Un pesto végétalien pour accompagner tes plats (recette 100% végétale)

Bonjour à tou-te-s !

En ces temps de fête je voudrais vous livrer une recette qui n’a pas de rapport particulier ni avec Noël, ni avec le Nouvel An (ni même avec la choucroute) . Oui, il s’agit bien de l’intemporel pesto dont la renommée a dépassé depuis longtemps les frontières italiennes.

D’ailleurs saviez-vous que le pesto est originellement végétalien ? En effet le fromage est un ajout et n’était pas utilisé dans la recette première.

Venons en aux faits.

Les ingrédients :

  • 30 grammes d’amandes (ou de pignons de pin – si tu es une personne riche)
  • 70 grammes de feuilles de basilic
  • Quatre cuillères à soupe d’huile d’olive
  • Une ou deux bonnes pincées de sel et une pincée de poivre (c’est selon vos goûts à vrai dire)
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Des feuilles de basilic

Les amandes seront broyées mais il est déconseillé d’utiliser de la poudre d’amandes car la consistance obtenue sera très moyenne. Préférez les broyer vous-même (au mixeur, c’est toujours mieux). Votre pesto doit rester léger et craquant.

À présent que tous les ingrédients sont là … on met tout dans le mixeur et on appuie sur le bouton ! Désolée c’est aussi simple que ça ! Mais pour celles et ceux qui n’ont pas la place, l’envie ou les moyens pour un mixeur il vous reste toujours vos bras et la sueur de votre front pour hacher les amandes et les feuilles de basilic.

Bon appétit !

A.

Les Labiorantines

 

Défi vert #2 : Le papier, à la corbeille !

Bonjour à tou-te-s,

En lisant le titre vous avez peut-être pris peur ; soyez immédiatement rassuré-e-s, je ne vais pas vous donner des conseils pour vivre sans papier toilette et encore moins vous recommander d’investir dans une liseuse électronique – #LeDémon (Je plaisante, si tu es un-e adepte de la liseuse, ne m’en veux surtout pas.)

Dans cet article, nous allons simplement discuter de papeterie et de la surconsommation que nous sommes nombreuses et nombreux à faire. Car il y a quelques mois, j’ai décidé que je n’achèterai plus ni papier, ni stylos tant que j’en aurai encore. J’ai pris cette résolution au moment de la rentrée scolaire et je n’ai depuis fait l’acquisition que de papier à dessin dont j’avais besoin pour un cours et que je n’avais pas chez moi.

Vous l’aurez donc compris, je vous écris aujourd’hui pour vous partager quelques astuces qui vous aideront je l’espère, si vous souhaitez mettre fin à votre surconsommation de papeterie en tous genres.

Mais avant ça, laissez-moi vous dresser un bref tableau de la situation : j’adore les carnets ; depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé en être entourée et les remplir. D’histoires, de récits de mes journées, de listes de livres lus, de livres à lire, de projets divers et variés … Ils trouvaient tous une utilité. Mais voilà, j’en ai énormément accumulé et j’en ai peu terminé.

Or, un jour que je me promenais, j’ai rencontré un bénévole d’une ONG environnementale (qui lutte pour la paix verte, si tu vois de qui je parle) et si je ne me souviens pas exactement de notre conversation, je sais qu’il m’avait parlé de l’impact écologique de la production de papier (je te promets de faire des recherches plus approfondies et de t’écrire un article dessus). J’ai ainsi commencé à réfléchir à la question, et quelques temps plus tard, j’ai réalisé que j’avais suffisamment de papier – et par extension d’autres produits de papeterie – pour avoir besoin d’en acheter davantage. Donc merci Monsieur Greenpeace !

Maintenant que je t’ai posé le background, passons aux astuces :

  • Astuce n°1 : Faire un tri dans ses tiroirs.

Vous voyez ces tiroirs de bureau que vous n’ouvrez jamais et que vous avez remplis de tout ce dont vous ne vouliez plus et que vous aviez « Vraiiiiment la flemme ! » de trier ? Il y a certainement plein de feuilles à carreaux que vous utilisiez pour vos cours et que vous avez rachetées parce que vous ne saviez pas qu’il vous en restait. Prenez donc un peu de temps un weekend pour chercher au fond de ces fourre-tout pour faire des piles du papier non utilisé et économiser par la même occasion bien des sous.

