Expérience verte #4 : Je découvre les vertus cosmétiques de l’huile de chanvre

Bonjour à tou-te-s !

Aujourd’hui, c’est avec un article sur l’huile de chanvre que je vous retrouve. J’avais pour habitude, les années passées, d’utiliser de l’huile de noix de coco, qui présentait l’avantage d’être peu chère et multi-fonctions. Elle permettait un bon démaquillage (à l’instar de toutes les huiles végétales, ou presque), une nutrition satisfaisante des cheveux (à noter qu’il existe de nombreux types de cheveux différents et à ma connaissance, l’huile de coco peut-être asséchante pour certains) et de la peau. Le tout couronné d’une délicieuse odeur (lorsque j’en appliquais sur le corps je trouvais que je sentais le biscuit).

Cependant, j’avais déjà été interpellée à l’époque par la certification « vegan » qui apparaissait sur le pot que j’achetais. Je me souviens avoir pensé pendant un moment, qu’il s’agissait de marketing pur et simple. (Oui, parce que les produits végétaliens de base comme les compotes, va falloir arrêter de les certifier véganes pour se faire plus d’argent dessus. #CapitalismeVégane – Tu me diras, vu qu’on trouve parfois de la cire d’abeille autour des pommes …)  Et puis un jour, je suis tombée sur une vidéo qui montrait des singes domestiqués et exploités pour aller cueillir les noix de coco dans les arbres. (D’où la certification végane.) J’ai donc fait des recherches et j’ai ainsi découvert que les travailleurs et les travailleuses du secteur étaient eux-mêmes exploité-e-s de manière atroce et c’était pourquoi elles et ils se retrouvaient à utiliser des singes dans leur travail. Je ne suis pas spécialiste de la question (comme je te dis toujours, Ecosia est ton ami-e) mais de ce que j’ai pu lire, ces conditions de travail sont notamment dues à la demande croissante en Occident de produits dérivés de la noix de coco et notamment de son huile. Alors je te mets ici un article de La Coquette Ethique qui résume pas mal la question. 

Pour ma part, si je suis ici pour te parler de l’huile de chanvre c’est parce que, comme tu t’en doutes, après toutes ces découvertes, j’ai cherché une alternative éthique à ma regrettée huile tout-en-un. Et tant qu’à faire, j’ai préféré me diriger vers une huile locale, qui ne soit pas produite à l’autre bout du Monde.

Le chanvre est cultivé en France et présente la singularité de ne nécessiter aucun additif. Je te mets ici un lien où tu trouveras moult informations à propos des avantages écologiques du chanvre.

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Oui, c’est bien du chanvre.

J’utilise cette huile depuis plusieurs semaines, et, s’il est certain que nous n’avons pas tou-te-s le même type de cheveux ni de peau, je vous recommande tout de même de la tester.

S’il s’agissait de la consommer dans son alimentation (ce n’est pas une huile connue pour son goût raffiné, je préfère te prévenir), on pourrait dire qu’elle est relativement chère (celle que j’ai achetée m’a coûté 10,99 € les 25 cl). Mais lorsque l’on réfléchit en terme de cosmétiques, compte tenu de tout ce que cela permet de remplacer et sachant qu’elle me durera sans doute de longs mois (peut-être un an, qui sait ?), je trouve son usage plutôt économique. (J’ai bien sûr conscience que, bien que ça dure longtemps et que ce soit économique à long terme, une telle somme relève quand même d’un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre.) Je stocke la mienne dans un petit flacon pompe en verre dans laquelle se trouvait une autre huile végétale (je l’ai finie, hein, je ne l’ai pas jetée dans l’évier) et je place la grande bouteille avec le reste de l’huile au réfrigérateur (merci à la personne qui m’a appris que ça permettait de conserver au mieux les propriétés des huiles).

Mais venons-en au faits, quels usages peut-on faire de l’huile de chanvre ?

