dans de l’eau bouillante au début de chaque cycle.

Les avantages de la coupe menstruelle

Comme vous l’aurez compris, j’aime beaucoup la coupe menstruelle. Je vais donc lister ici, et de manière non exhaustive, les principaux avantages que je lui trouve.

    • La cup, c’est bien plus écologique que les tampons : Je compare ici la cup aux tampons car il me semble que c’est le type de protection « conventionnelle » qu’elle permet de remplacer. Elle présente les mêmes avantages, c’est-à-dire principalement la discrétion et la possibilité de faire du sport avec, notamment de la natation, mais sans les inconvénients (dont je te parle un peu plus bas). Et si selon le site Fleurcup une personne réglée est amenée à utiliser en moyenne plus de 12 000 tampons et plus de 12 000 serviettes jetables dans sa vie (tampons et serviettes jetables non-recyclables et fabriqués dans des conditions extrêmement polluantes pour la plupart), une cup bien entretenue ne se change que tous les dix ans. Que de déchets évités!
    • La cup, c’est économique : Toujours selon le même site, les personnes réglées dépenseraient en moyenne, au cours de leur vie, 2400 € en tampons et autant en serviettes jetables. En-dehors du fait que les protections périodiques devraient être gratuite, mais ne partons pas sur ce sujet-là, une coupe menstruelle coûtant entre 15 et 30 €, si on en utilise quatre au cours de sa vie (une cup qui dure dix ans, quarante ans de sa vie avec des règles tous les mois – sauf périodes exceptionnelles comme la grossesse et les mois qui suivent), le budget variera entre 60 et 120 €. On est loin des 4800 €.
    • La cup, ça permet de mieux comprendre son corps : Comme vous pouvez voir sur le dessin plus haut et comme vous le savez sans doute déjà (et si tu le savais pas c’est pas grave, maintenant tu sauras), le vagin n’est pas tout droit, mais un peu incurvé. Alors pour ma part, j’étais au courant, mais c’est vrai que la cup permet de bien s’en rendre compte. Puisqu’il faut, pour la retirer, mettre le bout de ses doigts dans son vagin pour la pincer, je trouve qu’elle permet de bien appréhender son corps. Également, elle m’a permis de me rendre compte de la quantité de sang que je perds pendant mes règles (qui est bien moindre de ce que peuvent laisser penser les serviettes) et si je n’étais personnellement pas répugnée plus que ça par mon sang, je comprends maintenant que ça n’a vraiment rien de dégoûtant (je trouve ça même particulièrement stylé d’avoir un corps qui a des règles – j’attends quand même pas cette période avec impatience chaque mois, abuse pas.)
    • La cup, c’est meilleur pour la santé : Ces dernières années, le grand public a été informé de la composition particulièrement nocive des tampons, qui n’est d’ailleurs pas affichée sur les boîtes de protections « conventionnelles ». De la dioxine aux dérivés de chlore en passant par le glyphosate (oui l’hercide qui tue les abeilles, tout à fait), c’est un vrai cocktail chimique que l’on met à l’intérieur de notre corps, les muqueuses, et particulièrement celles de notre vagin, étant la partie la plus perméable du corps. (Ça donne envie, n’est-ce pas?) Le port prolongé de tampon a également donné lieu à de nombreux cas de Syndrome du Choc Toxique (je te mets un article ici pour comprendre la chose, en attendant de te faire un article dessus – ou pas) et, si la cup n’empêche pas de le contracter, elle réduit très grandement les risques (n’oublie donc jamais de changer de tampon toutes les quatre heures ou de vider ta coupe menstruelle toutes les six heures). Pour finir avec les effets sympas du tampon sur le corps, il faut savoir qu’il peut également provoquer notamment des mycoses (oui le truc qui te démange l’entrejambe au point que tu évites de sortir de chez toi quand t’en as), car il absorbe toutes les sécrétions vaginales et créé ainsi des sécheresses vaginales (un autre truc sympa) qui favorisent les irritations et les micro-traumatismes qui aident au développement des mycoses. La cup protège en revanche la flore vaginale en ne récoltant que le sang menstruel.
    • La cup, ça permet de récupérer son sang pour en faire des choses formidables : Je t’en parlais rapidement dans l’article précédent, mais il existe des artistes qui utilisent leur sang menstruel pour peindre. Si c’est un projet, vous pouvez tout à fait vider votre cup dans un bocal et attendre – ou pas – la fin de votre période de règles pour vous lancer dans votre création. Pour ma part je ne sais pas peindre mais il faut que j’avoue, et s’il-vous-plaît, dites-moi que je ne suis pas la seule à penser ça, que lorsque je vide ma cup dans mes toilettes, je trouve que le sang qui se dilue dans l’eau et qui fait des formes étranges sur les parois, c’est vraiment très joli (on ne juge pas, chacun-e se réapproprie son corps comme iel peut). Le sang menstruel est par ailleurs un puissant fertilisateur, donc rien n’empêche de l’utiliser, mélangé à de l’eau, pour aider vos plantes à pousser. Je doute que vous réussirez à arroser votre potager entier, mais je trouve ça génial ! (Et si ça te dégoûte, rappelle-toi qu’on utilise des excréments de chevaux pour nourrir ses plantes.) Pour finir, rien ne vous empêche d’utiliser ce sang récolté dans le cadre d’une action féministe ; je vous laisse l’imagination libre à ce sujet.