  • Astuce n°2 : Griffoner pendant des heures.

Je suis certaine que sur votre bureau vous avez un ou plusieurs pots pleins de crayons et de stylos de toutes sortes. Et ce, sans parler de ceux qui s’accumulent dans vos trousses. Installez-vous avec de la musique en fond, prenez une vieille enveloppe, un ancien ticket de caisse, un bout de dissertation ratée et motivez-vous ! Testez chacun de vos stylos et feutres, jetez ce qui ne fonctionnent plus et rangez correctement ceux que vous pourrez encore utiliser.

  • Astuce n°3 : Découpez vos cahiers de cours.

Quelque chose d’idéal à faire en fin d’année scolaire. On termine généralement les cours sans avoir utilisé l’intégralité de nos cahiers. Quel gâchis tout ce papier jeté ! Alors pourquoi ne pas découper les feuilles vierges et les ranger avec les autres (celles de l’astuce n°1 – Tu suis ou pas ?)

  • Astuce n°4 : Réutiliser d’une année sur l’autre.

Si vous étudiez dans le secondaire, les professeur-e-s vous demandent certainement d’acheter chaque année un nouveau cahier. Mais si vous avez le choix, rien ne vous empêche d’utiliser ceux de l’année précédente. Il vous suffit de plier ou de marquer d’un onglet la page qui sépare les deux cycles et de bien indiquer la matière en question sur la couverture.

  • Astuce n°5 : Donner.

Je me suis retrouvée au début de l’année avec un énorme tas de copies simples et de copies doubles dont je savais que je n’aurai pas l’utilité en-dehors des devoirs à rendre et des évaluations, puisque je prends mes cours sur des carnets. J’en ai donc proposées à des ami-e-s avant qu’iels n’aillent faire leurs courses de rentrée. J’en ai suffisamment gardées pour ne pas être en manque, et j’ai ainsi débarrassé mes proches d’un achat.

  • Astuce n°6 : Reconvertir.

Pour ce qui est des petits carnets à usage plus personnel, je les ai tous retrouvés (Et dedans je suis tombée sur des choses que j’aurais préféré oublier.) et les ai simplement continués de la manière que je voulais. J’ai transformé des carnets de notes en journal de bord, par exemple. Libre à vous d’en faire ce que vous voulez.

Voilà, l’article est terminé ! J’espère qu’il vous aura plu et que vous n’aurez plus besoin d’acheter de papeterie pendant un bon moment.

Si les astuces vous ont été utiles, n’hésitez pas à les partager et à commenter pour nous donner vos astuces à vous pour éviter la surconsommation de papier.

I send you anti-consumerism vibes,

E.

Les Labiorantines.

Bonne année 2019 !

Chères lectrices et chers lecteurs,

Pour cette année qui commence, nous vous présentons tous nos vœux de bonheur.

Que vos vies soient pleines de bien-être et d’amour, d’engagements, de luttes et de victoires. De solidarité et de sororité, de partages et de belles rencontres. De résistance toujours et encore, de liberté(s) et de confort et de réconfort.

Nous vous souhaitons des baignades dans la rivière, des promenades en forêt, des cueillettes en montagne . Des après-midis au soleil et des soirées entre ami-e-s. Des fruits sucrés et des lectures enrichissantes. De la réussite dans ce que vous entreprendrez, de la créativité et aussi du repos. Des siestes au pied des arbres, des heures de rigolades. De la musique et des cocktails (avec ou sans alcool), des couleurs et des paillettes. Des découvertes et apprentissages, des fleurs et des lumières dans la nuit. Des étoiles filantes et des vœux réalisés, des pleines Lunes et des nouvelles chances.

Dansez, criez, riez aux éclats, pleurez parfois, chantez à en perdre la voix. Voyagez, à pied, à vélo, en train, en avion, en bateau, en charrue (sans les bœufs), en patins à roulettes.

