Culpabilisation écologiste et greenwashing, ou pourquoi on ne sauvera pas le monde en consommant « eco-friendly »

Bonjour tout le monde (ou bonsoir, tout dépend),

Je vous retrouve aujourd’hui pour un article que j’ai pris du temps à penser, repenser, écrire et réécrire, tant le sujet m’est apparu vaste et compliqué à aborder de manière adéquate. Mais je suis finalement contente de vous le partager car il s’agit d’une question qui me tient à coeur, qui me fait toujours beaucoup réfléchir et qui a quelques fois donné lieu à des discussions très intéressantes.

Sans oublier que le but de ce qui va suivre n’est pas de livrer une analyse exhaustive du problème (loin de là), mais plutôt de partager avec vous un aspect de ma réflexion personnelle qui sera certainement amenée à encore évoluer.

Je compte donc sur vous pour nous dire ce que vous en pensez.

Je viens donc aujourd’hui pour vous parler de la culpabilisation des individu-e-s et de la logique du sauvetage de l’environnement par une consommation écolo, de l’achat aussi puissant qu’un bulletin de vote, et cetera (tu connais la chanson).

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La culpabilisation écologiste c’est ce procédé assez relou qui consiste à t’expliquer que quoique tu fasses, ça ne sera jamais assez; que puisque chacun de tes achats a un impact sur la demande, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même si les grandes industries dont tu consommes les produits polluent autant. Quelque part, c’est ce que t’as demandé. Selon cette approche, la consommatrice ou le consommateur aurait une responsabilité égale à celle des grandes entreprises émettrices de gaz à effet de serre (et autres joyeusetés).

Si cette approche est vraiment biaisée (j’essaie d’expliquer pourquoi plus bas), les grandes entreprises, qui ont vu dans l’intérêt croissant des gen-te-s pour l’écologie un outil de marketing, n’ont pas tardé à se l’approprier. On parle alors de greenwashing, moins communément appelé éco-blanchiment, en français.

Le greenwashing, qu’est ce que c’est précisément ?

Selon le site Internet greenwashing.fr: « Le greenwashing […] consiste pour une entreprise à orienter ses actions marketing et sa communication vers un positionnement écologique. C’est le fait souvent, de grandes multinationales qui […] par leurs activités polluent excessivement la nature et l’environnement. […] ».

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Si on peut penser en premier lieu aux nombreuses grandes marques de l’agroalimentaire qui proposent une gamme de produits biologiques, le site nous indique que dans certains cas, la pratique du greenwashing ne se joue que dans la communication, sans changement quelconque de politique de l’entreprise (Le site montre, parmi ses exemples, celui d’une chaîne de fast food connue, dont le nom commence par « M » et finit par « Donald’s », et qui s’est contentée de verdir son logo auparavant rouge.)

Il est vrai cependant que certaines entreprises adoptent parfois de réelles mesures qui visent à réduire leur empreinte sur l’environnement.

Ainsi, en 2011, l’ONG environnementale Greenpeace lançait la campagne « Detox » avec pour but d’amener les grandes marques de l’industrie textile à abandonner les onze substances les plus chimiques d’ici 2020. Cette campagne enjoignait de plus ces entreprises à mettre en place un système d’élimination des autres substances chimiques; les entreprises s’engageaient alors à une transparence totale vis-à-vis des consommatrices et consommateurs et des habitant-e-s vivant près des cours d’eau pollués par les usines.

Quatre ans après le lancement de cette campagne, Greenpeace partageait dans cet article  un bilan de la campagne; on y lit que 16 des entreprises qui se sont engagées auprès de l’ONG ont « réalisé des progrès tangibles et peuvent être considérés comme des ‘leaders de la Detox' ». Mais qui sont donc ces leaders? Si l’on regarde les entreprises citées, on remarque qu’il s’agit des plus importantes dans le domaine du textile, notamment connues pour leur total manque d’éthique et le bafouement des droits humains et des droits des travailleuses et travailleurs.

Si la campagne de Greenpeace est très importante et impactante, peut-on réellement considérer que ces marques ont une démarche écologiste ? Puisqu’il est important de se souvenir que l’écologisme est un projet politique global et pas seulement environnemental, je dirai que les éthiques humaine, environnementale et animale (tant qu’à faire, rêvons jusqu’au bout !) ne doivent pas et ne peuvent pas se passer les unes des autres.

Je ne crois pas qu’il s’agisse, dans le cas de cette campagne, de greenwashing car les entreprises sont réellement amenées à revoir leurs manières de produire et à s’interroger sur leur impact environnemental et sanitaire. Mais n’en résulterait-il pas la déculpabilisation de ces énormes entreprises dont l’existence même présente un problème écologiste en général et environnemental en particulier?

Par ailleurs, s’il est certain qu’en tant que consommatrice ou consommateur nous avons un petit pouvoir, il ne faudrait pas totalement se leurrer. Il est normal que l’on essaie, chacun-e à notre mesure de changer nos modes de consommation; il est évident que l’on ne peut pas continuer à vivre et consommer comme avant. Mais ce que l’on appelle la « consom’action » montre bien vite ses limites.

La « consom’action », qu’est-ce que c’est ?

