Lecture verte #1 : Chroniques altermondialistes – Tisser la toile du soulèvement global

« Il faut accepter de vivre la nuit, de faire monter le désespoir à la surface, afin que l’espoir ne soit pas songe creux, slogans insipides, afin que l’amour soit aussi colère, afin que la lumière affirme les ténèbres. »

« Tisser la toile du soulèvement global », quel beau sous-titre … Le tissage, une activité traditionnellement féminine, forte de son symbole, fut utilisée lors de la Women’s Pentagon Action (Action des Femmes au Pentagone) de 1980. Des femmes menèrent alors une action de désobéissance civile en encerclant le Pentagone états-unien (le quartier général de la défense) pour protester contre la course à l’armement nucléaire. Elles tissèrent tout autour du bâtiment, accrochèrent aux fils des photos de ce(ux/celles) à qu(o)i elles tenaient afin de défendre la vie contre l’impérialisme destructeur. Cette manifestation est perçue aujourd’hui comme un moment majeur du mouvement écoféministe.

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Par Ellen Shub sur Women and Life on Earth

C’est pour son ouvrage Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique (Dreaming the Dark : Magic, Sex and Politics), que j’ai d’abord entendu parler de Starhawk. Jade Lingaard, dans la préface « Désobéir en état d’urgence » (Chroniques altermondialistes, 2016, éditions Cambourakis), la présente ainsi : « Féministe, pacifiste, anarchiste, sorcière néopaïenne, elle ne ressemble à nul-le autre dans le paysage éclaté de la gauche radicale américaine. » Ainsi, l’activiste et militante, de son nom de naissance Miriam Simos, « forme des militant-e-s à la désobéissance civile en portant une vision particulière de l’empowerment : créative, empreinte de spiritualité et de psychologie. »

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Starhawk

Et « pour Starhawk, l’enjeu central, c’est le pouvoir, celui qui s’exerce d’en haut par ceux qui cumulent les privilèges de richesses et la capacité à dominer les autres. Mais c’est aussi la peur. […] Pour s’en libérer [elle] propose un geste profondément pacifiste : reconnaître et accepter cette peur pour qu’elle trouve en chacun-e sa juste place. »

C’est en plaidant pour la diversité des tactiques que Starhawk nous offre, dans Webs of Power : Notes from the Global Uprising, paru en 2003 et partiellement traduit dans Chroniques altermondialistes, ses expériences de grandes actions qui ont marqué l’histoire de l’altermondialisme.

Dès l’introduction de ce livre « dédicacé à celles et ceux qui partout s’insurgent, provoquent des troubles, provoquent la paix, jardinent et combattent les incendies », Starhawk pose les bases de son militantisme, où action politique et magie ne font qu’une. Elle raconte ainsi un souvenir de soirée durant laquelle, fatiguées par la préparation d’une action politique, ses amies et elles se mirent à chanter, au son de son tambour, « La globalisation est la toile dans laquelle nous sommes prises au piège … » ou « Je nous vois tissant de nouvelles toiles, des toiles qui créent des liens … » Et nul besoin d’être sorcière et/ou néopaïen-ne pour apprécier l’approche originale, poétique et philosophique que propose Starhawk.

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Chroniques altermondialistes

Les manifestations de Seattle, qui eurent lieu le 29 et 30 novembre 1999 à l’occasion du sommet de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et afin de protester contre la globalisation, apparaissent comme une date-clef du mouvement altermondialiste. L‘autrice le décrit comme un mouvement pour une « justice globale » et qui vit « toute une génération […] se radicaliser et […] basculer dans l’activisme ». De ce moment marquant suivront les mobilisations de l’an 2000, à Washington et à Prague, contre le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, celles de 2001 à Buenos Aires et à Québec contre la réunion de travail de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), celles contre le sommet du G8 à Gênes en juillet 2001. De son riche parcours d’activiste, marqué largement par ces actions qui animèrent le début du millénaire, Starhawk nous livre ses apprentissages. Le rôle de formatrice, qu’elle endossa au cours de ces grandes protestations afin de guider les jeunes militant-e-s, est perpétué au travers de ces pages qui nous ouvrent au large champ des formes d’action.

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« Cessez d’exploiter les travailleuses et travailleurs » – Seattle, 1999 – Manifestation contre le sommet de l’OMC

Avec mes yeux de lectrice enthousiasmée, et tandis que je réfléchissais à toutes les personnes de mon entourage à qui je souhaiterais partager ce livre, j’ai été particulièrement marquée par l’espoir qu’il porte. Par l’emploi de tous les registres à sa disposition, qu’ils soient spirituels, psychologiques, stratégiques ou politiques, l’autrice livre à travers ses phrases quelque chose d’assez rare d’après moi dans le catalogue des livres engagés : des mots de paix et d’espérance, bien que le récit des répressions suite aux manifestations de Gênes soit bouleversant. Car si la colère révolutionnaire est saine et nécessaire, elle peut parfois se faire trop présente. Susciter l’envie d’un monde meilleur à travers les exemples positifs d’actions, c’est là la force des textes de Starhawk. Elle ne développe d’ailleurs que très peu l’aspect théorique et idéologique des pensées altermondialistes, au profit de l’expérience concrète.