Et puisque c’est le moment de rêver, que tous les systèmes de dominations qui contraignent nos vies à tou-te-s soient détruits, par la force de nos unions et de nos actions.

Que vos existences soient comblées, merci de nous suivre.

We send you 2019 vibes,

E. et A.

Les Labiorantines.

 

Des cookies au chocolat et aux noix pour un goûter d’hiver (recette 100% végétale)

Bonjour à tou-te-s !

On vous retrouve en cette froide journée d’hiver pour une succulente recette qui accompagnera bien votre thé. Si vous la reproduisez, nous serons ravies de recevoir vos photos (vous trouverez les liens vers nos réseaux sociaux en page d’accueil et notre adresse mail en fin d’article) et si vous aimez, n’hésitez pas à partager.

C’est parti !

Les ingrédients :

  • 275 grammes de farine
  • 300 grammes de sucre roux
  • 75 grammes de cacao en poudre
  • Quelques noix (ici une douzaine)
  • 125 grammes de chocolat (le chocolat végétalien est facilement trouvable, sans pour autant être certifié végane)
  • 250 grammes de margarine
  • Un filet de lait végétal (ici du lait de soja)
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 pincée de sel

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Passons aux différentes étapes :

  1. Pensez à sortir la margarine une vingtaine de minutes avant de vous mettre en cuisine.
  2. Commencez par casser les noix et coupez-les en morceaux. Concassez ensuite le chocolat.
  3. Mélangez dans un saladier la margarine et le sucre roux, jusqu’à avoir une consistance homogène.49282221_2238059516432677_4372104053937668096_n 2.jpg
  4. Ajoutez le cacao en poudre et la farine et remuez en versant un filet de lait végétal.
  5.  Rajoutez à la pâte la levure chimique, l’extrait de vanille et une pincée de sel.
  6. Terminez en incorporant les morceaux de chocolat et de noix.
  7. Enfournez 9 minutes dans un four préchauffé à 200°C.
  8. À la sortie du four, laissez refroidir 30 minutes avant de déguster.
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 Ne panique pas, l’insecte est dessiné sur l’assiette.

Nous espérons que vous vous régalerez de ces délicieux biscuits !

We send you cookies vibes,

E. et A.

(Vous pouvez nous contacter par mail à l’adresse suivante : leslabiorantines@laposte.net)

 

La citation du jour #1 : À propos de l’écoféminisme

Bonjour à tou-te-s,

L’article pour lequel on se retrouve aujourd’hui introduit une nouvelle catégorie qui, je l’espère, sera régulièrement mise à jour. C’est ici que nous partagerons des citations et des extraits de textes qui nous inspirent ou qui nous parlent, alors n’hésitez pas à nous envoyer les vôtres (Je vous mets notre adresse mail en fin d’article, vous pouvez également trouver le lien de notre page Facebook sur la page d’accueil). Dites-nous également en commentaire ce que vous pensez de cette nouvelle série d’articles et de ce premier partage.

« Les écoféministes avancent le fait qu’en raison des rapports sociaux dans lesquels les femmes sont inscrites majoritairement dans nos sociétés, ces dernières font l’expérience qu’une culture qui se construit contre la nature est une culture violemment misogyne, cette dernière justifiant son rapport de prédation à l’égard de l’une sur le dos de l’autre et inversement, imposant de mener de front ces différentes luttes. […] Loin d’essentialiser les liens construits historiquement entre les femmes et la nature, mais sans faire pour autant comme s’ils n’existaient pas, les écoféministes proposent de les penser comme une ‘position privilégiée’. On peut entendre par là l’idée d’un rôle spécifique des filles dans les luttes écologiques lié à la place socialement construite occupée par ces dernières dans nos sociétés. […] faire des connexions entre les femmes et la nature une ‘position privilégiée’ est une façon d’inviter ces dernières à transformer ces liens subis en outils de lutte et d’émancipation. » – Émilie Hache, en préface de Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique, Starhawk, aux éditions Cambourakis

I send you ecofeminist vibes,

E.

(Pour nous contacter : leslabiorantines@laposte.net)

 

 

Défi vert #1 : Soyons gourdes !

