Manger du pesto en hiver (astuces 100% végétales)

Difficile en hiver de trouver du basilic … et hors de question d’en faire venir de l’autre bout de la planète.

Bonjour à tou-te-s !

J’émerge enfin de toutes mes obligations du moment pour partager avec vous une découverte que j’ai faite très récemment. Si tu es un-e adepte de ce blog, tu n’as sans doute pas oublié la délicieuse recette de pesto que je t’ai partagée il y a quelques mois. Et si ce n’est pas le cas je te conseille de rattraper ce retard immédiatement.

Mais peu importe … Dans ma recette je listais les ingrédients essentiels du pesto à savoir le basilic, les amandes (ou pignons) et l’huile. Mais voilà ! Difficile en hiver de trouver du basilic … et hors de question d’en faire venir de l’autre bout de la planète. Fan inconditionnelle du pesto, je me retrouvais donc dans une impasse. Heureusement mes parents sont inscrits à une Amap et nous avons découvert LA solution. Les solutions devrais-je même dire. Car en réalité beaucoup de légumes peuvent remplacer le basilic et je vais t’en faire une petite liste :

  • Le chou kale (ou chou frisé). Ce chou ressemble à une salade frisée vert foncé et donne un goût assez fort et très proche du pesto au basilic.
  • Les feuilles de navet. Le pesto aux feuilles de navet est une très bonne solution lorsque vos navets sont dans la soupe mais que je ne savez pas quoi faire des feuilles … enfin si! Maintenant vous savez.
  • La roquette. Je salive à l’idée d’en goûter car on m’en a vanté les mérites. Votre pesto garde la saveur piquante (pour ne pas dire pétillante) de la roquette et must du must vous pouvez ajouter quelques feuilles fraîches de roquette sur vos pâtes pour un plus bel effet.
  • (Je viens de me rappeler que la roquette ne pousse aussi qu’en été mais tant pis il vous reste quand même deux super options.)

I send you roquette vibes,

A.

Les Labiorantines

Expérience verte #4 : Je découvre les vertus cosmétiques de l’huile de chanvre

Bonjour à tou-te-s !

Aujourd’hui, c’est avec un article sur l’huile de chanvre que je vous retrouve. J’avais pour habitude, les années passées, d’utiliser de l’huile de noix de coco, qui présentait l’avantage d’être peu chère et multi-fonctions. Elle permettait un bon démaquillage (à l’instar de toutes les huiles végétales, ou presque), une nutrition satisfaisante des cheveux (à noter qu’il existe de nombreux types de cheveux différents et à ma connaissance, l’huile de coco peut-être asséchante pour certains) et de la peau. Le tout couronné d’une délicieuse odeur (lorsque j’en appliquais sur le corps je trouvais que je sentais le biscuit).

Cependant, j’avais déjà été interpellée à l’époque par la certification « vegan » qui apparaissait sur le pot que j’achetais. Je me souviens avoir pensé pendant un moment, qu’il s’agissait de marketing pur et simple. (Oui, parce que les produits végétaliens de base comme les compotes, va falloir arrêter de les certifier véganes pour se faire plus d’argent dessus. #CapitalismeVégane – Tu me diras, vu qu’on trouve parfois de la cire d’abeille autour des pommes …)  Et puis un jour, je suis tombée sur une vidéo qui montrait des singes domestiqués et exploités pour aller cueillir les noix de coco dans les arbres. (D’où la certification végane.) J’ai donc fait des recherches et j’ai ainsi découvert que les travailleurs et les travailleuses du secteur étaient eux-mêmes exploité-e-s de manière atroce et c’était pourquoi elles et ils se retrouvaient à utiliser des singes dans leur travail. Je ne suis pas spécialiste de la question (comme je te dis toujours, Ecosia est ton ami-e) mais de ce que j’ai pu lire, ces conditions de travail sont notamment dues à la demande croissante en Occident de produits dérivés de la noix de coco et notamment de son huile. Alors je te mets ici un article de La Coquette Ethique qui résume pas mal la question. 

Pour ma part, si je suis ici pour te parler de l’huile de chanvre c’est parce que, comme tu t’en doutes, après toutes ces découvertes, j’ai cherché une alternative éthique à ma regrettée huile tout-en-un. Et tant qu’à faire, j’ai préféré me diriger vers une huile locale, qui ne soit pas produite à l’autre bout du Monde.

