Expérience verte #3 : Je découvre les vertus cosmétiques de l’huile de chanvre

Bonjour à tou-te-s !

Aujourd’hui, c’est avec un article sur l’huile de chanvre que je vous retrouve. J’avais pour habitude, les années passées, d’utiliser de l’huile de noix de coco, qui présentait l’avantage d’être peu chère et multi-fonctions. Elle permettait un bon démaquillage (à l’instar de toutes les huiles végétales, ou presque), une nutrition satisfaisante des cheveux (à noter qu’il existe de nombreux types de cheveux différents et à ma connaissance, l’huile de coco peut-être asséchante pour certains) et de la peau. Le tout couronné d’une délicieuse odeur (lorsque j’en appliquais sur le corps je trouvais que je sentais le biscuit).

Cependant, j’avais déjà été interpellée à l’époque par la certification « vegan » qui apparaissait sur le pot que j’achetais. Je me souviens avoir pensé pendant un moment, qu’il s’agissait de marketing pur et simple. (Oui, parce que les produits végétaliens de base comme les compotes, va falloir arrêter de les certifier véganes pour se faire plus d’argent dessus. #CapitalismeVégane – Tu me diras, vu qu’on trouve parfois de la cire d’abeille autour des pommes …)  Et puis un jour, je suis tombée sur une vidéo qui montrait des singes domestiqués et exploités pour aller cueillir les noix de coco dans les arbres. (D’où la certification végane.) J’ai donc fait des recherches et j’ai ainsi découvert que les travailleurs et les travailleuses du secteur étaient eux-mêmes exploité-e-s de manière atroce et c’était pourquoi elles et ils se retrouvaient à utiliser des singes dans leur travail. Je ne suis pas spécialiste de la question (comme je te dis toujours, Ecosia est ton ami-e) mais de ce que j’ai pu lire, ces conditions de travail sont notamment dues à la demande croissante en Occident de produits dérivés de la noix de coco et notamment de son huile. Alors je te mets ici un article de La Coquette Ethique qui résume pas mal la question. 

Pour ma part, si je suis ici pour te parler de l’huile de chanvre c’est parce que, comme tu t’en doutes, après toutes ces découvertes, j’ai cherché une alternative éthique à ma regrettée huile tout-en-un. Et tant qu’à faire, j’ai préféré me diriger vers une huile locale, qui ne soit pas produite à l’autre bout du Monde.

Le chanvre est cultivé en France et présente la singularité de ne nécessiter aucun additif. Je te mets ici un lien où tu trouveras moult informations à propos des avantages écologiques du chanvre.

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Oui, c’est bien du chanvre.

J’utilise cette huile depuis plusieurs semaines, et, s’il est certain que nous n’avons pas tou-te-s le même type de cheveux ni de peau, je vous recommande tout de même de la tester.

S’il s’agissait de la consommer dans son alimentation (ce n’est pas une huile connue pour son goût raffiné, je préfère te prévenir), on pourrait dire qu’elle est relativement chère (celle que j’ai achetée m’a coûté 10,99 € les 25 cl). Mais lorsque l’on réfléchit en terme de cosmétiques, compte tenu de tout ce que cela permet de remplacer et sachant qu’elle me durera sans doute de longs mois (peut-être un an, qui sait ?), je trouve son usage plutôt économique. (J’ai bien sûr conscience que, bien que ça dure longtemps et que ce soit économique à long terme, une telle somme relève quand même d’un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre.) Je stocke la mienne dans un petit flacon pompe en verre dans laquelle se trouvait une autre huile végétale (je l’ai finie, hein, je ne l’ai pas jetée dans l’évier) et je place la grande bouteille avec le reste de l’huile au réfrigérateur (merci à la personne qui m’a appris que ça permettait de conserver au mieux les propriétés des huiles).

Mais venons-en au faits, quels usages peut-on faire de l’huile de chanvre ?