Bonjour à tou-te-s !

Et bienvenue dans la nouvelle catégorie des « Défis verts ».

Actuellement dans le Thaylis en direction d’Allemagne, je viens de réaliser que j’ai oublié de prendre ma gourde fétiche et, de dépit, je lance des regards mauvais à cette horrible bouteille plastique que je me suis résolue à acheter dans le wagon-restaurant (acheter de l’eau non mais quelle idée franchement quand on y pense … ).

Vous me voyez venir avec mes gros sabots, je vais essayer de me passer entièrement de bouteilles en plastique dès mon retour d’Allemagne (je te mets ici un lien sur l’empreinte environnementale des bouteilles en plastique). C’est pour cela que je vous partage une liste (non exhaustive) d’astuces pour premièrement ne jamais oublier sa gourde, et deuxièmement, savoir survivre quand on l’a malgré tout oubliée.

  • Première astuce : Soyons sales !

Votre gourde fait partie intégrante de votre sac : ne l’en faites jamais sortir (sauf pour boire, obviously). Vous l’utilisez depuis deux semaines ? Et alors ! De toute façon vous êtes la-e seul-e à boire dedans (plus les ami-es mais elleux c’est la miff ça ne compte plus, vos microbes sont leurs microbes). À la rigueur vous la rincez avec de l’eau quand vous la remplissez MAIS PAS PLUS ! Il ne faudrait pas gaspiller trop d’eau … De cette manière, impossible de l’oublier lorsque vous sortez, puisqu’elle est déjà dans votre sac!

  • Deuxième astuce : Entourons-nous de gourdes !

On achète (je n’aime pas ce verbe, mais je me vois mal fabriquer une gourde, mes talents s’arrêtent avant) plusieurs gourdes, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, de toutes les formes. Trois gourdes par personne ça me paraît raisonnable (et puis ça permet de ne pas devoir appliquer l’astuce n°1 trop régulièrement et de faire tourner les gourdes pour les laver). Vous avez trois sacs ? Ayez trois gourdes ! Le risque d’oubli se réduit. (Après si tu t’organises bien avec une gourde, ne te sens pas obligé-e d’aller claquer ton argent pour suivre mes conseils à la lettre.)

  • Troisième astuce : La méthode chameau.

Cette méthode, peu fiable et personnellement jamais testée, sert néanmoins à certain-e-s de mes ami-e-s. Il s’agit de boire comme un trou (de l’eau bien entendu) avant de partir de chez soi et d’ainsi ne pas avoir soif une fois dehors. Bon, je vous l’accorde, le taux de réussite dépend de beaucoup trop de facteurs (allant de la personne elle-même, passant par la durée de l’expédition jusqu’à la nature de cette sortie – déconseillée pour les treaks de six jours en haute montagne) pour garantir sa fiabilité. Mais pourquoi ne pas essayer ?

On passe maintenant au cas où « J’ai oublié ma gourde ». Que faire ?

  • Quatrième astuce : Achète une gourde à chacune de tes sorties et ouvre un musée.

La meilleure option reste à présent … la gourde ! Eh oui, au lieu d’acheter une énième bouteille d’eau, pourquoi ne pas racheter une autre gourde ( je pense qu’on n’en a jamais assez) ? Il suffit de demander ensuite dans un restaurant qu’ils la remplissent. Je le fais très souvent (de demander dans un restau’ qu’on remplisse ma gourde, pas d’en racheter une ) et je n’ai jamais eu un seul refus (iels n’ont pas le droit de refuser, je crois). Le problème reste que les magasins de gourdes ne sont pas légion et que je pense que peu de gen-te-s peuvent se permettre de dépenser, sans l’avoir prévu qui plus est, le budget d’une gourde à chaque oubli.

  • Cinquième astuce : Abuse de la gentillesse des commerçant-e-s.

Retourne voir le restaurateur ou la restauratrice de tout à l’heure et demande lui un verre.

  • Sixième astuce : Celle que je n’aime pas.