Au fil de ses chroniques, Starhawk ne cesse d’interroger les stratégies employées et se questionne surtout sur l’emploi de la violence et de la non-violence. Partisane de l’action directe pacifique, elle ne condamne pourtant pas unilatéralement l’activisme violent. Elle reconnaît que « Pour mettre à mal un système économique qui vénère la propriété, la propriété doit être attaquée » et que ces attaques peuvent légitimement prendre plusieurs formes. Si je ne partage pas intégralement son approche de la non-violence, il m’apparaît particulièrement intéressant de souligner que son appel à l’imagination et à la créativité comme outils de lutte est chose récurrente dans les engagements portés par les femmes, et notamment les militantes écoféministes. Puisqu’investir le champs politique en tant que femmes et féministes ne nécessite pas toujours d’adopter des codes et des traditions de lutte masculines et violentes. Il s’agit aussi d’en créer des nouvelles, par les femmes et éventuellement pour elles-mêmes. Les toiles tissées autour du Pentagone auxquelles je faisais référence en début d’article en sont un bel exemple. Par ailleurs, il me semble que si les mouvements relatés dans Chroniques altermondialistes ont eu tant d’ampleur, c’est aussi parce que l’action non-violente rassemble davantage de personnes (pas uniquement pour des raisons idéologiques mais aussi de capacités physiques et de risques encourus). Dans sa volonté de valoriser chacun-e au sein du mouvement altermondialiste, l’écrivaine écrit : « Nous avons besoin d’elles et eux [les militant-e-s des black blocs] ou de personnes comme ça. Il nous faut de la place dans notre mouvement pour la rage, l’impatience, la ferveur militante […] Nous avons aussi besoin de pacifistes […] Nous avons besoin d’espace pour la foi, la compassion. […] Et nous avons besoin d’espace pour celles et ceux d’entre nous qui essaient d’explorer des formes de lutte qui échappent aux catégories. »

Tout au long de son texte, Starhawk participe à tisser « la toile du soulèvement global ». Elle tisse des liens entre les militant-e-s, puisque la radicalité ne doit pas empêcher de surpasser les désaccords, dans un but commun. Elle fait usage de sa spiritualité d’une manière émouvante et surprenante. Comme elle l’explique, sur la côte Ouest des États-Unis dont elle est originaire, il est de tradition de mêler politique, psychologie et spiritualité. Cette réalité n’existe que très peu en Europe, et là encore l’activiste réussi à créer des ponts entre des domaines qui pourraient sembler antithétiques aux inhabitué-e-s.

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La « Spiral Dance » est une tradition néopaïenne pratiquée par Starhawk

Créer des ponts, tisser des liens, c’est là l’idée de ces grands mouvements d’ampleur internationale au cours desquels la sorcière écoféministe américaine a été amenée à militer au côté de paysan-ne-s du Mouvement des sans-terre (Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra) ou d’activistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia).

Et lorsqu’en 2001, dans les rues de Québec, des manifestant-e-s défilent, suite à la Déclaration de Cochabamba, en incarnant une rivière vivante pour « attirer l’attention sur la question de l’eau » en donnant « corps à l’eau, en tant qu’élément dans le feu de la lutte », comment ne pas être touchée par le lyrisme de cette action collective ?

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2001, manifestation à Québec contre le Sommet des Amériques

Ce recueil de récits, entre le manuel de militantisme et le plaidoyer pour l’action collective, est une précieuse lecture. Les comptes-rendus d’actions, les réflexions, les listes, les communiqués qui s’y entremêlent le rendent ludique et agréable à lire.

Le 11 septembre 2001, et pour la deuxième fois seulement de leur histoire, les États-Unis d’Amérique sont attaqués sur leur sol : le World Trade Center et le Pentagone sont les cibles d’attentats, revendiqués par le groupe terroriste Al-Qaïda. 2973 personnes sont tuées, 6291 sont blessées. Une guerre vengeresse est lancée par le gouvernement états-unien en octobre/novembre de la même année et qui prendra fin 13 ans plus tard, le 31 décembre 2014. Elle causera la mort de plus de 20 198 civil-e-s afghan-e-s et contraindra des milliers de personnes à l’exil.

Alors comment continuer à agir, entre les massacres, la peur et les mesures sécuritaires et répressives adoptées par le gouvernement ? Voici les précieuses phrases dont nous fait cadeau Isabelle Stengers, dans la préface à la première édition française du texte de Starhawk : « […] on trouvera […] les échos du courage extraordinaire qu’il a fallu pour continuer à lutter […] Pour lutter contre la guerre, pour affronter le désespoir d’un monde torturé. Les textes qui closent ce recueil font pleinement exister ce que savent les sorcières : il faut accepter de vivre la nuit, de faire monter le désespoir à la surface, afin que l’espoir ne soit pas songe creux, slogans insipides, afin que l’amour soit aussi colère, afin que la lumière affirme les ténèbres. »

En espérant que ces mots raviveront dans votre coeur l’espoir et la détermination pour continuer.