  • L’huile de chanvre présente l’avantage d’être non-comédogène, ce qui la rend tout à fait adaptée au visage. J’en applique chaque matin une pompe (si tu souhaites te maquiller ensuite, n’en mets pas trop) et chaque soir deux ou trois pompes sur mon visage afin de nourrir ma peau (sèche en ce moment). Je dois quand même vous prévenir que, si à titre personnel j’adore l’odeur, ce n’est, pour beaucoup de personnes, pas le cas.
  • Elle peut également être utilisée en bain d’huile, sur les cheveux lisses tout du moins (concernant les autres types de cheveux, je ne saurais rien t’affirmer). Il suffit d’en mettre suffisamment au creux de sa main (tout dépend de la longueur de tes cheveux et de leur quantité) et d’en appliquer sur les longueurs ; j’aime bien passer ce qu’il reste sur les racines (un bain d’huile somme toute très classique) et laisser poser plusieurs heures, tout une nuit ou si je peux toute une journée, voire deux.
  • Comme toutes les huiles végétales, l’huile de chanvre fait un très bon démaquillant. Elle est un peu épaisse, alors il est conseillé de la chauffer un peu dans ses mains au préalable. Je tiens quand même à rappeler qu’en cas de galère, toute huile utilisée en cuisine peut être utilisée pour le démaquillage.
  • Si elle sert à nourrir la peau du visage, l’huile de chanvre peut également être appliquée sur le corps. Ai-je besoin d’en dire plus ? Peau douce garantie !

C’est terminé ! J’espère que cet article t’a plu et qu’il t’a donné des pistes pour remplacer les huiles qui viennent de l’autre bout du globe. N’hésite pas à partager si c’est le cas, à nous dire en commentaires si tu as testé ou veux tester l’huile de chanvre, et sinon quelle huile végétale tu utilises.

I send you hemp vibes,

E.

 

Défi vert #3 : Cette année, je n’achèterai pas de vêtements neufs

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour le troisième défi vert, soit le deuxième de l’année (oui, ça s’enchaîne !). Aujourd’hui, je nous mets donc au défi, tou-te-s celles et ceux qui souhaitent le relever, de passer une année entière sans acheter de vêtements neufs. Et pour ça je vais bien entendu vous partager quelques astuces que j’applique moi-même.

Je vous écris cet article avec un recul de quelques mois puisqu’à la fin des soldes d’été, j’ai décidé de ne plus acheter quoique ce soit dans les grandes chaînes de textile dont nous connaissons les pratiques abominables en terme de droits humains et de destruction de l’environnement. Si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille de regarder le documentaire The true cost, notamment disponible sur la grande plateforme en ligne de films et de séries qui t’as certainement converti-e malgré toi à la series addiction (oui, j’invente des expressions, c’est un talent à part). Et pourquoi ne pas faire des recherches complémentaires sur l’impact global de ces industries ? Je vous prépare un article à ce sujet pour plus tard.

Mais je me suis rapidement rendue compte que les marques de vêtements dont l’éthique me plaisait étaient largement inabordables. Et puis j’ai réfléchi et j’en suis arrivée à la conclusion que tant d’un point-de-vue écologique, qu’économique, la seconde-main m’était  la solution la mieux adaptée. Mais ça, je le développe dans les conseils qui suivent. Avant tout, je souhaiterais rappeler qu’il est important de revoir notre (sur)consommation mais qu’elle ne sera jamais parfaite et que c’est inutile de se culpabiliser ou de culpabiliser les autres (en revanche c’est toujours une bonne idée de se partager les astuces pratiques et économiques). Je te mets ici l’article où j’en parle plus en détail.

C’est maintenant l’heure des astuces pour ne plus acheter de vêtements neufs !

