Lecture verte #1 : Chroniques altermondialistes – Tisser la toile du soulèvement global

« Il faut accepter de vivre la nuit, de faire monter le désespoir à la surface, afin que l’espoir ne soit pas songe creux, slogans insipides, afin que l’amour soit aussi colère, afin que la lumière affirme les ténèbres. »

« Tisser la toile du soulèvement global », quel beau sous-titre … Le tissage, une activité traditionnellement féminine, forte de son symbole, fut utilisée lors de la Women’s Pentagon Action (Action des Femmes au Pentagone) de 1980. Des femmes menèrent alors une action de désobéissance civile en encerclant le Pentagone états-unien (le quartier général de la défense) pour protester contre la course à l’armement nucléaire. Elles tissèrent tout autour du bâtiment, accrochèrent aux fils des photos de ce(ux/celles) à qu(o)i elles tenaient afin de défendre la vie contre l’impérialisme destructeur. Cette manifestation est perçue aujourd’hui comme un moment majeur du mouvement écoféministe.

http---www.wloe.org-fileadmin-Files-EN-Images-wloe_graphics-wpa_1980-CU_Weaving_closed_1981web_c_Shub
Par Ellen Shub sur Women and Life on Earth

C’est pour son ouvrage Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique (Dreaming the Dark : Magic, Sex and Politics), que j’ai d’abord entendu parler de Starhawk. Jade Lingaard, dans la préface « Désobéir en état d’urgence » (Chroniques altermondialistes, 2016, éditions Cambourakis), la présente ainsi : « Féministe, pacifiste, anarchiste, sorcière néopaïenne, elle ne ressemble à nul-le autre dans le paysage éclaté de la gauche radicale américaine. » Ainsi, l’activiste et militante, de son nom de naissance Miriam Simos, « forme des militant-e-s à la désobéissance civile en portant une vision particulière de l’empowerment : créative, empreinte de spiritualité et de psychologie. »

08092015
Starhawk

Et « pour Starhawk, l’enjeu central, c’est le pouvoir, celui qui s’exerce d’en haut par ceux qui cumulent les privilèges de richesses et la capacité à dominer les autres. Mais c’est aussi la peur. […] Pour s’en libérer [elle] propose un geste profondément pacifiste : reconnaître et accepter cette peur pour qu’elle trouve en chacun-e sa juste place. »

C’est en plaidant pour la diversité des tactiques que Starhawk nous offre, dans Webs of Power : Notes from the Global Uprising, paru en 2003 et partiellement traduit dans Chroniques altermondialistes, ses expériences de grandes actions qui ont marqué l’histoire de l’altermondialisme.

Dès l’introduction de ce livre « dédicacé à celles et ceux qui partout s’insurgent, provoquent des troubles, provoquent la paix, jardinent et combattent les incendies », Starhawk pose les bases de son militantisme, où action politique et magie ne font qu’une. Elle raconte ainsi un souvenir de soirée durant laquelle, fatiguées par la préparation d’une action politique, ses amies et elles se mirent à chanter, au son de son tambour, « La globalisation est la toile dans laquelle nous sommes prises au piège … » ou « Je nous vois tissant de nouvelles toiles, des toiles qui créent des liens … » Et nul besoin d’être sorcière et/ou néopaïen-ne pour apprécier l’approche originale, poétique et philosophique que propose Starhawk.

http---www.librairie-quilombo.org-IMG-arton6416.jpg?1462988459
Chroniques altermondialistes