Les inconvénients de la coupe menstruelle

Après vous avoir dressé un portrait unilatéral de la coupe menstruelle et de ses moult vertus, laissez-moi vous partager les quelques inconvénients que je lui trouve.

  • La cup ne protège pas du Syndrome du Choc Toxique : Je me répète sans doute, mais ce point-là, que ce soit concernant les tampons ou concernant la cup, me semble primordial. La cup réduit les risques de contraction du Syndrome du Choc Toxique mais elle ne les annule pas complètement. Le Syndrome du Choc Toxique est lié à la prolifération du Staphylocoque doré (je te laisse faire tes petites recherches) qui est favorisée par la stagnation du sang dans le vagin. Afin d’éviter cela, il est très très très (très très très) important de vider et de rincer sa cup toutes les six heures (et pas toutes les douze heures comme on croyait au début). Pour ma part, j’ai commencé à l’utiliser en pensant qu’il était sans danger de la vider toutes les douze heures et, même si la journée je la nettoyais plus souvent, il m’arrivait de la garder toute la nuit. J’ai dorénavant opté pour des serviettes lavables la nuit, qui permettent en plus au vagin de « se reposer » un peu.
  • La cup n’est pas pratique à changer dans les lieux publics : Puisqu’il est important de rincer régulièrement sa coupe menstruelle au cours d’une journée, il faut avoir accès à un point d’eau. Et comme vous aurez remarqué, les toilettes publiques, hormis celles réservées aux personnes handicapées, ne possèdent pas de lavabos à l’intérieur des cabines individuelles. Je vais donc vous livrer ma petit technique pas si secrète que ça, puisque je me doute que personne n’a envie de vider son sang en public, tout ça par souci de civilité. J’emporte donc toujours une petite bouteille d’eau dans mon sac. (Le genre de petite bouteille en plastique que tu t’es retrouvé-e à devoir acheter d’urgence – mais comme t’es écolo tu t’es dit que tu la garderais, sauf que t’as pas envie d’avaler des résidus plastiques dans une bouteille vieille de trois semaines. Maintenant tu sais quoi en faire !) Une fois ma cup vidée et l’oeuvre d’art qui en résulte observée, je verse un peu d’eau à l’intérieur et je frotte afin de faire partir le sang.
  • La cup peut faire mal si elle est mal positionnée : La plupart des personnes réglées ont certainement déjà expérimenté la sensation du tampon mal placé (appelée aussi la pire sensation au monde, juste avant le petit doigt éclaté contre un coin de canapé) ; avec la cup, c’est à peu près pareil. Je vous conseille donc d’apprendre à bien la placer et d’être à l’aise avant de sortir avec. Comme avec les tampons, un peu de pratique et de persévérance sont nécessaire si vous avez envie d’utiliser la coupe menstruelle.
  • La cup n’est pas adaptée à tout le monde : C’est bien possible que la coupe menstruelle ne vous convienne pas. Si après de nombreuses tentatives ça ne fonctionne pas, laissez-la de côté, ne vous mettez surtout pas la pression pour ça. Vous pourrez réessayer plus tard si vous le souhaitez, mais ne vous sentez pas anormal-e parce que vous n’avez pas réussi ou ne pouvez pas l’utiliser. Je connais des gen-te-s qui ont été dégoûté-e-s lors du premier essai car iels avaient mal pincé leur cup pour la retirer et que la douleur les avait poussé-e-s à ne pas réessayer. J’ai également conscience que la situation physique de certaines personnes ne leur permet pas d’utiliser la cup ou que d’autres ont du mal à voir du sang, voire en ont une phobie. Et même si, comme je le disais précédemment, la cup est économique,  il s’agit d’un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre. Je voudrais également ajouter que pour les personnes qui ont des pertes abondantes et qui doivent régulièrement vider leur coupe menstruelle, ce peut être irritant. Ce n’est pas parce qu’énormément de gen-te-s vantent les avantages de la cup – dont moi, donc – qu’elle convient à tout le monde. Nous sommes tou-te-s différent-e-s et même si vous êtes un-e écologiste convaincu-e, il existe d’autres méthodes pour vivre ses règles avec le moins de déchets possibles. Je vous ferai des articles plus tard sur ces types de protection. (Et si tu aimes les tampons ou que tu ne peux pas faire autrement, tu n’en n’es pas moins écologiste.)

Pour terminer, je vous dirai que le but de cet article est purement informatif. La santé des femmes et des personnes assignées femmes n’est clairement pas une priorité à ce que l’on peut voir et je pense qu’il est important que nous ayons tou-te-s les ressources nécessaires pour faire des choix éclairés sur les protections que nous utilisons et leur impact sur notre santé. Mais si vous n’avez pas le choix ou que vous avez envie de continuer à utiliser des tampons bio ou même des tampons « conventionnels », libre à vous, personne ne vous jugera (et si quelqu’un vous juge, dites-lui que ça suffit, la cup est pleine).

Je précise de nouveau, parce que c’est très important, que je ne suis pas une professionnelle de la santé et que si jamais vous avez un doute ou un problème, il vous faut en parler à un-e spécialiste.

J’espère que cet article vous aura plu,

I send you menstrual vibes,

E.