Le chanvre est cultivé en France et présente la singularité de ne nécessiter aucun additif. Je te mets ici un lien où tu trouveras moult informations à propos des avantages écologiques du chanvre.

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Oui, c’est bien du chanvre.

J’utilise cette huile depuis plusieurs semaines, et, s’il est certain que nous n’avons pas tou-te-s le même type de cheveux ni de peau, je vous recommande tout de même de la tester.

S’il s’agissait de la consommer dans son alimentation (ce n’est pas une huile connue pour son goût raffiné, je préfère te prévenir), on pourrait dire qu’elle est relativement chère (celle que j’ai achetée m’a coûté 10,99 € les 25 cl). Mais lorsque l’on réfléchit en terme de cosmétiques, compte tenu de tout ce que cela permet de remplacer et sachant qu’elle me durera sans doute de longs mois (peut-être un an, qui sait ?), je trouve son usage plutôt économique. (J’ai bien sûr conscience que, bien que ça dure longtemps et que ce soit économique à long terme, une telle somme relève quand même d’un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre.) Je stocke la mienne dans un petit flacon pompe en verre dans laquelle se trouvait une autre huile végétale (je l’ai finie, hein, je ne l’ai pas jetée dans l’évier) et je place la grande bouteille avec le reste de l’huile au réfrigérateur (merci à la personne qui m’a appris que ça permettait de conserver au mieux les propriétés des huiles).

Mais venons-en au faits, quels usages peut-on faire de l’huile de chanvre ?

  • L’huile de chanvre présente l’avantage d’être non-comédogène, ce qui la rend tout à fait adaptée au visage. J’en applique chaque matin une pompe (si tu souhaites te maquiller ensuite, n’en mets pas trop) et chaque soir deux ou trois pompes sur mon visage afin de nourrir ma peau (sèche en ce moment). Je dois quand même vous prévenir que, si à titre personnel j’adore l’odeur, ce n’est, pour beaucoup de personnes, pas le cas.
  • Elle peut également être utilisée en bain d’huile, sur les cheveux lisses tout du moins (concernant les autres types de cheveux, je ne saurais rien t’affirmer). Il suffit d’en mettre suffisamment au creux de sa main (tout dépend de la longueur de tes cheveux et de leur quantité) et d’en appliquer sur les longueurs ; j’aime bien passer ce qu’il reste sur les racines (un bain d’huile somme toute très classique) et laisser poser plusieurs heures, tout une nuit ou si je peux toute une journée, voire deux.
  • Comme toutes les huiles végétales, l’huile de chanvre fait un très bon démaquillant. Elle est un peu épaisse, alors il est conseillé de la chauffer un peu dans ses mains au préalable. Je tiens quand même à rappeler qu’en cas de galère, toute huile utilisée en cuisine peut être utilisée pour le démaquillage.
  • Si elle sert à nourrir la peau du visage, l’huile de chanvre peut également être appliquée sur le corps. Ai-je besoin d’en dire plus ? Peau douce garantie !

C’est terminé ! J’espère que cet article t’a plu et qu’il t’a donné des pistes pour remplacer les huiles qui viennent de l’autre bout du globe. N’hésite pas à partager si c’est le cas, à nous dire en commentaires si tu as testé ou veux tester l’huile de chanvre, et sinon quelle huile végétale tu utilises.

I send you hemp vibes,

E.

 

Expérience verte #2 : Je redonne vie à mon maquillage

Bonjour à tout-es-s !
Je me suis rendu compte il y a peu de temps que mon mascara était complètement vide et je me suis dit que plutôt que de le jeter et d’en racheter un autre, je trouverai un moyen de rallonger sa durée de vie. Et après quelques rapides recherches sur internet, je me suis aperçue que non seulement c’était possible mais que ces techniques évitaient de gaspiller une large quantité dudit mascara. Je tiens quand même à préciser que je ne me maquille pas beaucoup donc certains de mes conseils seront peut-être trop faibles pour des personnes qui se maquillent régulièrement et qui utilisent une quantité conséquente de maquillage.