  1. Faire un tri dans ses vêtements : Au fil des années, on a tendance à accumuler beaucoup de vêtements et à garder ceux qui ne nous servent plus, soit par attachement sentimental, soit parce que « J’en aurai peut-être besoin un jour. » On se retrouve donc avec beaucoup de vêtements qu’on ne porte plus et qui nous encombrent tellement que l’on finit par ne plus s’habiller qu’avec ceux qui se trouvent au sommet de la pile. Alors pourquoi ne pas prendre une après-midi, éventuellement aidé-e par d’autres personnes, pour trier ses tiroirs/penderies/armoires/boîtes. On peut ainsi retrouver de superbes habits dont on ne se souvenait plus et faire le point sur ce dont on a, ou non, besoin. Pour ma part, j’ai l’habitude de donner à Emmaüs les affaires dont je souhaite me séparer (vous pouvez également les revendre sur des sites de vide-dressing.)
  2. Se munir d’un fil et d’une aiguille : On n’y pense pas nécessairement, mais un vêtement troué n’est pas nécessairement bon à jeter. Il est même plutôt aisé de recoudre les petits trous où de les recouvrir de patchs thermo-collants. Et pour les plus habiles et créatives/créatives, il est même possible de transformer les habits usés en d’autres choses (utiliser ses vieux collants en guise d’élastiques, recycler ses vieux t-shirts en torchons ou en papier cadeau, faire de son jean troué un short d’été, etc.)
  3. Les artisan-e-s sont vos ami-e-s : Dans la même logique, il est tout à fait possible de se rendre chez un cordonnier ou une cordonnière pour faire ressemeler ses chaussures ; ou bien chez une couturière ou un couturier si la couture ne fait pas partie de nos aptitudes. De plus, cela permet de faire fonctionner les petits artisanats et de garder à vie – ou presque – les vêtements que tu aimes de tout ton coeur.
  4. Faire les friperies : J’ai toujours aimé faire les friperies, déambuler des heures parmi les rangées de pulls de grand-pères, des jeans qui sentent la cave, des chapeaux uniques … Même si ces dernières années les vendeuses/vendeurs ont profité de l’engouement autour du vintage pour largement augmenter les prix, il reste des endroits où, pour quelques euros, voire quelques centimes, vous trouverez des pièces magnifiques.
  5. Regarder les sites de vide-dressing : Je ne donnerai pas de nom de site en particulier, mais on en trouve facilement, il suffit de taper « Sites de vide-dressing » dans la barre de recherche Ecosia (quel conseil précieux et rare). C’est ma découverte de l’année, et c’est vraiment grâce à ça que j’ai pu totalement renoncer aux grandes lignes de fringues. Parce que les friperies, c’est chouette, c’est même très chouette, mais à moins d’être passionné-e de vintage c’est compliqué de s’y habiller totalement. Sur les sites de vide-dressing on trouve surtout des vêtements récents, et c’est trop bien ! Ça m’a également permis de résoudre le dilemme des chaussures, puisque sur le site que j’utilise on peut sélectionner des vêtements qui n’ont jamais ou très peu été portés (parce marcher dans les pompes de quelqu’un-e que je ne connais pas, ça ne m’a jamais vraiment emballée). D’ailleurs on peut filtrer très précisément ses recherches : en fonction de la taille, de l’état du vêtement, de la zone géographique (si comme moi vous préférez les remises en main-propre que les envois) … Il n’y a malheureusement pas de manière d’essayer, alors si j’hésite entre deux tailles, je prends toujours celle au-dessus (toujours avoir une ceinture dans son tiroir !). Il est également possible de demander les mesures au vendeur ou a la vendeuse. Et au pire, si l’article ne convient pas, il sera toujours possible de le revendre !
  6. Échanger : Je ne l’ai pas encore fait, mais ça me trotte dans la tête alors je vous partage l’idée. Pourquoi ne pas organiser des après-midis avec ses ami-e-s où chacun-e apporterait des vêtements ou accessoires dont il ou elle ne voudrait plus ? Une manière conviviale de renouveler sa garde-robe et de pratiquer le troc, qui, selon moi, devrait (re)prendre place dans nos vies.
  7. Fabriquer ses vêtements : Je rêve d’apprendre la couture et j’aime beaucoup tricoter. C’est particulièrement satisfaisant de porter le fruit de sa création, ne trouvez-vous pas ? Il est bien sûr possible de réutiliser le tissu de ses anciens vêtements, ou d’en acheter dans un marché (petite confession : je ne couds pas -encore – mais j’adore traîner dans les magasins de tissus). Dans tous les cas je trouve que ça rend le rapport aux vêtements différents. Et puis c’est un loisir très agréable (bien sûr tout le monde n’aime pas).

S’en est fini de mes astuces, j’espère que l’article vous aura plu, que vous relèverez le défi et que vous ferez de belles économies et de chouettes trouvailles. N’hésitez pas à partager vos propres conseils en commentaires et à partager pour que plus de gens nous rejoignent dans cette aventure.