Les manifestations de Seattle, qui eurent lieu le 29 et 30 novembre 1999 à l’occasion du sommet de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et afin de protester contre la globalisation, apparaissent comme une date-clef du mouvement altermondialiste. L‘autrice le décrit comme un mouvement pour une « justice globale » et qui vit « toute une génération […] se radicaliser et […] basculer dans l’activisme ». De ce moment marquant suivront les mobilisations de l’an 2000, à Washington et à Prague, contre le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, celles de 2001 à Buenos Aires et à Québec contre la réunion de travail de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), celles contre le sommet du G8 à Gênes en juillet 2001. De son riche parcours d’activiste, marqué largement par ces actions qui animèrent le début du millénaire, Starhawk nous livre ses apprentissages. Le rôle de formatrice, qu’elle endossa au cours de ces grandes protestations afin de guider les jeunes militant-e-s, est perpétué au travers de ces pages qui nous ouvrent au large champ des formes d’action.

wto_batch1_017_zbnbwu
« Cessez d’exploiter les travailleuses et travailleurs » – Seattle, 1999 – Manifestation contre le sommet de l’OMC

Avec mes yeux de lectrice enthousiasmée, et tandis que je réfléchissais à toutes les personnes de mon entourage à qui je souhaiterais partager ce livre, j’ai été particulièrement marquée par l’espoir qu’il porte. Par l’emploi de tous les registres à sa disposition, qu’ils soient spirituels, psychologiques, stratégiques ou politiques, l’autrice livre à travers ses phrases quelque chose d’assez rare d’après moi dans le catalogue des livres engagés : des mots de paix et d’espérance, bien que le récit des répressions suite aux manifestations de Gênes soit bouleversant. Car si la colère révolutionnaire est saine et nécessaire, elle peut parfois se faire trop présente. Susciter l’envie d’un monde meilleur à travers les exemples positifs d’actions, c’est là la force des textes de Starhawk. Elle ne développe d’ailleurs que très peu l’aspect théorique et idéologique des pensées altermondialistes, au profit de l’expérience concrète.

Au fil de ses chroniques, Starhawk ne cesse d’interroger les stratégies employées et se questionne surtout sur l’emploi de la violence et de la non-violence. Partisane de l’action directe pacifique, elle ne condamne pourtant pas unilatéralement l’activisme violent. Elle reconnaît que « Pour mettre à mal un système économique qui vénère la propriété, la propriété doit être attaquée » et que ces attaques peuvent légitimement prendre plusieurs formes. Si je ne partage pas intégralement son approche de la non-violence, il m’apparaît particulièrement intéressant de souligner que son appel à l’imagination et à la créativité comme outils de lutte est chose récurrente dans les engagements portés par les femmes, et notamment les militantes écoféministes. Puisqu’investir le champs politique en tant que femmes et féministes ne nécessite pas toujours d’adopter des codes et des traditions de lutte masculines et violentes. Il s’agit aussi d’en créer des nouvelles, par les femmes et éventuellement pour elles-mêmes. Les toiles tissées autour du Pentagone auxquelles je faisais référence en début d’article en sont un bel exemple. Par ailleurs, il me semble que si les mouvements relatés dans Chroniques altermondialistes ont eu tant d’ampleur, c’est aussi parce que l’action non-violente rassemble davantage de personnes (pas uniquement pour des raisons idéologiques mais aussi de capacités physiques et de risques encourus). Dans sa volonté de valoriser chacun-e au sein du mouvement altermondialiste, l’écrivaine écrit : « Nous avons besoin d’elles et eux [les militant-e-s des black blocs] ou de personnes comme ça. Il nous faut de la place dans notre mouvement pour la rage, l’impatience, la ferveur militante […] Nous avons aussi besoin de pacifistes […] Nous avons besoin d’espace pour la foi, la compassion. […] Et nous avons besoin d’espace pour celles et ceux d’entre nous qui essaient d’explorer des formes de lutte qui échappent aux catégories. »

Tout au long de son texte, Starhawk participe à tisser « la toile du soulèvement global ». Elle tisse des liens entre les militant-e-s, puisque la radicalité ne doit pas empêcher de surpasser les désaccords, dans un but commun. Elle fait usage de sa spiritualité d’une manière émouvante et surprenante. Comme elle l’explique, sur la côte Ouest des États-Unis dont elle est originaire, il est de tradition de mêler politique, psychologie et spiritualité. Cette réalité n’existe que très peu en Europe, et là encore l’activiste réussi à créer des ponts entre des domaines qui pourraient sembler antithétiques aux inhabitué-e-s.