Me revoilà donc avec un nouvel article pour m’attaquer à un sujet épineux … le maquillage ! Eh oui, quitte à se lancer dans un mode de vie aussi respectueux que possible de l’environnement, autant essayer de s’améliorer dans tous les domaines. En revanche je tiens à vous avertir que cet article ne sera pas une longue liste de toutes les marques plus ou moins bio présentes sur le marché, mais plutôt un ensemble d’astuces pour réduire largement vos achats de maquillage.

  • Le mascara (qui est quand même à l’origine de cet article)

Nous sommes d’accord là dessus, le mascara sèche beaucoup trop vite pour pouvoir en profiter. Délivrons nous donc de l’obsolescence programmée du mascara en ajoutant quelques gouttes d’huile végétale (n’importe laquelle) dans le tube. Effet immédiat, votre mascara paraît aussi plein qu’au premier jour (pour peu qu’il l’ai été). Je l’ai fait une fois et je pense pouvoir le faire encore deux ou trois fois avant de le jeter. Mais, une fois le tube complètement vide, tu peux tout de même garder la brosse et l’utiliser comme brosse à sourcils (ou brosse à trou de nez ou balayette pour nettoyer les bouts de frangipane qui restent coincés dans la fève – toi-même tu sais à quel point c’est chiant de nettoyer une fève avec pleins de replis).

  • L’ eyeliner

Surprise ! L’eyeliner se recharge également. J’ai deux eyeliners (puisque parmi mes erreurs de jeunesse j’ai acheté un eyeliner en forme de je-ne-sais-quoi que je suis toujours incapable d’utiliser aujourd’hui). La technique consiste à ouvrir l’eyeliner (c’est possible) en tirant sur le feutre ou sur la partie plastique directement en dessous. Cette partie est amovible. Il suffit ensuite de plonger la partie externe de l’eyeliner (celle que tu utilises pour te peindre la figure) à l’intérieur du tube d’eyeliner pour remettre de l’encre dessus. ATTENTION, cette technique ne marche pas pour tous les eyeliners (y compris mon « bad » eyeliner dont la pointe s’est seulement allongée pour laisser apparaître le bâtonnet d’encre, directement relié à la pointe.) (cf. la photo ci-dessous).

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  • La poudre : fard à paupière, fond de teint, hightlighter, etc.

A présent on passe à quelque chose d’un tout petit peu plus complexe : réparer une poudre en mille morceaux.

Il vous faudra :

  1. De l’alcool à 70° ou 90°.
  2. Un petit récipient (tout dépend de la quantité de poudre que vous avez)
  3. Une spatule (personnellement j’ai utilisé une fourchette)
  4. Je vous conseille une pipette pour plus de précision, ainsi qu’un petit pinceau.

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  1. Tout d’abord, versez l’intégralité de la poudre dans le récipient. Vous pouvez vous aider du pinceau s’il reste de la poudre accrochée au contenant. Une fois que la poudre est dans le récipient prévu à cet effet, nettoyez bien le récipient initial, où vous remettrez à la fin votre poudre réparée.20190127_151108-558593969.jpg
  2. Écrasez ensuite toute la poudre avec votre ustensile pour avoir un résultat homogène. Une fois terminé, rajoutez peu à peu quelques gouttes d’alcool sur la poudre et mélangez en essayant d’obtenir une pâte molle, ni dure ni liquide.20190127_151602-836720679.jpg
  3. Une fois cette pâte obtenue, transvasez-la dans votre récipient initial et essayez de tasser et de répartir la poudre de manière à obtenir une surface lisse et plane.20190127_152233-971623149.jpg
  4. Voilà! Il suffit à présent d’attendre deux jours environ pour que la pâte sèche à l’air libre pour pouvoir l’utiliser de nouveau. Bon courage!
  • Le rouge à lèvres

Enfin, je voudrais vous montrer comment réparer son bâtonnet de rouge à lèvre cassé, parce que sincèrement c’est pas compliqué du tout.

  1.  Pour réparer votre rouge à lèvre cassé il vous suffit d’un briquet (et d’un frigo si possible). Faites durcir vos deux parties du rouge à lèvre au frigo puis, avec le briquet faites chauffer le haut de la partie cassée afin de faire couler le rouge à lèvres sur la fissure. Faites ça tout autour du tube. Replacez ensuite votre rouge à lèvre au frigo pendant deux heures minimum.20190128_145221768995529.jpg
  2. Si la cassure se situe dans le bâtonnet, essayez de retirer l’intégralité du bâton de maquillage, recollez les deux bouts avec le briquet puis replacez le bâton de maquillage dans le tube.