I send you alter-globalist vibes,

E. (merci à B. pour la relecture.)

Les Labiorantines.

Défi vert #4 : Une trousse de toilette minimaliste pour des vacances en toute légèreté

 « Avis à la population : Les produits spéciaux pour la vulve, c’est horrible, n’en achète jamais, t’as pas besoin de te décaper la teucha. »

Depuis quelques années que j’ai découvert l’impact néfaste des cosmétiques conventionnels sur l’environnement et sur la santé, j’ai essayé différents produits et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il m’en fallait très peu pour être heureuse. Je vous propose donc aujourd’hui une trousse de toilette minimaliste qui ne compte pas plus de cinq cosmétiques et cinq accessoires et qui ne comporte que des produits bruts, donc très économiques. Je l’ai imaginée en pensant à ce que j’emporterai dans des petits flacons si je devais partir en vacances sans me charger. J’espère qu’elle vous inspirera, et n’hésitez pas à nous partager quant à vous vos indispensables de toilette.

  • Le savon de Marseille : En plus d’être parfait pour la confection de la lessive, le savon de Marseille est excellent pour se laver, autant le corps que le visage. Plus besoin de gel douche pour le corps, de produit lavant pour « les parties intimes, hihi, la vie est belle et rose » (Avis à la population : Les produits spéciaux pour la vulve, c’est horrible, n’en achète jamais, t’as pas besoin de te décaper la teucha. Fin du flash spécial.), ou de savon pour le visage : le savon de Marseille fait tout ça à la fois ! Il faut tout de même penser à le prendre bio. Bien sûr, le lavage à l’eau est encore plus minimaliste, mais à titre personnel j’aime mieux me laver au savon.
  • L’huile de chanvre : J’ai fait un article entier dessus, mais je le redis : l’huile de chanvre est merveilleuse. Elle nourrit la peau, aussi bien du corps que du visage, les cheveux (en tous cas les miens, j’imagine que ça dépend de la nature des cheveux). Elle sert de démaquillant, remplace toutes les crèmes et, cerise sur le gâteau (végétalien), elle est produite en France ! Encore une fois, si elle est bio, c’est mieux (je me demande si on peut la trouver autrement que bio, en fait).
  • Le bicarbonate de soude : Aussi utile pour le ménage que dans la salle de bain, le bicarbonate de soude est parfait quand il s’agit de ne pas sentir la transpiration. Il absorbe les odeurs et, par-dessus le marché, ne retient pas la sueur (ce qui est très mauvais, laissons-nous transpirer en paix). Il est cependant important de vérifier qu’il s’agit bien de bicarbonate alimentaire. Une ou deux fois par mois, il peut également être utilisé sur la brosse à dents, afin de blanchir les quenottes. Il est tout à fait déconseillé de l’utiliser trop souvent. D’ailleurs, lors du brossage de dents, c’est bien le mouvement des poils et pas le dentifrice qui nettoie. Je vais tester le shampoing au bicarbonate et je reviendrai en faire un article (parce que le shampoing c’est super pratique et confortable mais quand il s’agit de prendre sa bouteille en vacances – qui risque en plus de se déverser sur tes précieux vêtements – c’est une autre paire de manches). Le bicarbonate de soude peut également être utilisé en gommage, pour une peau douce comme de la soie (végétale, of course).Bicarbonate | cup | spoon
  • Le gel d’aloe vera : Alors oui, d’accord, le gel d’aloe vera, c’est pas très local. Raison pour laquelle j’essaie de fabriquer du gel de lin (ma récente tentative a été un échec lamentable), mais en attendant, code de la déontologie du blogging oblige (c’est pas vrai), je me dois d’être honnête avec vous : je ne peux pas vivre sans gel d’aloe vera. C’est un ex-cel-lent (j’insiste) hydratant pour la peau, il aide à la cicatrisation (bobos, vergetures, …) et il sert à apaiser les coups de soleil. (Il paraît qu’il protègerait du soleil, mais entre toi et moi,on déconne pas avec ça donc, bien que je ne l’ai pas mis, il est évident que je partirai en vacances avec une crème solaire – même si objectivement les crèmes solaires bio coûtent les deux bras et la moitié d’une jambe. Sinon les chapeaux et t-shirts au bord de la plage, c’est utile aussi. Ce communiqué vous a été présenté par le ministère de la santé.) Je ferai également un article sur le gel de lin quand j’aurai réussi à le faire correctement.
  • Le beurre d’amande : Dans l’idée, n’importe quel beurre végétal afin de nourrir ta bouche pour des bisous tout doux (ou pas, tu fais bien ce que tu veux) après un gommage des lèvres au bicarbonate de soude (tout se rejoint, c’est incroyable comme cet article est bien structuré) et ta peau en cas de sécheresse intense. (Et bon, puisque t’en es arrivé là dans cet article qui dure six plombes, laisse-moi t’offrir un conseil incroyable : rien n’hydrate mieux ta peau que l’eau que tu bois. Voilà !)
  • L’oriculi : Si tu ne sais pas à quoi ça ressemble, fais une pause et va chercher sur Ecosia. J’ai remplacé les cotons-tiges par ça depuis plusieurs mois et c’est super. J’ai rien d’autre à ajouter, désolée.
  • La brosse à cheveux : Pour celles et ceux qui ont des cheveux à peigner, une brosse à cheveux ou un peigne, ça aide à la vie en société. La brosse en bois avec des picots souples et sans boule au bout pour ne pas casser les cheveux est sans doute le meilleur investissement que j’ai fait de ma vie. (Faut dire que je n’en ai pas fait beaucoup.)