Selon Wikipédia (oui, on fait avec les sources qu’on a), « la consom’action […] exprime cette idée selon laquelle on peut ‘voter avec son caddie’ en choisissant à qui l’on donne son argent, en choisissant de consommer de manière citoyenne et […] plus seulement de manière consumériste. »

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Le mode de « consom’action » base son raisonnement sur la logique d’offre et de demande (Comme je suis très loin de m’y connaître en économie, je te mets ici la définition.) « Si l’on cesse d’acheter, ils cesseront de produire! » La logique semble implacable. Mais les lois du marché (et là j’écris en te faisant croire que je comprends quelque chose aux lois du marché) ne fonctionnent pas ainsi. Cet article nous montre par exemple que si la consommation de viande a diminué en France ces dernières années, son exportation a augmenté. Il est écrit que: « Pour la filière bovine française, la nécessité de développer les exportations est également dictée par la baisse structurelle de la consommation. » Grosso modo, au moins on consomme de viande en France, au plus des animaux sont abattus pour l’exportation (et crois-le, je ne te dis pas ça pour que tu manges de la viande en te disant que dans tous les cas, tu ne peux rien y faire).

Cette logique des « petits gestes individuels » trouve également sa limite dans la réalité de la répartition des ressources. Parce que défendre que si chacun-e faisait attention aux emballages de sa nourriture, il y aurait beaucoup moins de plastique dans les océans (parce qu’une petite action fois sept milliards, trois fois par jour, ça fait beaucoup), ça ne fait pas grand sens lorsque l’on connaît le nombre de personnes qui dans le Monde ne peuvent pas manger à leur faim (et qu’on apprend au passage que les filets de pêche abandonnés représentent environ 46% du plastique présent dans les océans – si tu ne me crois pas, lis ça).

Mais une fois qu’on a posé tout ça, il ne faut pas oublier que malgré tout, le boycott économique est un outil politique dont il est important de s’emparer. Et parce que c’est normal de ne pas vouloir donner son argent à des grandes entreprises qui exploitent des humain-e-s et qui bousillent l’environnement (et parfois ta santé au passage); mais que si tu n’as pour le moment pas une « consommation irréprochable » (comme moi), c’est pas très grave, parce que c’est pas évident (pour ne pas dire impossible). Et parce que non, c’est pas parce que face aux industries notre action ne prend pas beaucoup de place que l’on doit faire couler le robinet toute la journée et acheter des tonnes de plastique qu’on jettera ensuite par terre. Et que oui, agir au mieux en accord avec ses idées et ses valeurs, quelque soit l’échelle et quelque soit l’impact, ça fait du bien au moral (et ça aussi, c’est important).

Sur ce, passez une bonne journée (ou une bonne soirée, tout dépend), et n’hésitez pas à nous dire en commentaire ce que vous avez pensé de tout ça.

I send you green vibes,

E.

 

 

Un gâteau choco-banane pour l’automne (recette 100% végétale)

Bonjour à tou-te-s!

Et soyez les bienvenu-e-s sur ce blog qui voit tout juste le jour.

Nous sommes à la mi-octobre, et si où je me trouve il est possible de profiter encore de quelques journées de grand soleil, on ne s’y sera pas trompé-e-s, l’automne est bien là. Alors quoi de mieux qu’une bonne recette de gâteau réconfortante, à déguster seul-e devant une série ou entre ami-e-s autour d’un bon thé (enfin seul-e avec du thé et entre ami-e-s devant une série ça marche aussi, hein).

Commençons donc avec les ingrédients:

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  • 2 grandes bananes (ou 3 petites)
  • 130 grammes de sucre (ici du sucre blanc)
  • 150 grammes de farine (ici de la farine de blé)
  • 80 grammes de chocolat haché (on peut facilement trouver du chocolat sans lait qui ne soit pas nécessairement certifié végane)
  • 3 cuillères à café d’huile végétale neutre (ici de l’huile de colza)
  • 5 cl de lait végétal (ici du lait d’amandes)
  • 3 cuillères à café de cacao en poudre non sucré
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel

Passons aux différentes étapes:

  1. Ecrasez les bananes dans une assiette à l’aide d’une fourchette. Au plus les bananes seront mûres, au plus elles seront faciles à écraser.
  2. Hachez le chocolat en petits morceaux à l’aide d’un couteau.
  3. Dans un saladier mélangez les bananes écrasées et le sucre à l’aide d’une spatule.
  4. Incorporez l’huile végétale au mélange.43878262_757624854571406_1830720060344238080_n 2.jpg
  5. Ajoutez à ça la levure chimique puis les morceaux de chocolat.
  6. Versez le lait végétal et touillez.
  7. Mélangez la préparation en y ajoutant petit à petit la farine et le sel.
  8. Terminez avec le cacao et remuez bien.
  9. Allumez votre four à 200°C et versez la pâte dans un plat dont vous aurez au préalable huilé le fond.43950836_313040369508962_4315274648699797504_n.jpg
  10. Faites cuire pendant 30 minutes.

Bonne dégustation (devant une série ou autour d’un thé)!

E. (et merci à S., photographe de talent).

(C’était délicieux!)

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N’hésitez pas à nous envoyer des photos de votre gâteau si vous avez reproduit cette recette! Nous les partagerons dans un post suivant.