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Et voici le résultat…

Voilà ! C’est fini pour aujourd’hui, j’espère que cet article vous sera utile, n’hésitez pas à le partager si c’est le cas et à nous faire part en commentaires de vos expériences vertes.

I send you multicolored vibes,

A.

Les Labiorantines – 💚

Expérience verte #1 : Je fabrique ma lessive : la recette la plus simple du Monde

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour la première de nos « Expériences vertes ». (Il était temps, je te signale quand même que c’est dans le nom de ton blog.)

Depuis quelques temps maintenant, je m’intéresse aux produits ménagers faits-maison mais je n’avais jamais vraiment franchi le pas. Alors quand je me suis retrouvée avec un panier à linge plein à ras bord, plus une goutte de lessive et l’impossibilité d’en acheter, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai cherché plusieurs recettes sur Internet, mais comme toutes nécessitaient des ingrédients que je n’ai pas chez moi, j’ai rapidement étudié la question et je me suis donc décidée à concocter ma lessive, avec les ingrédients que j’avais à disposition. Et je peux vous garantir que vous ne trouverez pas plus simple et économique !

Les ingrédients :

  • Du savon de Marseille (Je vous recommande vivement d’éviter les composants chimiques.)
  • Du bicarbonate de soude
  • De l’eau

C’est tout ce dont vous aurez besoin (ainsi que d’un peu d’huile de coude pour râper le pain de savon). Par ailleurs, je cherche depuis un moment maintenant un savon de Marseille qui soit à la fois biologique et sans huile de palme, alors si vous savez où en trouver, merci de nous en faire part en commentaire.

Passons maintenant aux différentes étapes :

  • Vous pouvez trouver le savon de Marseille directement sous forme de copeaux mais si comme moi vous en avez un bloc à la maison (je trouve qu’il s’agit du meilleur nettoyant pour le corps et le visage), coupez-en un gros bout et râpez le. Cette étape peut prendre un peu de temps, j’en profite donc pour en préparer à l’avance.50474517_325357238106220_1354359628317589504_n.jpg
  • Placez dans une casserole deux verres de copeaux de savon de Marseille pour quatre verres d’eau. Faites chauffer en augmentant petit à petit le feu pour faire fondre le savon.
  • Ajoutez pour terminer trois cuillères à soupe et demie de bicarbonate de soude.
  • Remuez bien afin d’homogénéiser le tout.
  • Versez dans le contenant de votre choix.
  • Dégustez ! (Non, je rigole. Ne faites pas ça !)

Si le savon s’est solidifié dans la bouteille, pensez à la secouer avant usage.

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C’est déjà terminé. Une fois que le savon est râpé, la préparation se fait rapidement. Je conserve pour ma part les copeaux de savon dans des pots en verre préalablement stérilisés que je place dans un endroit sec.

J’espère que vous reproduirez cette recette, qu’elle vous permettra de faire des économies et une réduction de vos déchets, et que vous apprécierez vous glisser dans vos vêtements propres.

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur la recette en commentaires et à partager l’article si la recette vous a plu.

I send you clean vibes,

E. (et merci à C-R pour les photos)

Les Labiorantines

Défi vert #3 : Cette année, je n’achèterai pas de vêtements neufs

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour le troisième défi vert, soit le deuxième de l’année (oui, ça s’enchaîne !). Aujourd’hui, je nous mets donc au défi, tou-te-s celles et ceux qui souhaitent le relever, de passer une année entière sans acheter de vêtements neufs. Et pour ça je vais bien entendu vous partager quelques astuces que j’applique moi-même.

Je vous écris cet article avec un recul de quelques mois puisqu’à la fin des soldes d’été, j’ai décidé de ne plus acheter quoique ce soit dans les grandes chaînes de textile dont nous connaissons les pratiques abominables en terme de droits humains et de destruction de l’environnement. Si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille de regarder le documentaire The true cost, notamment disponible sur la grande plateforme en ligne de films et de séries qui t’as certainement converti-e malgré toi à la series addiction (oui, j’invente des expressions, c’est un talent à part). Et pourquoi ne pas faire des recherches complémentaires sur l’impact global de ces industries ? Je vous prépare un article à ce sujet pour plus tard.