Si vraiment acheter une bouteille en plastique se révèle l’unique solution, achète ta bouteille satanique mais avec à l’esprit une idée pour la recycler de manière intelligente comme une boîte à bijou personnalisée (qu’est ce qu’il ne faut pas dire misère !) ou un bocal pour le riz ou… Wie du willst ! Ma grande-tante les gardait pour entourer les plantes de son jardin avec (je témoigne, c’était très laid) car sinon les biches mangeaient les jeunes pousses (situation bretonne typique). Mais si tu habites en ville cette situation ne te concerne pas vraiment.

  • Septième astuce : On ne boit pas et on meurt.

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Voilà ! J’espère que cet article vous a plu et qu’il pourra vous servir et vous inspirer. N’hésitez pas à partager vos excellentes idées en commentaires !

Sur ce .. Tschüß !

A.

PS : Essayez, si vous le pouvez, de favoriser les gourdes en verre, en métal ou en inox. Elles dureront plus longtemps que les gourdes en plastiques et nuiront moins à votre santé – et à l’environnement !

Histoires d’utérus #2: Tout sur la coupe menstruelle

Bonjour à tou-te-s!

Je vous reviens aujourd’hui pour le second article des « Histoires d’utérus » (J’ai pas tardé, je sais. Mais j’avoue que le sujet me passionne assez.) et c’est pour vous parler de la fameuse, de la formidable, de la révolutionnaire coupe menstruelle.

J’ai appris l’existence de la coupe menstruelle, communément appelée la cup, il y a quelques années déjà, alors que le net commençait à voir fleurir tout un tas d’articles et de vidéos vantant les mérites de ce mode de protection périodique. Je ne l’ai pas utilisée tout de suite et ça ne fait que depuis janvier dernier que je suis devenue adepte de la chose. C’est donc avec un recul de onze cycles, soit approximativement 55 jours d’utilisation, que je viens vous en parler.

Je tiens à rappeler que je ne suis ni doctoresse, ni gynécologue, ni sage-femme et que je ne livre ici que le fruit de mes expériences et de mes recherches.

Mais avant tout, la cup, qu’est-ce que c’est?

Parce que même si son utilisation se démocratise de plus en plus (on peut maintenant en trouver en supermarché), j’ai conscience qu’elle reste méconnue de pas mal de gens. Et c’est tout à fait normal, car personne n’a encore vu de publicité pour la coupe menstruelle à la télévision ou dans la rue (Tu veux arrêter de donner ton argent à des entreprises qui s’en balancent de ta santé et qui détruisent l’environnement? Adopte la coupe menstruelle! *insert le dessin d’une cup remplie de sang rouge, pas bleu*). Alors laissez-moi vous livrer une brève explication.

La coupe menstruelle est une protection périodique faite de silicone médical qui s’introduit dans le vagin, afin de récolter le sang des règles.

Voilà, c’est pas plus compliqué que ça! Du coup je te mets une photo en-dessous pour que tu aies une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, si tu n’en n’as jamais vu.

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(Et là c’est le moment où, si tu as un vagin et que tu ne connais pas la coupe menstruelle, tu te dis : « Mais comment je vais faire rentrer ça? » Ne t’en fais pas, je t’explique tout dans les lignes qui suivent.)

La coupe menstruelle se place donc à l’intérieur du vagin grâce à différents types de pliage. Vous pourrez trouver diverses méthodes sur Internet (Si tu ne sais pas comment on fait, il suffit de taper « Comment mettre une coupe menstruelle ? » sur Ecosia et de cliquer sur le premier lien, ça devrait aller. Je vais quand même pas tout faire pour toi !). Pour ma part, je pince ma cup au milieu, pour lui donner une forme de U et je la glisse dans mon vagin, comme un tampon (avec cependant le soulagement de ne pas insérer du chlore et de la dioxine dans la partie la plus perméable de mon corps). C’est possible de tout de suite sentir la cup se déployer, mais elle reste généralement pliée, à cause de l’effet ventouse des parois du vagin. Il suffit alors de la tourner (ou d’utiliser une autre méthode, selon ce qui nous convient le mieux, mais tout ça vient avec la pratique) pour qu’elle se déplie et puisse ainsi recueillir le flux menstruel. Elle se retire en pinçant l’extrémité avec deux doigts afin d’annuler l’effet ventouse et se vide dans les toilettes ou dans la douche (de préférence – mais je te dis ça, après tu la vides où tu veux, hein.)