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  • La brosse à dents : Dois-je réellement expliquer pourquoi ? Les brosses à dents à têtes changeables, en plus d’éviter l’utilisation de pas mal de plastique, sont vraiment économiques, à environ 3€ les trois têtes. Malheureusement, il me semble qu’il n’existe qu’un seul type de poils.
  • La lime à ongles : Ça n’est vraiment pas indispensable, mais je l’ai mise car c’est un objet que j’utilise souvent. Je suis passée à une lime à ongles en verre qui, si je ne la casse ni ne la perds ni ne la donne (enfin t’as compris) me durera toute la vie.
  • La pince à épiler : J’ai hésité avec le rasoir mais comme j’aime pas (pardon, je hais) le diktat de l’épilation (toi, meuf qui ne t’épiles pas, sache que tu es super forte) j’ai mis la pince à épiler parce qu’il me semble que s’épiler les sourcils ça ne nous est pas imposé (Je parle des femmes, pas la peine de venir dire : « Oui, mais tu sais, les z’hommes aussi s’épilent, maintenant. » Merci.) et qu’à titre personnel je le fais parce que j’en ai envie.

Une trousse de toilette de vacances idéale contient bien entendu d’autres choses qui ne rentrent pas dans la catégorie des cosmétiques, comme des protections pour les règles pour celles et ceux qui en utilisent, des médicaments si l’on en prend ou au cas où et, dans mon cas, de l’huile essentielle d’arbre à thé, pour l’utilisation de laquelle, comme de toute autre huile essentielle, il faut vraiment prendre des précautions.

Finalement, c’est assez simple d’adopter une trousse de toilette minimaliste.

Souhaites-tu relever ce défi vert avec nous ?

I send you green vibes,

E.

Les Labiorantines.

Manger du pesto en hiver (astuces 100% végétales)

Difficile en hiver de trouver du basilic … et hors de question d’en faire venir de l’autre bout de la planète.

Bonjour à tou-te-s !

J’émerge enfin de toutes mes obligations du moment pour partager avec vous une découverte que j’ai faite très récemment. Si tu es un-e adepte de ce blog, tu n’as sans doute pas oublié la délicieuse recette de pesto que je t’ai partagée il y a quelques mois. Et si ce n’est pas le cas je te conseille de rattraper ce retard immédiatement.

Mais peu importe … Dans ma recette je listais les ingrédients essentiels du pesto à savoir le basilic, les amandes (ou pignons) et l’huile. Mais voilà ! Difficile en hiver de trouver du basilic … et hors de question d’en faire venir de l’autre bout de la planète. Fan inconditionnelle du pesto, je me retrouvais donc dans une impasse. Heureusement mes parents sont inscrits à une Amap et nous avons découvert LA solution. Les solutions devrais-je même dire. Car en réalité beaucoup de légumes peuvent remplacer le basilic et je vais t’en faire une petite liste :

  • Le chou kale (ou chou frisé). Ce chou ressemble à une salade frisée vert foncé et donne un goût assez fort et très proche du pesto au basilic.
  • Les feuilles de navet. Le pesto aux feuilles de navet est une très bonne solution lorsque vos navets sont dans la soupe mais que je ne savez pas quoi faire des feuilles … enfin si! Maintenant vous savez.
  • La roquette. Je salive à l’idée d’en goûter car on m’en a vanté les mérites. Votre pesto garde la saveur piquante (pour ne pas dire pétillante) de la roquette et must du must vous pouvez ajouter quelques feuilles fraîches de roquette sur vos pâtes pour un plus bel effet.
  • (Je viens de me rappeler que la roquette ne pousse aussi qu’en été mais tant pis il vous reste quand même deux super options.)

I send you roquette vibes,

A.

Les Labiorantines

Expérience verte #3 : Je découvre les vertus cosmétiques de l’huile de chanvre

Bonjour à tou-te-s !

Aujourd’hui, c’est avec un article sur l’huile de chanvre que je vous retrouve. J’avais pour habitude, les années passées, d’utiliser de l’huile de noix de coco, qui présentait l’avantage d’être peu chère et multi-fonctions. Elle permettait un bon démaquillage (à l’instar de toutes les huiles végétales, ou presque), une nutrition satisfaisante des cheveux (à noter qu’il existe de nombreux types de cheveux différents et à ma connaissance, l’huile de coco peut-être asséchante pour certains) et de la peau. Le tout couronné d’une délicieuse odeur (lorsque j’en appliquais sur le corps je trouvais que je sentais le biscuit).