Mais je me suis rapidement rendue compte que les marques de vêtements dont l’éthique me plaisait étaient largement inabordables. Et puis j’ai réfléchi et j’en suis arrivée à la conclusion que tant d’un point-de-vue écologique, qu’économique, la seconde-main m’était  la solution la mieux adaptée. Mais ça, je le développe dans les conseils qui suivent. Avant tout, je souhaiterais rappeler qu’il est important de revoir notre (sur)consommation mais qu’elle ne sera jamais parfaite et que c’est inutile de se culpabiliser ou de culpabiliser les autres (en revanche c’est toujours une bonne idée de se partager les astuces pratiques et économiques). Je te mets ici l’article où j’en parle plus en détail.

C’est maintenant l’heure des astuces pour ne plus acheter de vêtements neufs !

  1. Faire un tri dans ses vêtements : Au fil des années, on a tendance à accumuler beaucoup de vêtements et à garder ceux qui ne nous servent plus, soit par attachement sentimental, soit parce que « J’en aurai peut-être besoin un jour. » On se retrouve donc avec beaucoup de vêtements qu’on ne porte plus et qui nous encombrent tellement que l’on finit par ne plus s’habiller qu’avec ceux qui se trouvent au sommet de la pile. Alors pourquoi ne pas prendre une après-midi, éventuellement aidé-e par d’autres personnes, pour trier ses tiroirs/penderies/armoires/boîtes. On peut ainsi retrouver de superbes habits dont on ne se souvenait plus et faire le point sur ce dont on a, ou non, besoin. Pour ma part, j’ai l’habitude de donner à Emmaüs les affaires dont je souhaite me séparer (vous pouvez également les revendre sur des sites de vide-dressing.)
  2. Se munir d’un fil et d’une aiguille : On n’y pense pas nécessairement, mais un vêtement troué n’est pas nécessairement bon à jeter. Il est même plutôt aisé de recoudre les petits trous où de les recouvrir de patchs thermo-collants. Et pour les plus habiles et créatives/créatives, il est même possible de transformer les habits usés en d’autres choses (utiliser ses vieux collants en guise d’élastiques, recycler ses vieux t-shirts en torchons ou en papier cadeau, faire de son jean troué un short d’été, etc.)
  3. Les artisan-e-s sont vos ami-e-s : Dans la même logique, il est tout à fait possible de se rendre chez un cordonnier ou une cordonnière pour faire ressemeler ses chaussures ; ou bien chez une couturière ou un couturier si la couture ne fait pas partie de nos aptitudes. De plus, cela permet de faire fonctionner les petits artisanats et de garder à vie – ou presque – les vêtements que tu aimes de tout ton coeur.
  4. Faire les friperies : J’ai toujours aimé faire les friperies, déambuler des heures parmi les rangées de pulls de grand-pères, des jeans qui sentent la cave, des chapeaux uniques … Même si ces dernières années les vendeuses/vendeurs ont profité de l’engouement autour du vintage pour largement augmenter les prix, il reste des endroits où, pour quelques euros, voire quelques centimes, vous trouverez des pièces magnifiques.
  5. Regarder les sites de vide-dressing : Je ne donnerai pas de nom de site en particulier, mais on en trouve facilement, il suffit de taper « Sites de vide-dressing » dans la barre de recherche Ecosia (quel conseil précieux et rare). C’est ma découverte de l’année, et c’est vraiment grâce à ça que j’ai pu totalement renoncer aux grandes lignes de fringues. Parce que les friperies, c’est chouette, c’est même très chouette, mais à moins d’être passionné-e de vintage c’est compliqué de s’y habiller totalement. Sur les sites de vide-dressing on trouve surtout des vêtements récents, et c’est trop bien ! Ça m’a également permis de résoudre le dilemme des chaussures, puisque sur le site que j’utilise on peut sélectionner des vêtements qui n’ont jamais ou très peu été portés (parce marcher dans les pompes de quelqu’un-e que je ne connais pas, ça ne m’a jamais vraiment emballée). D’ailleurs on peut filtrer très précisément ses recherches : en fonction de la taille, de l’état du vêtement, de la zone géographique (si comme moi vous préférez les remises en main-propre que les envois) … Il n’y a malheureusement pas de manière d’essayer, alors si j’hésite entre deux tailles, je prends toujours celle au-dessus (toujours avoir une ceinture dans son tiroir !). Il est également possible de demander les mesures au vendeur ou a la vendeuse. Et au pire, si l’article ne convient pas, il sera toujours possible de le revendre !
  6. Échanger : Je ne l’ai pas encore fait, mais ça me trotte dans la tête alors je vous partage l’idée. Pourquoi ne pas organiser des après-midis avec ses ami-e-s où chacun-e apporterait des vêtements ou accessoires dont il ou elle ne voudrait plus ? Une manière conviviale de renouveler sa garde-robe et de pratiquer le troc, qui, selon moi, devrait (re)prendre place dans nos vies.
  7. Fabriquer ses vêtements : Je rêve d’apprendre la couture et j’aime beaucoup tricoter. C’est particulièrement satisfaisant de porter le fruit de sa création, ne trouvez-vous pas ? Il est bien sûr possible de réutiliser le tissu de ses anciens vêtements, ou d’en acheter dans un marché (petite confession : je ne couds pas -encore – mais j’adore traîner dans les magasins de tissus). Dans tous les cas je trouve que ça rend le rapport aux vêtements différents. Et puis c’est un loisir très agréable (bien sûr tout le monde n’aime pas).