spiraldance.jpg
La « Spiral Dance » est une tradition néopaïenne pratiquée par Starhawk

Créer des ponts, tisser des liens, c’est là l’idée de ces grands mouvements d’ampleur internationale au cours desquels la sorcière écoféministe américaine a été amenée à militer au côté de paysan-ne-s du Mouvement des sans-terre (Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra) ou d’activistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia).

Et lorsqu’en 2001, dans les rues de Québec, des manifestant-e-s défilent, suite à la Déclaration de Cochabamba, en incarnant une rivière vivante pour « attirer l’attention sur la question de l’eau » en donnant « corps à l’eau, en tant qu’élément dans le feu de la lutte », comment ne pas être touchée par le lyrisme de cette action collective ?

2001-berube
2001, manifestation à Québec contre le Sommet des Amériques

Ce recueil de récits, entre le manuel de militantisme et le plaidoyer pour l’action collective, est une précieuse lecture. Les comptes-rendus d’actions, les réflexions, les listes, les communiqués qui s’y entremêlent le rendent ludique et agréable à lire.

Le 11 septembre 2001, et pour la deuxième fois seulement de leur histoire, les États-Unis d’Amérique sont attaqués sur leur sol : le World Trade Center et le Pentagone sont les cibles d’attentats, revendiqués par le groupe terroriste Al-Qaïda. 2973 personnes sont tuées, 6291 sont blessées. Une guerre vengeresse est lancée par le gouvernement états-unien en octobre/novembre de la même année et qui prendra fin 13 ans plus tard, le 31 décembre 2014. Elle causera la mort de plus de 20 198 civil-e-s afghan-e-s et contraindra des milliers de personnes à l’exil.

Alors comment continuer à agir, entre les massacres, la peur et les mesures sécuritaires et répressives adoptées par le gouvernement ? Voici les précieuses phrases dont nous fait cadeau Isabelle Stengers, dans la préface à la première édition française du texte de Starhawk : « […] on trouvera […] les échos du courage extraordinaire qu’il a fallu pour continuer à lutter […] Pour lutter contre la guerre, pour affronter le désespoir d’un monde torturé. Les textes qui closent ce recueil font pleinement exister ce que savent les sorcières : il faut accepter de vivre la nuit, de faire monter le désespoir à la surface, afin que l’espoir ne soit pas songe creux, slogans insipides, afin que l’amour soit aussi colère, afin que la lumière affirme les ténèbres. »

En espérant que ces mots raviveront dans votre coeur l’espoir et la détermination pour continuer.

I send you alter-globalist vibes,

E. (merci à B. pour la relecture.)

Les Labiorantines.

Histoires d’utérus #1 : Quelques ressources pour comprendre les règles

Bonjour à tou-te-s,

J’espère que vous allez bien, parce que moi je suis ravie de vous retrouver pour une série d’articles que j’avais hâte d’inaugurer! Alors soyez les bienvenu-e-s dans … « Histoires d’utérus »! Ici on parlera de contraception(s), de menstruations, d’acceptation de son corps et d’autres choses encore! Si vous voulez participer en nous envoyant un texte, je vous remets notre adresse mail en bas de page (vous pouvez également nous contacter via notre page Facebook dont vous trouverez le lien en page d’accueil).

Je trouve que tout ce qui concerne les règles, la santé de l’utérus, etc. est vraiment intéressant mais on en parle encore trop peu. Alors je suis particulièrement heureuse d’ajouter aujourd’hui ma petite pierre à l’édifice de la « révolution menstruelle », afin d’en finir avec les effets néfastes du patriarcat sur le corps des femmes et des personnes assignées femmes.