Cependant, j’avais déjà été interpellée à l’époque par la certification « vegan » qui apparaissait sur le pot que j’achetais. Je me souviens avoir pensé pendant un moment, qu’il s’agissait de marketing pur et simple. (Oui, parce que les produits végétaliens de base comme les compotes, va falloir arrêter de les certifier véganes pour se faire plus d’argent dessus. #CapitalismeVégane – Tu me diras, vu qu’on trouve parfois de la cire d’abeille autour des pommes …)  Et puis un jour, je suis tombée sur une vidéo qui montrait des singes domestiqués et exploités pour aller cueillir les noix de coco dans les arbres. (D’où la certification végane.) J’ai donc fait des recherches et j’ai ainsi découvert que les travailleurs et les travailleuses du secteur étaient eux-mêmes exploité-e-s de manière atroce et c’était pourquoi elles et ils se retrouvaient à utiliser des singes dans leur travail. Je ne suis pas spécialiste de la question (comme je te dis toujours, Ecosia est ton ami-e) mais de ce que j’ai pu lire, ces conditions de travail sont notamment dues à la demande croissante en Occident de produits dérivés de la noix de coco et notamment de son huile. Alors je te mets ici un article de La Coquette Ethique qui résume pas mal la question. 

Pour ma part, si je suis ici pour te parler de l’huile de chanvre c’est parce que, comme tu t’en doutes, après toutes ces découvertes, j’ai cherché une alternative éthique à ma regrettée huile tout-en-un. Et tant qu’à faire, j’ai préféré me diriger vers une huile locale, qui ne soit pas produite à l’autre bout du Monde.

Le chanvre est cultivé en France et présente la singularité de ne nécessiter aucun additif. Je te mets ici un lien où tu trouveras moult informations à propos des avantages écologiques du chanvre.

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Oui, c’est bien du chanvre.

J’utilise cette huile depuis plusieurs semaines, et, s’il est certain que nous n’avons pas tou-te-s le même type de cheveux ni de peau, je vous recommande tout de même de la tester.

S’il s’agissait de la consommer dans son alimentation (ce n’est pas une huile connue pour son goût raffiné, je préfère te prévenir), on pourrait dire qu’elle est relativement chère (celle que j’ai achetée m’a coûté 10,99 € les 25 cl). Mais lorsque l’on réfléchit en terme de cosmétiques, compte tenu de tout ce que cela permet de remplacer et sachant qu’elle me durera sans doute de longs mois (peut-être un an, qui sait ?), je trouve son usage plutôt économique. (J’ai bien sûr conscience que, bien que ça dure longtemps et que ce soit économique à long terme, une telle somme relève quand même d’un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre.) Je stocke la mienne dans un petit flacon pompe en verre dans laquelle se trouvait une autre huile végétale (je l’ai finie, hein, je ne l’ai pas jetée dans l’évier) et je place la grande bouteille avec le reste de l’huile au réfrigérateur (merci à la personne qui m’a appris que ça permettait de conserver au mieux les propriétés des huiles).

Mais venons-en au faits, quels usages peut-on faire de l’huile de chanvre ?

  • L’huile de chanvre présente l’avantage d’être non-comédogène, ce qui la rend tout à fait adaptée au visage. J’en applique chaque matin une pompe (si tu souhaites te maquiller ensuite, n’en mets pas trop) et chaque soir deux ou trois pompes sur mon visage afin de nourrir ma peau (sèche en ce moment). Je dois quand même vous prévenir que, si à titre personnel j’adore l’odeur, ce n’est, pour beaucoup de personnes, pas le cas.
  • Elle peut également être utilisée en bain d’huile, sur les cheveux lisses tout du moins (concernant les autres types de cheveux, je ne saurais rien t’affirmer). Il suffit d’en mettre suffisamment au creux de sa main (tout dépend de la longueur de tes cheveux et de leur quantité) et d’en appliquer sur les longueurs ; j’aime bien passer ce qu’il reste sur les racines (un bain d’huile somme toute très classique) et laisser poser plusieurs heures, tout une nuit ou si je peux toute une journée, voire deux.
  • Comme toutes les huiles végétales, l’huile de chanvre fait un très bon démaquillant. Elle est un peu épaisse, alors il est conseillé de la chauffer un peu dans ses mains au préalable. Je tiens quand même à rappeler qu’en cas de galère, toute huile utilisée en cuisine peut être utilisée pour le démaquillage.
  • Si elle sert à nourrir la peau du visage, l’huile de chanvre peut également être appliquée sur le corps. Ai-je besoin d’en dire plus ? Peau douce garantie !

C’est terminé ! J’espère que cet article t’a plu et qu’il t’a donné des pistes pour remplacer les huiles qui viennent de l’autre bout du globe. N’hésite pas à partager si c’est le cas, à nous dire en commentaires si tu as testé ou veux tester l’huile de chanvre, et sinon quelle huile végétale tu utilises.

I send you hemp vibes,

E.