S’en est fini de mes astuces, j’espère que l’article vous aura plu, que vous relèverez le défi et que vous ferez de belles économies et de chouettes trouvailles. N’hésitez pas à partager vos propres conseils en commentaires et à partager pour que plus de gens nous rejoignent dans cette aventure.

I send you vintage vibes,

E.

Défi vert #2 : Le papier, à la corbeille !

Bonjour à tou-te-s,

En lisant le titre vous avez peut-être pris peur ; soyez immédiatement rassuré-e-s, je ne vais pas vous donner des conseils pour vivre sans papier toilette et encore moins vous recommander d’investir dans une liseuse électronique – #LeDémon (Je plaisante, si tu es un-e adepte de la liseuse, ne m’en veux surtout pas.)

Dans cet article, nous allons simplement discuter de papeterie et de la surconsommation que nous sommes nombreuses et nombreux à faire. Car il y a quelques mois, j’ai décidé que je n’achèterai plus ni papier, ni stylos tant que j’en aurai encore. J’ai pris cette résolution au moment de la rentrée scolaire et je n’ai depuis fait l’acquisition que de papier à dessin dont j’avais besoin pour un cours et que je n’avais pas chez moi.

Vous l’aurez donc compris, je vous écris aujourd’hui pour vous partager quelques astuces qui vous aideront je l’espère, si vous souhaitez mettre fin à votre surconsommation de papeterie en tous genres.

Mais avant ça, laissez-moi vous dresser un bref tableau de la situation : j’adore les carnets ; depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé en être entourée et les remplir. D’histoires, de récits de mes journées, de listes de livres lus, de livres à lire, de projets divers et variés … Ils trouvaient tous une utilité. Mais voilà, j’en ai énormément accumulé et j’en ai peu terminé.

Or, un jour que je me promenais, j’ai rencontré un bénévole d’une ONG environnementale (qui lutte pour la paix verte, si tu vois de qui je parle) et si je ne me souviens pas exactement de notre conversation, je sais qu’il m’avait parlé de l’impact écologique de la production de papier (je te promets de faire des recherches plus approfondies et de t’écrire un article dessus). J’ai ainsi commencé à réfléchir à la question, et quelques temps plus tard, j’ai réalisé que j’avais suffisamment de papier – et par extension d’autres produits de papeterie – pour avoir besoin d’en acheter davantage. Donc merci Monsieur Greenpeace !

Maintenant que je t’ai posé le background, passons aux astuces :

  • Astuce n°1 : Faire un tri dans ses tiroirs.

Vous voyez ces tiroirs de bureau que vous n’ouvrez jamais et que vous avez remplis de tout ce dont vous ne vouliez plus et que vous aviez « Vraiiiiment la flemme ! » de trier ? Il y a certainement plein de feuilles à carreaux que vous utilisiez pour vos cours et que vous avez rachetées parce que vous ne saviez pas qu’il vous en restait. Prenez donc un peu de temps un weekend pour chercher au fond de ces fourre-tout pour faire des piles du papier non utilisé et économiser par la même occasion bien des sous.

  • Astuce n°2 : Griffoner pendant des heures.