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La cup, comme les tampons d’ailleurs, peut être assez longue à apprivoiser pour certaines personnes. Il se peut même qu’elle ne vous soit pas adaptée (et ce n’est vraiment pas grave), mais généralement, ça devient facile après trois ou quatre utilisations. Il existe d’ailleurs différentes tailles de cup, les marques en proposent généralement deux : une plus petite pour les personnes n’ayant jamais accouché par voie basse et/ou ayant des règles peu abondante, et la seconde plus grande, pour les personnes ayant déjà accouché par voie basse et/ou ayant un flux abondant. Il faut alors choisir celle qui nous conviendra le mieux (et si tu te trompes la première fois, tu peux très bien réessayer avec une autre taille, au final ça te reviendra toujours moins cher que des protections « conventionnelles » ). Même si une cup bien placée n’est pas supposée laisser passer de fuites, il peut arriver de se retrouver en fin de journée avec une petite tâche de sang au fond de sa culotte (ou de son string, de son shorty, de son tango  de son caleçon, chacun-e fait bien ce qu’iel veut – je trouve quand même que pendant les règles rien ne vaut la vieille culotte en coton toute détendue) ; il suffit de prendre des précautions et de mettre un protège-slip ou une serviette (lavable, c’est encore mieux !).

Et afin d’éviter les risques d’infection, il est important de nettoyer à chaque fois sa cup avant de la remettre, de se laver les mains avant de la mettre et de la retirer et de bien la stériliser dans de l’eau bouillante au début de chaque cycle.

Les avantages de la coupe menstruelle

Comme vous l’aurez compris, j’aime beaucoup la coupe menstruelle. Je vais donc lister ici, et de manière non exhaustive, les principaux avantages que je lui trouve.