 

Expérience verte #2 : Je redonne vie à mon maquillage

Bonjour à tout-es-s !
Je me suis rendu compte il y a peu de temps que mon mascara était complètement vide et je me suis dit que plutôt que de le jeter et d’en racheter un autre, je trouverai un moyen de rallonger sa durée de vie. Et après quelques rapides recherches sur internet, je me suis aperçue que non seulement c’était possible mais que ces techniques évitaient de gaspiller une large quantité dudit mascara. Je tiens quand même à préciser que je ne me maquille pas beaucoup donc certains de mes conseils seront peut-être trop faibles pour des personnes qui se maquillent régulièrement et qui utilisent une quantité conséquente de maquillage.

Me revoilà donc avec un nouvel article pour m’attaquer à un sujet épineux … le maquillage ! Eh oui, quitte à se lancer dans un mode de vie aussi respectueux que possible de l’environnement, autant essayer de s’améliorer dans tous les domaines. En revanche je tiens à vous avertir que cet article ne sera pas une longue liste de toutes les marques plus ou moins bio présentes sur le marché, mais plutôt un ensemble d’astuces pour réduire largement vos achats de maquillage.

  • Le mascara (qui est quand même à l’origine de cet article)

Nous sommes d’accord là dessus, le mascara sèche beaucoup trop vite pour pouvoir en profiter. Délivrons nous donc de l’obsolescence programmée du mascara en ajoutant quelques gouttes d’huile végétale (n’importe laquelle) dans le tube. Effet immédiat, votre mascara paraît aussi plein qu’au premier jour (pour peu qu’il l’ai été). Je l’ai fait une fois et je pense pouvoir le faire encore deux ou trois fois avant de le jeter. Mais, une fois le tube complètement vide, tu peux tout de même garder la brosse et l’utiliser comme brosse à sourcils (ou brosse à trou de nez ou balayette pour nettoyer les bouts de frangipane qui restent coincés dans la fève – toi-même tu sais à quel point c’est chiant de nettoyer une fève avec pleins de replis).

  • L’ eyeliner

Surprise ! L’eyeliner se recharge également. J’ai deux eyeliners (puisque parmi mes erreurs de jeunesse j’ai acheté un eyeliner en forme de je-ne-sais-quoi que je suis toujours incapable d’utiliser aujourd’hui). La technique consiste à ouvrir l’eyeliner (c’est possible) en tirant sur le feutre ou sur la partie plastique directement en dessous. Cette partie est amovible. Il suffit ensuite de plonger la partie externe de l’eyeliner (celle que tu utilises pour te peindre la figure) à l’intérieur du tube d’eyeliner pour remettre de l’encre dessus. ATTENTION, cette technique ne marche pas pour tous les eyeliners (y compris mon « bad » eyeliner dont la pointe s’est seulement allongée pour laisser apparaître le bâtonnet d’encre, directement relié à la pointe.) (cf. la photo ci-dessous).

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  • La poudre : fard à paupière, fond de teint, hightlighter, etc.

A présent on passe à quelque chose d’un tout petit peu plus complexe : réparer une poudre en mille morceaux.

Il vous faudra :

  1. De l’alcool à 70° ou 90°.
  2. Un petit récipient (tout dépend de la quantité de poudre que vous avez)
  3. Une spatule (personnellement j’ai utilisé une fourchette)
  4. Je vous conseille une pipette pour plus de précision, ainsi qu’un petit pinceau.

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  1. Tout d’abord, versez l’intégralité de la poudre dans le récipient. Vous pouvez vous aider du pinceau s’il reste de la poudre accrochée au contenant. Une fois que la poudre est dans le récipient prévu à cet effet, nettoyez bien le récipient initial, où vous remettrez à la fin votre poudre réparée.20190127_151108-558593969.jpg
  2. Écrasez ensuite toute la poudre avec votre ustensile pour avoir un résultat homogène. Une fois terminé, rajoutez peu à peu quelques gouttes d’alcool sur la poudre et mélangez en essayant d’obtenir une pâte molle, ni dure ni liquide.20190127_151602-836720679.jpg
  3. Une fois cette pâte obtenue, transvasez-la dans votre récipient initial et essayez de tasser et de répartir la poudre de manière à obtenir une surface lisse et plane.20190127_152233-971623149.jpg
  4. Voilà! Il suffit à présent d’attendre deux jours environ pour que la pâte sèche à l’air libre pour pouvoir l’utiliser de nouveau. Bon courage!
  • Le rouge à lèvres

Enfin, je voudrais vous montrer comment réparer son bâtonnet de rouge à lèvre cassé, parce que sincèrement c’est pas compliqué du tout.

  1.  Pour réparer votre rouge à lèvre cassé il vous suffit d’un briquet (et d’un frigo si possible). Faites durcir vos deux parties du rouge à lèvre au frigo puis, avec le briquet faites chauffer le haut de la partie cassée afin de faire couler le rouge à lèvres sur la fissure. Faites ça tout autour du tube. Replacez ensuite votre rouge à lèvre au frigo pendant deux heures minimum.20190128_145221768995529.jpg
  2. Si la cassure se situe dans le bâtonnet, essayez de retirer l’intégralité du bâton de maquillage, recollez les deux bouts avec le briquet puis replacez le bâton de maquillage dans le tube.