  • L’huile de chanvre présente l’avantage d’être non-comédogène, ce qui la rend tout à fait adaptée au visage. J’en applique chaque matin une pompe (si tu souhaites te maquiller ensuite, n’en mets pas trop) et chaque soir deux ou trois pompes sur mon visage afin de nourrir ma peau (sèche en ce moment). Je dois quand même vous prévenir que, si à titre personnel j’adore l’odeur, ce n’est, pour beaucoup de personnes, pas le cas.
  • Elle peut également être utilisée en bain d’huile, sur les cheveux lisses tout du moins (concernant les autres types de cheveux, je ne saurais rien t’affirmer). Il suffit d’en mettre suffisamment au creux de sa main (tout dépend de la longueur de tes cheveux et de leur quantité) et d’en appliquer sur les longueurs ; j’aime bien passer ce qu’il reste sur les racines (un bain d’huile somme toute très classique) et laisser poser plusieurs heures, tout une nuit ou si je peux toute une journée, voire deux.
  • Comme toutes les huiles végétales, l’huile de chanvre fait un très bon démaquillant. Elle est un peu épaisse, alors il est conseillé de la chauffer un peu dans ses mains au préalable. Je tiens quand même à rappeler qu’en cas de galère, toute huile utilisée en cuisine peut être utilisée pour le démaquillage.
  • Si elle sert à nourrir la peau du visage, l’huile de chanvre peut également être appliquée sur le corps. Ai-je besoin d’en dire plus ? Peau douce garantie !

C’est terminé ! J’espère que cet article t’a plu et qu’il t’a donné des pistes pour remplacer les huiles qui viennent de l’autre bout du globe. N’hésite pas à partager si c’est le cas, à nous dire en commentaires si tu as testé ou veux tester l’huile de chanvre, et sinon quelle huile végétale tu utilises.

I send you hemp vibes,

E.

 

Quelques astuces pratiques pour végane débutant-e ou en devenir

Bonjour à tou-te-s,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous partager avec un peu de recul, des conseils qui me semblent primordiaux lorsque l’on entame une transition vers un mode de vie végane. J’espère que vous trouverez ce que vous cherchez et des réponses à vos interrogations. N’oubliez pas, « nobody’s perfect », tout le monde fait des erreurs alors je commencerai simplement en vous disant de ne pas vous prendre la tête si vous vous trompez parfois.