I send you vintage vibes,

E.

Protège ta santé, boycotte le fluor

Bonjour à tous et à toutes !

Aujourd’hui on se retrouve pour un article qui, s’il ne semble pas passionnant de prime abord mériterait qu’on y accorde un peu d’attention. Je vais te parler de dentifrice et des mensonges qu’on nous fait avaler depuis tout-e petit-e sur le fluor.

Le dentifrice a un impact sur notre santé; il est en contact direct avec nos muqueuses et nous en avalons tous les jours, ce qui, en fonction de sa composition, peut occasionner quelques dégâts. Je ne parlerai même pas de l’impact sur l’environnement (#PollutionDesEauxEtPlastiqueÀGogo) .

C’est après avoir vu le documentaire de Audrey Gloaguen sur France 5 Fluor, un ami qui vous veut du mal (je te le recommande fortement mais je n’ai pas réussi à trouver de lien, sorry) que je me suis dit qu’il me fallait absolument écrire cet article. Le texte qui va suivre s’appuie cependant davantage sur mes recherches personnelles.

J’ai commencé mes recherches sur la molécule de fluor, tant vantée par les industries pharmaceutiques, et censée préserver tes dents de toute vicissitude. Et pas besoin de chercher très loin, les problèmes arrivent déjà : sur la page Wikipédia du Fluor je trouve : « Aux conditions normales de température et de pression, le corps simple fluor se présente sous forme de difluor F2, un gaz diatomique jaune pâle, très toxique et extrêmement corrosif. » Si tu te demandes ce que signifie diatomique, ça veut simplement dire que la molécule de fluor est composée de deux atomes. Je ne crois pas en revanche que tu aies besoin que je te traduise « très toxique et extrêmement corrosif ». Je t’accorderai certes que se faire retirer une carie n’est pas une partie de plaisir mais il y a quand même des priorités dans la vie. Bien sûr il se peut que le fluor contenu dans le dentifrice ne soit pas sous la forme de difluor et ça change bien des choses.

Je me suis donc renseignée sur la forme que prend le fluor dans nos dentifrices.

En tapant les mots : « dentifrice fluor » sur Ecosia je tombe sur des centaines de publicités pour dentifrices. Je clique sur la première pour regarder la composition du produit en question:

On peut lire, au milieu de noms étranges qui feraient pâlir d’envie un grimoire de potions « sodium fluoride « . Je le tiens ! Internet nous facilite la vie, je tape donc « sodium fluoride » dans ma barre de recherches et sur Wikipédia (pour changer), je trouve ce que je cherche :  » Le fluorure de sodium est très toxique, et le seul fait de respirer ou de l’inhaler peut être dangereux. Il affecte le système circulatoire, le cœur, le squelette, le système nerveux central et les reins. À terme, il peut même causer la mort. D’autre part, il est très irritant pour la peau, les yeux et le tractus respiratoire. »

Voilà donc ce que tu appliques sur tes dents tous les jours – matin et soir si tu es une personne consciencieuse. Je sais pas toi, mais j’ai préféré arrêter.

J’aurais pu m’arrêter là mais j’ai quand même cherché un poil plus loin, sur la page « dentifrice » de Wikipedia (comme tu le vois mes recherches sont plutôt accessibles à tou-te-s). Je t’épargnes les dix chapitres sur le sujet, voici l’un des passages les plus croustillants :

« Certains types de dentifrices peuvent provoquer des nausées ou la diarrhée s’ils sont ingérés en trop grande quantité. Chez les très jeunes enfants, un empoisonnement aigu au fluorure peut survenir après ingestion d’aussi peu que un pour cent d’un tube de pâte dentifrice aromatisée pour enfants. »

Appétissant!

Mais ne désespère pas, il existe des tas de dentifrices sans fluor et non-toxiques, avec une ribambelle d’arômes différents pour tes papilles sensibles. Si tu as l’envie et le courage, tu peux aussi faire ton dentifrice toi même, c’est encore plus écologique; tu trouveras des dizaines de vidéos sur le net et peut-être même qu’on te livrera un jour notre recette.

Je te fais des bisous (avec une haleine peut être pas aussi fraîche qu’avec du Elmex mais tu me pardonneras!)

A.