Je suis certaine que sur votre bureau vous avez un ou plusieurs pots pleins de crayons et de stylos de toutes sortes. Et ce, sans parler de ceux qui s’accumulent dans vos trousses. Installez-vous avec de la musique en fond, prenez une vieille enveloppe, un ancien ticket de caisse, un bout de dissertation ratée et motivez-vous ! Testez chacun de vos stylos et feutres, jetez ce qui ne fonctionnent plus et rangez correctement ceux que vous pourrez encore utiliser.

  • Astuce n°3 : Découpez vos cahiers de cours.

Quelque chose d’idéal à faire en fin d’année scolaire. On termine généralement les cours sans avoir utilisé l’intégralité de nos cahiers. Quel gâchis tout ce papier jeté ! Alors pourquoi ne pas découper les feuilles vierges et les ranger avec les autres (celles de l’astuce n°1 – Tu suis ou pas ?)

  • Astuce n°4 : Réutiliser d’une année sur l’autre.

Si vous étudiez dans le secondaire, les professeur-e-s vous demandent certainement d’acheter chaque année un nouveau cahier. Mais si vous avez le choix, rien ne vous empêche d’utiliser ceux de l’année précédente. Il vous suffit de plier ou de marquer d’un onglet la page qui sépare les deux cycles et de bien indiquer la matière en question sur la couverture.

  • Astuce n°5 : Donner.

Je me suis retrouvée au début de l’année avec un énorme tas de copies simples et de copies doubles dont je savais que je n’aurai pas l’utilité en-dehors des devoirs à rendre et des évaluations, puisque je prends mes cours sur des carnets. J’en ai donc proposées à des ami-e-s avant qu’iels n’aillent faire leurs courses de rentrée. J’en ai suffisamment gardées pour ne pas être en manque, et j’ai ainsi débarrassé mes proches d’un achat.

  • Astuce n°6 : Reconvertir.

Pour ce qui est des petits carnets à usage plus personnel, je les ai tous retrouvés (Et dedans je suis tombée sur des choses que j’aurais préféré oublier.) et les ai simplement continués de la manière que je voulais. J’ai transformé des carnets de notes en journal de bord, par exemple. Libre à vous d’en faire ce que vous voulez.

Voilà, l’article est terminé ! J’espère qu’il vous aura plu et que vous n’aurez plus besoin d’acheter de papeterie pendant un bon moment.

Si les astuces vous ont été utiles, n’hésitez pas à les partager et à commenter pour nous donner vos astuces à vous pour éviter la surconsommation de papier.

I send you anti-consumerism vibes,

E.

Les Labiorantines.

La citation du jour #1 : À propos de l’écoféminisme

Bonjour à tou-te-s,

L’article pour lequel on se retrouve aujourd’hui introduit une nouvelle catégorie qui, je l’espère, sera régulièrement mise à jour. C’est ici que nous partagerons des citations et des extraits de textes qui nous inspirent ou qui nous parlent, alors n’hésitez pas à nous envoyer les vôtres (Je vous mets notre adresse mail en fin d’article, vous pouvez également trouver le lien de notre page Facebook sur la page d’accueil). Dites-nous également en commentaire ce que vous pensez de cette nouvelle série d’articles et de ce premier partage.

« Les écoféministes avancent le fait qu’en raison des rapports sociaux dans lesquels les femmes sont inscrites majoritairement dans nos sociétés, ces dernières font l’expérience qu’une culture qui se construit contre la nature est une culture violemment misogyne, cette dernière justifiant son rapport de prédation à l’égard de l’une sur le dos de l’autre et inversement, imposant de mener de front ces différentes luttes. […] Loin d’essentialiser les liens construits historiquement entre les femmes et la nature, mais sans faire pour autant comme s’ils n’existaient pas, les écoféministes proposent de les penser comme une ‘position privilégiée’. On peut entendre par là l’idée d’un rôle spécifique des filles dans les luttes écologiques lié à la place socialement construite occupée par ces dernières dans nos sociétés. […] faire des connexions entre les femmes et la nature une ‘position privilégiée’ est une façon d’inviter ces dernières à transformer ces liens subis en outils de lutte et d’émancipation. » – Émilie Hache, en préface de Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique, Starhawk, aux éditions Cambourakis

I send you ecofeminist vibes,

E.

(Pour nous contacter : leslabiorantines@laposte.net)