  1. Ne jetez pas ! – Le véganisme est un mode de vie politisé, consistant à boycotter tout produit issu de l’exploitation animale. Ainsi, une personne végane, en plus d’adopter une alimentation végétalienne (exempte de chair animale, de produits laitiers, d’oeufs et de miel), fait le choix de refuser les vêtements faits de laine, de soie, de plumes, de fourrure ou de cuir ainsi que les produits cosmétiques testés sur les animaux ou contenant des produits issus de leur exploitation. (Une personne végane refusera également les loisirs impliquant l’exploitation et/ou l’enfermement d’animaux, mais nous n’en parlerons pas aujourd’hui). Cependant, je ne pense pas qu’il soit nécessaire, lorsque l’on entame une transition vers le véganisme, de se débarrasser de tous les vêtements et tous les cosmétiques non-véganes. Je continue pour ma part à porter les habits en cuir que je possède depuis longtemps, mais je refuse d’en acheter de nouveaux. Je n’ai d’ailleurs pas le choix, puisque je n’ai pas les moyens de refaire ma garde-robe. Mais si vous ne souhaitez plus utiliser vos vêtements faits en peaux ou en poils d’animaux, pensez à les donner (chez Emmaüs, par exemple).
  2. Le label ne fait pas le véganisme. – Suite à l’essor du véganisme (et entraînant peut-être en partie cet essor), de nombreuses marques ont décidé d’apposer un label « vegan » à leurs produits, qu’ils soient alimentaires ou cosmétiques. C’est certes très pratique, mais c’est loin d’être toujours nécessaire. Les compotes ou les yaourts au soja ont toujours été véganes. De même, la plupart des huiles végétales ne sont pas issues de l’exploitation animale (hormis l’huile de coco, je t’explique pourquoi dans un article à venir) et n’ont pas attendu que le capitalisme leur ajoute un label pour cela. Les produits labellisés sont souvent plus chers, donc pensez à tout ce que vous mangiez et utilisiez avant de devenir végane et que vous pouvez toujours consommer. De plus, de nombreux produits sont mis en avant par le label « vegan » mais sont loin d’être éthiques. (Aussi, je le place là parce que je ne sais pas où le mettre, les grandes marques de viande qui se mettent au végétal – tout en continuant à égorger des animaux à la chaîne -, c’est vraiment le pire truc du Monde.)
  3. Pas de véganisme sans B12. – Supplémentez-vous en vitamine B12. C’est extrêmement important. Je vous mets le lien du long article que j’ai écrit sur le sujet ici, allez le lire, c’est un sujet primordial.
  4. Mangez comme vous le sentez. – Il existe de nombreux régimes alimentaires et vous rencontrerez certainement des végétalien-ne-s qui vous diront que telle manière de s’alimenter est meilleure qu’une autre. Mais l’essentiel étant d’avoir une alimentation complète et équilibrée, mangez de la manière qui vous convient le mieux. Pour ma part, c’est en conservant une manière de manger similaire à celle que j’avais avant de devenir végane que j’ai réussi à maintenir facilement une alimentation végétalienne. Chacun-e est bien sûr différent-e et rencontre des obstacles différents, (précarité ou troubles du comportement alimentaire, par exemple) il est donc particulièrement malvenu de juger ce qui serait mieux de manger pour les autres (végétalien-ne-s ou non, d’ailleurs).
  5. Des substituts accessibles et pratiques. – Les simili-carnés ou les fromages végétaux, disons-le une bonne fois pour toute : c’est beaucoup trop cher. Très peu de personnes peuvent se permettre de miser leur alimentation dessus. Mais il existe des aliments très pratiques et plutôt abordables, alors voici ceux que je connais et que j’apprécie : les yaourts de soja (les yaourts végétaux en général, mais les yaourts de soja sont les moins chers) sont nourrissants, riches en calcium et en protéines ; la levure maltée ou la levure diététique sont délicieuses et se substituent très bien au parmesan pour accompagner les féculents ; le lait de soja est trouvable à peu près partout (je trouve le mien pour moins d’un euro) ; la margarine (qui n’est pas toujours végétalienne, il faut faire attention) a remplacé le beurre sur mes tartines du matin. Malheureusement, ces aliments restent généralement un peu plus chers que leurs versions avec des produits issus de l’exploitation animale, espérons donc que la tendance s’inversera.
  6. Sélectionner quelques recettes bonnes, simples et complètes. – Quelque soit notre régime alimentaire, il est pratique d’avoir des petites recettes qui nous plaisent, toujours à portée de main quand on n’a pas d’idée ou peu de temps. Pour ma part, j’aime faire revenir des champignons et de l’oignon à ajouter dans mes pâtes ou dans mon riz, avec un peu de levure maltée, c’est délicieux ! C’est bon et c’est pratique, quand je suis trop fatiguée pour réfléchir à me cuisiner quelque chose de plus compliqué.
  7. Végétaliser ses recettes favorites. – Ne vous en faites pas ! Devenir végétalien-ne ne signifie pas renoncer aux délicieuses lasagnes, aux bonnes crêpes de la chandeleur ou aux gâteaux à partager entre ami-e-s. Les rayons « cuisine » des librairies et les sites Internet débordent de mille et une manière de véganiser vos plats traditionnels.
  8. Bien s’informer. – Il me semble important, si ce n’est capital de bien s’informer lorsque l’on devient végane. Beaucoup de fausses informations circulent sur le sujet et je me suis moi-même laissée prendre plusieurs fois. Que ce soit d’un point de vue nutritionnel, scientifique ou politique, il est important de bien connaître le sujet, qu’on veuille le défendre en militant, ou simplement pour ne pas mettre sa santé en péril. Donc halte aux pseudo-sciences et vive le savoir !

C’en est terminé des mes petites astuces, alors je vous invite à nous faire part des vôtres en commentaires. L’article sur les astuces pour manger végétalien avec peu d’argent arrive bientôt, alors restez connecté-e ! N’hésitez pas à partager cet article s’il vous a plu !

I send you vegan vibes,

E.

Les Labiorantines

 

Expérience verte #2 : Je redonne vie à mon maquillage

Bonjour à tout-es-s !
Je me suis rendu compte il y a peu de temps que mon mascara était complètement vide et je me suis dit que plutôt que de le jeter et d’en racheter un autre, je trouverai un moyen de rallonger sa durée de vie. Et après quelques rapides recherches sur internet, je me suis aperçue que non seulement c’était possible mais que ces techniques évitaient de gaspiller une large quantité dudit mascara. Je tiens quand même à préciser que je ne me maquille pas beaucoup donc certains de mes conseils seront peut-être trop faibles pour des personnes qui se maquillent régulièrement et qui utilisent une quantité conséquente de maquillage.

Me revoilà donc avec un nouvel article pour m’attaquer à un sujet épineux … le maquillage ! Eh oui, quitte à se lancer dans un mode de vie aussi respectueux que possible de l’environnement, autant essayer de s’améliorer dans tous les domaines. En revanche je tiens à vous avertir que cet article ne sera pas une longue liste de toutes les marques plus ou moins bio présentes sur le marché, mais plutôt un ensemble d’astuces pour réduire largement vos achats de maquillage.