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Et voici le résultat…

Voilà ! C’est fini pour aujourd’hui, j’espère que cet article vous sera utile, n’hésitez pas à le partager si c’est le cas et à nous faire part en commentaires de vos expériences vertes.

I send you multicolored vibes,

A.

Les Labiorantines – 💚

Expérience verte #1 : Je fabrique ma lessive : la recette la plus simple du Monde

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour la première de nos « Expériences vertes ». (Il était temps, je te signale quand même que c’est dans le nom de ton blog.)

Depuis quelques temps maintenant, je m’intéresse aux produits ménagers faits-maison mais je n’avais jamais vraiment franchi le pas. Alors quand je me suis retrouvée avec un panier à linge plein à ras bord, plus une goutte de lessive et l’impossibilité d’en acheter, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai cherché plusieurs recettes sur Internet, mais comme toutes nécessitaient des ingrédients que je n’ai pas chez moi, j’ai rapidement étudié la question et je me suis donc décidée à concocter ma lessive, avec les ingrédients que j’avais à disposition. Et je peux vous garantir que vous ne trouverez pas plus simple et économique !

Les ingrédients :

  • Du savon de Marseille (Je vous recommande vivement d’éviter les composants chimiques.)
  • Du bicarbonate de soude
  • De l’eau

C’est tout ce dont vous aurez besoin (ainsi que d’un peu d’huile de coude pour râper le pain de savon). Par ailleurs, je cherche depuis un moment maintenant un savon de Marseille qui soit à la fois biologique et sans huile de palme, alors si vous savez où en trouver, merci de nous en faire part en commentaire.

Passons maintenant aux différentes étapes :

  • Vous pouvez trouver le savon de Marseille directement sous forme de copeaux mais si comme moi vous en avez un bloc à la maison (je trouve qu’il s’agit du meilleur nettoyant pour le corps et le visage), coupez-en un gros bout et râpez le. Cette étape peut prendre un peu de temps, j’en profite donc pour en préparer à l’avance.50474517_325357238106220_1354359628317589504_n.jpg
  • Placez dans une casserole deux verres de copeaux de savon de Marseille pour quatre verres d’eau. Faites chauffer en augmentant petit à petit le feu pour faire fondre le savon.
  • Ajoutez pour terminer trois cuillères à soupe et demie de bicarbonate de soude.
  • Remuez bien afin d’homogénéiser le tout.
  • Versez dans le contenant de votre choix.
  • Dégustez ! (Non, je rigole. Ne faites pas ça !)

Si le savon s’est solidifié dans la bouteille, pensez à la secouer avant usage.

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C’est déjà terminé. Une fois que le savon est râpé, la préparation se fait rapidement. Je conserve pour ma part les copeaux de savon dans des pots en verre préalablement stérilisés que je place dans un endroit sec.

J’espère que vous reproduirez cette recette, qu’elle vous permettra de faire des économies et une réduction de vos déchets, et que vous apprécierez vous glisser dans vos vêtements propres.

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur la recette en commentaires et à partager l’article si la recette vous a plu.

I send you clean vibes,

E. (et merci à C-R pour les photos)

Les Labiorantines

Défi vert #3 : Cette année, je n’achèterai pas de vêtements neufs

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour le troisième défi vert, soit le deuxième de l’année (oui, ça s’enchaîne !). Aujourd’hui, je nous mets donc au défi, tou-te-s celles et ceux qui souhaitent le relever, de passer une année entière sans acheter de vêtements neufs. Et pour ça je vais bien entendu vous partager quelques astuces que j’applique moi-même.

Je vous écris cet article avec un recul de quelques mois puisqu’à la fin des soldes d’été, j’ai décidé de ne plus acheter quoique ce soit dans les grandes chaînes de textile dont nous connaissons les pratiques abominables en terme de droits humains et de destruction de l’environnement. Si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille de regarder le documentaire The true cost, notamment disponible sur la grande plateforme en ligne de films et de séries qui t’as certainement converti-e malgré toi à la series addiction (oui, j’invente des expressions, c’est un talent à part). Et pourquoi ne pas faire des recherches complémentaires sur l’impact global de ces industries ? Je vous prépare un article à ce sujet pour plus tard.

Mais je me suis rapidement rendue compte que les marques de vêtements dont l’éthique me plaisait étaient largement inabordables. Et puis j’ai réfléchi et j’en suis arrivée à la conclusion que tant d’un point-de-vue écologique, qu’économique, la seconde-main m’était  la solution la mieux adaptée. Mais ça, je le développe dans les conseils qui suivent. Avant tout, je souhaiterais rappeler qu’il est important de revoir notre (sur)consommation mais qu’elle ne sera jamais parfaite et que c’est inutile de se culpabiliser ou de culpabiliser les autres (en revanche c’est toujours une bonne idée de se partager les astuces pratiques et économiques). Je te mets ici l’article où j’en parle plus en détail.

C’est maintenant l’heure des astuces pour ne plus acheter de vêtements neufs !