Et comme ce mois-ci a été particulièrement riche en terme de lectures féministes, j’ai décidé de vous introduire cette catégorie d’articles par le partage de deux livres que j’ai beaucoup aimés et qui traitent des règles.

47004734_499800643836368_1725450703977054208_n
(J’admets que niveau photo, on est pas sur de la très grande qualité.)

Le grand mystère des règles, pour en finir avec un tabou vieux comme le monde de Jack Parker et

Au cours de l’année passée, j’ai été amenée à faire un exposé sur les règles en temps que problématique féministe, et je me souviens que le livre de Jack Parker qui venait d’être publié nous avait servi, à mes camarades de travail et à moi, de support. Mais je n’avais pas pris le temps de le lire en entier. Alors il y a quelques mois, quand j’ai vu dans ma librairie que Le grand mystère des règles était paru en poche (ce qui est vraiment intéressant d’un point-de-vue du prix), je n’ai pas hésité à l’acheter. Je l’ai posé sur ma pile de livres à lire (ou plutôt sur mon étagère de livres à lire), et ce n’est que pendant ce mois de novembre que je me suis décidée à le commencer.

Il se lit facilement et rapidement et il est illustré par de très beaux dessins. L’autrice l’a divisé en deux parties distinctes ; la première traite des questions pratiques liées aux menstruations (quelles protections utiliser pendant ses règles, comment soulager les douleurs et les crampes, peut-on avoir des rapports sexuel durant cette période-là, etc.) et la seconde porte davantage sur la théorie l’analyse féministe de la question.

Jack Parker introduit son livre en parlant de ses premières règles qui sont arrivées tard et de son questionnement autour de sa féminité, ce qui, je pense, parle à beaucoup de personnes qui ont été réglées assez tard. Elle nous livre quelques-unes des expériences perçues comme honteuses qu’elle a vécues, ainsi que son cheminement vers l’activisme menstruel (So badass!). J’ai vraiment apprécié cette introduction, parce qu’elle banalise ce qui semble être extraordinaire et devrait être caché.

On entre dans le premier chapitre du livre avec une explication scientifique du cycle menstruel, ce qui est vraiment agréable, parce que c’est finalement le côté des règles que l’on aborde le moins souvent, alors que c’est quand même la base. Elle insere un petit lexique pour permettre à la lectrice ou au lecteur de comprendre précisément ce dont on parle, et même si personnellement j’aime bien les métaphores poétiques pour parler des règles (les lunes ou les fleurs, par exemple), ça fait quand même du bien de lire quelqu’un qui en parle (enfin, qui écrit dessus, tu m’auras comprise) en des termes scientifiques. Parce que soyons honnêtes, si certaines personnes donnent aux règles un joli petit surnom, c’est peut-être pour les présenter comme quelque chose de positif, mais la plupart du temps c’est clairement pour ne pas prononcer le nom de cette chose terriblement repoussante (les règles aka Celles-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom). Parce qu’il s’agit avant tout d’un processus naturel qui n’est ni positif, ni négatif (même si se le réapproprier comme quelque chose de positif peut-être une manière d’inverser le stigmate).

Jack Parker nous livre ensuite une petite liste de « Ce que j’aurais aimé savoir sur les règles avant des les avoir », avec au programme entre autres « De l’art de repeindre les toilettes », « Les caissiers s’en foutent », « Le marécage inter-fessier » ou « Les tampons éjectables ». J’imagine qu’en lisant juste les intitulés, toutes les personnes réglées savent à quoi ils font référence et l’écrivaine parvient ainsi à défaire la gêne que l’on peut ressentir vis-à-vis des plus ou moins petits désagréments des règles.

Le reste de la première partie offre un aperçu quasiment exhaustif des différentes protections périodiques, en pesant les avantages et les inconvénients de chacune, ainsi des conseils, alimentaires notamment, pour minimiser les douleurs et les crampes menstruelles (elle insiste également dans son livre qu’il n’est pas normal de souffrir pendant ses règles, et il me semblait important de le rappeler ici). Elle explique également que chaque personne a un cycle différent, ainsi que diverses manières de le vivre.