    • La cup, c’est bien plus écologique que les tampons : Je compare ici la cup aux tampons car il me semble que c’est le type de protection « conventionnelle » qu’elle permet de remplacer. Elle présente les mêmes avantages, c’est-à-dire principalement la discrétion et la possibilité de faire du sport avec, notamment de la natation, mais sans les inconvénients (dont je te parle un peu plus bas). Et si selon le site Fleurcup une personne réglée est amenée à utiliser en moyenne plus de 12 000 tampons et plus de 12 000 serviettes jetables dans sa vie (tampons et serviettes jetables non-recyclables et fabriqués dans des conditions extrêmement polluantes pour la plupart), une cup bien entretenue ne se change que tous les dix ans. Que de déchets évités!
    • La cup, c’est économique : Toujours selon le même site, les personnes réglées dépenseraient en moyenne, au cours de leur vie, 2400 € en tampons et autant en serviettes jetables. En-dehors du fait que les protections périodiques devraient être gratuite, mais ne partons pas sur ce sujet-là, une coupe menstruelle coûtant entre 15 et 30 €, si on en utilise quatre au cours de sa vie (une cup qui dure dix ans, quarante ans de sa vie avec des règles tous les mois – sauf périodes exceptionnelles comme la grossesse et les mois qui suivent), le budget variera entre 60 et 120 €. On est loin des 4800 €.
    • La cup, ça permet de mieux comprendre son corps : Comme vous pouvez voir sur le dessin plus haut et comme vous le savez sans doute déjà (et si tu le savais pas c’est pas grave, maintenant tu sauras), le vagin n’est pas tout droit, mais un peu incurvé. Alors pour ma part, j’étais au courant, mais c’est vrai que la cup permet de bien s’en rendre compte. Puisqu’il faut, pour la retirer, mettre le bout de ses doigts dans son vagin pour la pincer, je trouve qu’elle permet de bien appréhender son corps. Également, elle m’a permis de me rendre compte de la quantité de sang que je perds pendant mes règles (qui est bien moindre de ce que peuvent laisser penser les serviettes) et si je n’étais personnellement pas répugnée plus que ça par mon sang, je comprends maintenant que ça n’a vraiment rien de dégoûtant (je trouve ça même particulièrement stylé d’avoir un corps qui a des règles – j’attends quand même pas cette période avec impatience chaque mois, abuse pas.)
    • La cup, c’est meilleur pour la santé : Ces dernières années, le grand public a été informé de la composition particulièrement nocive des tampons, qui n’est d’ailleurs pas affichée sur les boîtes de protections « conventionnelles ». De la dioxine aux dérivés de chlore en passant par le glyphosate (oui l’hercide qui tue les abeilles, tout à fait), c’est un vrai cocktail chimique que l’on met à l’intérieur de notre corps, les muqueuses, et particulièrement celles de notre vagin, étant la partie la plus perméable du corps. (Ça donne envie, n’est-ce pas?) Le port prolongé de tampon a également donné lieu à de nombreux cas de Syndrome du Choc Toxique (je te mets un article ici pour comprendre la chose, en attendant de te faire un article dessus – ou pas) et, si la cup n’empêche pas de le contracter, elle réduit très grandement les risques (n’oublie donc jamais de changer de tampon toutes les quatre heures ou de vider ta coupe menstruelle toutes les six heures). Pour finir avec les effets sympas du tampon sur le corps, il faut savoir qu’il peut également provoquer notamment des mycoses (oui le truc qui te démange l’entrejambe au point que tu évites de sortir de chez toi quand t’en as), car il absorbe toutes les sécrétions vaginales et créé ainsi des sécheresses vaginales (un autre truc sympa) qui favorisent les irritations et les micro-traumatismes qui aident au développement des mycoses. La cup protège en revanche la flore vaginale en ne récoltant que le sang menstruel.
    • La cup, ça permet de récupérer son sang pour en faire des choses formidables : Je t’en parlais rapidement dans l’article précédent, mais il existe des artistes qui utilisent leur sang menstruel pour peindre. Si c’est un projet, vous pouvez tout à fait vider votre cup dans un bocal et attendre – ou pas – la fin de votre période de règles pour vous lancer dans votre création. Pour ma part je ne sais pas peindre mais il faut que j’avoue, et s’il-vous-plaît, dites-moi que je ne suis pas la seule à penser ça, que lorsque je vide ma cup dans mes toilettes, je trouve que le sang qui se dilue dans l’eau et qui fait des formes étranges sur les parois, c’est vraiment très joli (on ne juge pas, chacun-e se réapproprie son corps comme iel peut). Le sang menstruel est par ailleurs un puissant fertilisateur, donc rien n’empêche de l’utiliser, mélangé à de l’eau, pour aider vos plantes à pousser. Je doute que vous réussirez à arroser votre potager entier, mais je trouve ça génial ! (Et si ça te dégoûte, rappelle-toi qu’on utilise des excréments de chevaux pour nourrir ses plantes.) Pour finir, rien ne vous empêche d’utiliser ce sang récolté dans le cadre d’une action féministe ; je vous laisse l’imagination libre à ce sujet.

Les inconvénients de la coupe menstruelle

Après vous avoir dressé un portrait unilatéral de la coupe menstruelle et de ses moult vertus, laissez-moi vous partager les quelques inconvénients que je lui trouve.