  1. Faire un tri dans ses vêtements : Au fil des années, on a tendance à accumuler beaucoup de vêtements et à garder ceux qui ne nous servent plus, soit par attachement sentimental, soit parce que « J’en aurai peut-être besoin un jour. » On se retrouve donc avec beaucoup de vêtements qu’on ne porte plus et qui nous encombrent tellement que l’on finit par ne plus s’habiller qu’avec ceux qui se trouvent au sommet de la pile. Alors pourquoi ne pas prendre une après-midi, éventuellement aidé-e par d’autres personnes, pour trier ses tiroirs/penderies/armoires/boîtes. On peut ainsi retrouver de superbes habits dont on ne se souvenait plus et faire le point sur ce dont on a, ou non, besoin. Pour ma part, j’ai l’habitude de donner à Emmaüs les affaires dont je souhaite me séparer (vous pouvez également les revendre sur des sites de vide-dressing.)
  2. Se munir d’un fil et d’une aiguille : On n’y pense pas nécessairement, mais un vêtement troué n’est pas nécessairement bon à jeter. Il est même plutôt aisé de recoudre les petits trous où de les recouvrir de patchs thermo-collants. Et pour les plus habiles et créatives/créatives, il est même possible de transformer les habits usés en d’autres choses (utiliser ses vieux collants en guise d’élastiques, recycler ses vieux t-shirts en torchons ou en papier cadeau, faire de son jean troué un short d’été, etc.)
  3. Les artisan-e-s sont vos ami-e-s : Dans la même logique, il est tout à fait possible de se rendre chez un cordonnier ou une cordonnière pour faire ressemeler ses chaussures ; ou bien chez une couturière ou un couturier si la couture ne fait pas partie de nos aptitudes. De plus, cela permet de faire fonctionner les petits artisanats et de garder à vie – ou presque – les vêtements que tu aimes de tout ton coeur.
  4. Faire les friperies : J’ai toujours aimé faire les friperies, déambuler des heures parmi les rangées de pulls de grand-pères, des jeans qui sentent la cave, des chapeaux uniques … Même si ces dernières années les vendeuses/vendeurs ont profité de l’engouement autour du vintage pour largement augmenter les prix, il reste des endroits où, pour quelques euros, voire quelques centimes, vous trouverez des pièces magnifiques.
  5. Regarder les sites de vide-dressing : Je ne donnerai pas de nom de site en particulier, mais on en trouve facilement, il suffit de taper « Sites de vide-dressing » dans la barre de recherche Ecosia (quel conseil précieux et rare). C’est ma découverte de l’année, et c’est vraiment grâce à ça que j’ai pu totalement renoncer aux grandes lignes de fringues. Parce que les friperies, c’est chouette, c’est même très chouette, mais à moins d’être passionné-e de vintage c’est compliqué de s’y habiller totalement. Sur les sites de vide-dressing on trouve surtout des vêtements récents, et c’est trop bien ! Ça m’a également permis de résoudre le dilemme des chaussures, puisque sur le site que j’utilise on peut sélectionner des vêtements qui n’ont jamais ou très peu été portés (parce marcher dans les pompes de quelqu’un-e que je ne connais pas, ça ne m’a jamais vraiment emballée). D’ailleurs on peut filtrer très précisément ses recherches : en fonction de la taille, de l’état du vêtement, de la zone géographique (si comme moi vous préférez les remises en main-propre que les envois) … Il n’y a malheureusement pas de manière d’essayer, alors si j’hésite entre deux tailles, je prends toujours celle au-dessus (toujours avoir une ceinture dans son tiroir !). Il est également possible de demander les mesures au vendeur ou a la vendeuse. Et au pire, si l’article ne convient pas, il sera toujours possible de le revendre !
  6. Échanger : Je ne l’ai pas encore fait, mais ça me trotte dans la tête alors je vous partage l’idée. Pourquoi ne pas organiser des après-midis avec ses ami-e-s où chacun-e apporterait des vêtements ou accessoires dont il ou elle ne voudrait plus ? Une manière conviviale de renouveler sa garde-robe et de pratiquer le troc, qui, selon moi, devrait (re)prendre place dans nos vies.
  7. Fabriquer ses vêtements : Je rêve d’apprendre la couture et j’aime beaucoup tricoter. C’est particulièrement satisfaisant de porter le fruit de sa création, ne trouvez-vous pas ? Il est bien sûr possible de réutiliser le tissu de ses anciens vêtements, ou d’en acheter dans un marché (petite confession : je ne couds pas -encore – mais j’adore traîner dans les magasins de tissus). Dans tous les cas je trouve que ça rend le rapport aux vêtements différents. Et puis c’est un loisir très agréable (bien sûr tout le monde n’aime pas).

S’en est fini de mes astuces, j’espère que l’article vous aura plu, que vous relèverez le défi et que vous ferez de belles économies et de chouettes trouvailles. N’hésitez pas à partager vos propres conseils en commentaires et à partager pour que plus de gens nous rejoignent dans cette aventure.

I send you vintage vibes,

E.