  • Le mascara (qui est quand même à l’origine de cet article)

Nous sommes d’accord là dessus, le mascara sèche beaucoup trop vite pour pouvoir en profiter. Délivrons nous donc de l’obsolescence programmée du mascara en ajoutant quelques gouttes d’huile végétale (n’importe laquelle) dans le tube. Effet immédiat, votre mascara paraît aussi plein qu’au premier jour (pour peu qu’il l’ai été). Je l’ai fait une fois et je pense pouvoir le faire encore deux ou trois fois avant de le jeter. Mais, une fois le tube complètement vide, tu peux tout de même garder la brosse et l’utiliser comme brosse à sourcils (ou brosse à trou de nez ou balayette pour nettoyer les bouts de frangipane qui restent coincés dans la fève – toi-même tu sais à quel point c’est chiant de nettoyer une fève avec pleins de replis).

  • L’ eyeliner

Surprise ! L’eyeliner se recharge également. J’ai deux eyeliners (puisque parmi mes erreurs de jeunesse j’ai acheté un eyeliner en forme de je-ne-sais-quoi que je suis toujours incapable d’utiliser aujourd’hui). La technique consiste à ouvrir l’eyeliner (c’est possible) en tirant sur le feutre ou sur la partie plastique directement en dessous. Cette partie est amovible. Il suffit ensuite de plonger la partie externe de l’eyeliner (celle que tu utilises pour te peindre la figure) à l’intérieur du tube d’eyeliner pour remettre de l’encre dessus. ATTENTION, cette technique ne marche pas pour tous les eyeliners (y compris mon « bad » eyeliner dont la pointe s’est seulement allongée pour laisser apparaître le bâtonnet d’encre, directement relié à la pointe.) (cf. la photo ci-dessous).

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  • La poudre : fard à paupière, fond de teint, hightlighter, etc.

A présent on passe à quelque chose d’un tout petit peu plus complexe : réparer une poudre en mille morceaux.

Il vous faudra :

  1. De l’alcool à 70° ou 90°.
  2. Un petit récipient (tout dépend de la quantité de poudre que vous avez)
  3. Une spatule (personnellement j’ai utilisé une fourchette)
  4. Je vous conseille une pipette pour plus de précision, ainsi qu’un petit pinceau.

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  1. Tout d’abord, versez l’intégralité de la poudre dans le récipient. Vous pouvez vous aider du pinceau s’il reste de la poudre accrochée au contenant. Une fois que la poudre est dans le récipient prévu à cet effet, nettoyez bien le récipient initial, où vous remettrez à la fin votre poudre réparée.20190127_151108-558593969.jpg
  2. Écrasez ensuite toute la poudre avec votre ustensile pour avoir un résultat homogène. Une fois terminé, rajoutez peu à peu quelques gouttes d’alcool sur la poudre et mélangez en essayant d’obtenir une pâte molle, ni dure ni liquide.20190127_151602-836720679.jpg
  3. Une fois cette pâte obtenue, transvasez-la dans votre récipient initial et essayez de tasser et de répartir la poudre de manière à obtenir une surface lisse et plane.20190127_152233-971623149.jpg
  4. Voilà! Il suffit à présent d’attendre deux jours environ pour que la pâte sèche à l’air libre pour pouvoir l’utiliser de nouveau. Bon courage!
  • Le rouge à lèvres

Enfin, je voudrais vous montrer comment réparer son bâtonnet de rouge à lèvre cassé, parce que sincèrement c’est pas compliqué du tout.

  1.  Pour réparer votre rouge à lèvre cassé il vous suffit d’un briquet (et d’un frigo si possible). Faites durcir vos deux parties du rouge à lèvre au frigo puis, avec le briquet faites chauffer le haut de la partie cassée afin de faire couler le rouge à lèvres sur la fissure. Faites ça tout autour du tube. Replacez ensuite votre rouge à lèvre au frigo pendant deux heures minimum.20190128_145221768995529.jpg
  2. Si la cassure se situe dans le bâtonnet, essayez de retirer l’intégralité du bâton de maquillage, recollez les deux bouts avec le briquet puis replacez le bâton de maquillage dans le tube.

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Et voici le résultat…

Voilà ! C’est fini pour aujourd’hui, j’espère que cet article vous sera utile, n’hésitez pas à le partager si c’est le cas et à nous faire part en commentaires de vos expériences vertes.

I send you multicolored vibes,

A.

Les Labiorantines – 💚