Ce qui est vraiment bien dans cette première partie, c’est que Jack Parker n’émet aucun jugement, elle cherche au contraire à décomplexer les personnes réglées sur le sujet. Elle écrit par exemple que les tampons, et en particulier les tampons « conventionnels » peuvent être dangereux pour la santé, et que chacun-e devrait être au courant des risques qu’iel encourt en utilisant les tampons qui sont souvent présentés, avec les serviettes jetables, comme la seule protection. Mais elle ajoute à cela que chacun-e doit être libre de ses choix, particulièrement quand il s’agit de son corps, et qu’il serait très malvenu de dire à quelqu’un-e que ce qu’iel utilise les mauvaises choses. Les premiers chapitres du livres sont purement informatifs et c’est vraiment le genre de choses que j’aurais aimé lire il y a quelques années.

La deuxième partie de l’ouvrage se concentre davantage sur le traitement médiatique et culturel des règles à travers les siècles et les époques. Je dois admettre que les derniers chapitres m’ont un peu laissée sur ma faim. Mais je comprends aussi que l’intérêt du livre est qu’il condense la plupart des sujets liés aux règles, sans nécessairement vouloir les traiter de fonds en combles, et qu’il sert davantage à ouvrir des portes de réflexions à la lectrice ou au lecteur. Elle inspecte à travers ces lignes l’instrumentalisation des règles qui a été et qui est toujours faite afin de dominer les femmes, ou de justifier leur domination (#T’asTesRèglesOuQuoi). Le passage que j’ai préféré dans cette partie-là du livre, c’est celui où elle expose différentes oeuvres d’art qui ont été réalisées à partir de sang menstruel, que ce soit en l’utilisant comme peinture ou en le photographiant. Je trouve que l’idée de peindre une toile avec le sang récupéré dans sa coupe menstruelle est terriblement révolutionnaire (dommage que je ne sache pas peindre). La présentation qui est faite de cet art menstruel m’a permis de découvrir plein de choses géniales, et je pense d’ailleurs écrire un article consacré à ça.

Jack Parker conclut en invitant les lectrices et lecteurs à parler des règles et à s’interroger sur leurs propres barrières mentales, pour détruire ce tabou « vieux comme le monde », car « Il est temps de traiter les règles – et surtout les personnes qui les ont – avec le respect qu’elles méritent ».

Même si je mettrais un petit bémol sur le style d’écriture qui, à titre personnel ne m’a pas emballée, j’ai vraiment aimé ce livre, et je pense que toutes les personnes réglées ou qui vivent avec une ou des personnes réglées (compagne ou compagnon, mère ou père) auraient intérêt d’avoir ce livre dans leur bibliothèque. Je pense qu’il est particulièrement utile pour les plus jeunes car plus personne ne devrait avoir vivre sa puberté avec honte.

Si vous l’avez lu, dites-nous ce que vous en avez pensé, sinon, n’hésitez pas à l’emprunter/l’acheter/le voler (je rigole, venez pas me dénoncer quand on vous arrêtera).

Ceci est mon sang. Petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font, Élise Thiébaut

J’ai découvert Ceci est mon sang, de la même manière que Le grand mystère des règles (l’année dernière, l’exposé, tu vas pas me dire que t’as déjà tout oublié de c’que j’t’ai dit?) . Celui-ci je ne l’ai pas acheté, je l’ai emprunté à la bibliothèque (plutôt pratique quand t’as pas d’argent) et je l’ai dévoré en quelques jours.

Avant tout, ce qui m’a beaucoup plus dans ce livre, c’est qu’il est vraiment très drôle. Élise Thiébaut nous raconte son histoire avec les règles et l’endométriose avec un humour que j’ai adoré et qui a rendu mes trop longs moments passés dans les transports bien plus agréables.