  • La cup ne protège pas du Syndrome du Choc Toxique : Je me répète sans doute, mais ce point-là, que ce soit concernant les tampons ou concernant la cup, me semble primordial. La cup réduit les risques de contraction du Syndrome du Choc Toxique mais elle ne les annule pas complètement. Le Syndrome du Choc Toxique est lié à la prolifération du Staphylocoque doré (je te laisse faire tes petites recherches) qui est favorisée par la stagnation du sang dans le vagin. Afin d’éviter cela, il est très très très (très très très) important de vider et de rincer sa cup toutes les six heures (et pas toutes les douze heures comme on croyait au début). Pour ma part, j’ai commencé à l’utiliser en pensant qu’il était sans danger de la vider toutes les douze heures et, même si la journée je la nettoyais plus souvent, il m’arrivait de la garder toute la nuit. J’ai dorénavant opté pour des serviettes lavables la nuit, qui permettent en plus au vagin de « se reposer » un peu.
  • La cup n’est pas pratique à changer dans les lieux publics : Puisqu’il est important de rincer régulièrement sa coupe menstruelle au cours d’une journée, il faut avoir accès à un point d’eau. Et comme vous aurez remarqué, les toilettes publiques, hormis celles réservées aux personnes handicapées, ne possèdent pas de lavabos à l’intérieur des cabines individuelles. Je vais donc vous livrer ma petit technique pas si secrète que ça, puisque je me doute que personne n’a envie de vider son sang en public, tout ça par souci de civilité. J’emporte donc toujours une petite bouteille d’eau dans mon sac. (Le genre de petite bouteille en plastique que tu t’es retrouvé-e à devoir acheter d’urgence – mais comme t’es écolo tu t’es dit que tu la garderais, sauf que t’as pas envie d’avaler des résidus plastiques dans une bouteille vieille de trois semaines. Maintenant tu sais quoi en faire !) Une fois ma cup vidée et l’oeuvre d’art qui en résulte observée, je verse un peu d’eau à l’intérieur et je frotte afin de faire partir le sang.
  • La cup peut faire mal si elle est mal positionnée : La plupart des personnes réglées ont certainement déjà expérimenté la sensation du tampon mal placé (appelée aussi la pire sensation au monde, juste avant le petit doigt éclaté contre un coin de canapé) ; avec la cup, c’est à peu près pareil. Je vous conseille donc d’apprendre à bien la placer et d’être à l’aise avant de sortir avec. Comme avec les tampons, un peu de pratique et de persévérance sont nécessaire si vous avez envie d’utiliser la coupe menstruelle.
  • La cup n’est pas adaptée à tout le monde : C’est bien possible que la coupe menstruelle ne vous convienne pas. Si après de nombreuses tentatives ça ne fonctionne pas, laissez-la de côté, ne vous mettez surtout pas la pression pour ça. Vous pourrez réessayer plus tard si vous le souhaitez, mais ne vous sentez pas anormal-e parce que vous n’avez pas réussi ou ne pouvez pas l’utiliser. Je connais des gen-te-s qui ont été dégoûté-e-s lors du premier essai car iels avaient mal pincé leur cup pour la retirer et que la douleur les avait poussé-e-s à ne pas réessayer. J’ai également conscience que la situation physique de certaines personnes ne leur permet pas d’utiliser la cup ou que d’autres ont du mal à voir du sang, voire en ont une phobie. Et même si, comme je le disais précédemment, la cup est économique,  il s’agit d’un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre. Je voudrais également ajouter que pour les personnes qui ont des pertes abondantes et qui doivent régulièrement vider leur coupe menstruelle, ce peut être irritant. Ce n’est pas parce qu’énormément de gen-te-s vantent les avantages de la cup – dont moi, donc – qu’elle convient à tout le monde. Nous sommes tou-te-s différent-e-s et même si vous êtes un-e écologiste convaincu-e, il existe d’autres méthodes pour vivre ses règles avec le moins de déchets possibles. Je vous ferai des articles plus tard sur ces types de protection. (Et si tu aimes les tampons ou que tu ne peux pas faire autrement, tu n’en n’es pas moins écologiste.)

Pour terminer, je vous dirai que le but de cet article est purement informatif. La santé des femmes et des personnes assignées femmes n’est clairement pas une priorité à ce que l’on peut voir et je pense qu’il est important que nous ayons tou-te-s les ressources nécessaires pour faire des choix éclairés sur les protections que nous utilisons et leur impact sur notre santé. Mais si vous n’avez pas le choix ou que vous avez envie de continuer à utiliser des tampons bio ou même des tampons « conventionnels », libre à vous, personne ne vous jugera (et si quelqu’un vous juge, dites-lui que ça suffit, la cup est pleine).

Je précise de nouveau, parce que c’est très important, que je ne suis pas une professionnelle de la santé et que si jamais vous avez un doute ou un problème, il vous faut en parler à un-e spécialiste.

J’espère que cet article vous aura plu,

I send you menstrual vibes,

E.